Manteau camouflage

par | Fév 23, 2026 | Couture des poupettes, Vestes - manteaux | 0 commentaires

Je regarde toujours avec avidité les patrons de manteau. Ce manteau / parka paru dans la revue Burda Style de novembre 2023 (toujours en téléchargement sur le site de Burda style: modèle n°119), faisait partie des modèles que je gardais sous le coude. Sa structure est originale avec cette bonne longueur, son ourlet arrondi et les fentes latérales. Il est de surcroit raglan ce qui constitue pour moi la cerise sur le gâteau. Il est difficile de décrypter le modèle au vu des photos (une grande spécialité de Burda!!) Mais du peu que l’on voit, il paraît tailler grand.

Comme je voulais un modèle confortable qui me permette de porter des gros pulls, j’ai décalqué le 36 et le 38. Après mesure des différentes pièces, il s’est avéré gigantesque même en 36. J’ai dû donc regrader une taille en dessous. J’aurais même pu reprendre encore mais l’idée d’un manteau loose me convenait parfaitement. Le dessin technique est plus édifiant que les photos de la revue. Il comporte pas mal de pièces.

Pour ce modèle assez sport, j’avais dans l’idée de « liquider » un grand coupon de 3 mètres de velours milleraie camouflage, acheté dans un moment d’étourderie sur le site de Bennytex. A la réception de ce coupon, j’ai été très déçue. Je n’aimais pas les couleurs, pas assez de vert, trop de marron. J’avais laissé dormir ce coupon pendant trop longtemps, il était temps d’en faire quelque chose, au pire une toile.

Ce qui m’a un peu bloqué est le choix de la doublure. J’avais deux options soit le thermocoller avec la fameuse Vliseline volumineuse (H630) et prendre une doublure bien glissante, soit prendre une doublure déjà molletonnée, ce qui aurait été un gain de temps. Et puis Marie a attiré mon attention sur le fait que le modèle était prévu avec un matelassage. Et effectivement il y a des lignes de surpiqûres horizontales assez espacées sur les pièces du patron. Et là je n’ai pas pu résister parce que j’adore matelasser des pièces. Et pour couronner le tout, Marie m’a déniché une superbe doublure très glissante camouflage.. La cause était entendue.

Montage et matelassage

Burda est assez laconique sur les points techniques de ce manteau. Pour le matelassage, seules les règles basiques sont données: épingler et surpiquer!! Les pièces sont matelassées individuellement et ensuite assemblées. Pour les raccords de surpiqûre, règle 22: démerde toi comme tu peux!!!

Avant cette opération, j’ai dû reprendre toutes les pièces du patron pour tracer les lignes de surpiqûres que j’avais loupé bien sûr!! Une fois chaque pièce du manteau molletonnée, j’ai réépinglé les pièces de patron et fait un fil de bâti le long des lignes de surpiqûres. Tout ce travail de préparation a pris un temps fou et j’avoue qu’à ce stade j’étais contente que le matelassage ne soit pas plus complexe!!!!

Pour éviter les problèmes de raccord de surpiqûre Marie a suggéré que je fasse d’une traite et à plat les surpiqûres, une fois les devants cousus au dos. Cela m’a permis de rectifier de petits écarts!! J’ai fait la même chose avec les manches et la capuche.

Finitions devant

Le manteau est fermé par une fermeture à glissière. Il y a en outre un parement devant avec un boutonnage, pris en sandwich avec le zip. Le modèle prévoit des boutons pressions à riveter mais j’ai préféré de vrais boutons. J’ai effectué les boutonnières avant d’assembler ce parement. Ce qui était beaucoup plus facile, vu l’ampleur et le poids du manteau.

J’ai trouvé de grands boutons vintage pour le manteau et les mêmes en plus petits pour la capuche, comme d’hab de la mercerie du Fil amant. Mes boutons sont très grands et ne pouvaient pas rentrer dans le pied boutonnière. J’ai dû réaliser des boutonnières manuelle qui se sont passées sans encombre sauf que je les ai faites du mauvais côté!! La parementure a donc dû être positionnée à gauche au lieu d’être à droite.

ll a juste fallu que j’en tienne compte pour la capuche qui est aussi fermée par des boutons, dans l’alignement de la patte de boutonnage du manteau. Mais comme elles n’ont pas été faites en même temps, je me suis retrouvée avec un fil différent.. Je n’ai vu la différence de couleur qu’au comment de poser les boutons!!!! Bon il faut avoir le nez dessus pour le voir…

L’ourlet arrondi

Les finitions de l’ourlet et de la fente de côté sont absolument incompréhensibles et lacunaires. Il est juste indiqué dans la partie montage de la doublure: piquer les bords d’ourlet dos ensemble. Je suppose que l’ourlet du manteau se fait en assemblant le bas de la doublure avec le bas du manteau.. Avec l’arrondi ce n’est pas folichon..

J’ai plutôt opté pour une parementure d’ourlet d’environ 4 cm que j’ai coupé dans le tissu du manteau. Puis j’ai fait un fil de fronce sur l’ourlet de la doublure pour qu’il vienne s’ajuster sur l’arrondi de la parementure d’ourlet du manteau. Le tout assemblé à la main.

Au porté rien à redire. Il est long, il y a largement la place de porter gros pulls et gilets en dessous, ce qui était un de mes impératifs.

Ce modèle est tellement facile à porter que je me suis lancée dans une seconde version, cette fois en lainage très coloré. Je me suis rajouté quelques difficultés parce que sinon ce n’est pas fun!! J’espère le finir avant l’arrivée du printemps!!

Nathalie

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