Un manteau nommé désir

par | Fév 15, 2022 | Couture des poupettes, Vestes - manteaux | 22 commentaires

Il est de projets qui nous subjuguent et nous font rêver.. Ce manteau en fait absolument partie. Du patron jusqu’au choix des tissus tout n’a été que purs bonheur et désirs!! Même la recherche de patrons a rapidement abouti. J’ai pris mon temps pour coudre ce manteau, étape par étape, et pour résoudre les complexités du montage. Comme toujours les instructions de la revue n’ont pas été nécessairement suivies, je préfère de loin les techniques de Marie, en particulier de finitions et pour la doublure.

L’originalité du patron

Ce modèle est issu de la revue Burda Style n° 47 de novembre 2003, (n° 120). Il s’agit d’un modèle très inspiré des années soixante, assez ajusté et de forme trapèze. Il est agrémenté de très belles découpes arrondies sur le devant et sur le dos. Il est fermé par un long zip donc pas de problème de boutonnières !!! Mais c’est dommage, parce que je n’ai pas eu à chercher de boutons. Bon j’avoue que j’ai quand même regardé dans le stock de boutons anciens et que j’en ai trouvé, même si je ne les ai pas utilisés !! Le manteau est assez court puisqu’il arrive aux genoux. Les lignes superposées de surpiqûres sur le bas du montant ainsi que sur le col ajoutent encore un petit plus indéniable.

# Manteau Burda Style n° 47, novembre 2003

Ce modèle requiert avant tout beaucoup de minutie en termes d’assemblage puisque tout doit parfaitement correspondre de part et d’autre (sur le dos et sur le devant), sans parler des surpiqûres. Il comprend au total 16 pièces (et autant pour la doublure), ce qui accroît sa technicité.

Après avoir décalqué les tailles 36 et 38, j’ai finalement opté pour le 38. Il y avait en fait peu de différence entre les deux tailles. J’ai préféré jouer la sécurité, le modèle étant assez ajusté au niveau des épaules. L’emplacement de la taille, le tour de poitrine et de carrure ont été vérifiés au préalable et n’ont pas subi de modification. La longueur totale est aussi un point important du fait de la forme du manteau et de la fermeture à glissière. Pour mon modeste 1,60m je n’ai pas rajouté de marge de couture sur la longueur mais j’ai pris 4 cm d’ourlet sur le patron initial. Je n’ai rien changé d’autre sur le patron.

Les tissus et les fournitures

J’avais eu un coup de cœur pour un lainage disponible au Fil amant. Malheureusement, il est assez mou pour supporter correctement un zip. Mais surtout il est plein de couleurs et de motifs donc pas très adapté à ce modèle. Je n’ai pas encore renoncé à acheter ce tissu si je lui trouve un modèle approprié. Fanfreluche a également jeté son dévolu sur ce tissu et est en train de se coudre une superbe veste dans ce tissu, que vous verrez très certainement prochainement.

Pour mon manteau il fallait un tissu uni (comme sur le modèle) pour bien faire ressortir les découpes. J’ai fondu pour un superbe lainage gris très clair, presque blanc. Dans la foulée, Marie a commandé du fil cordonnet gris clair, ton sur ton, ainsi qu’un zip séparable gris pâle de la longueur requise. Restait à trouver le tissu de doublure. Elle m’a sorti tous ses rouleaux de doublure mais rien ne me tapait dans l’œil. Faut dire que je voulais une doublure assez épaisse, comme celle de mon premier manteau, qui ne froisse pas trop et de surcroit soit assez fun.. Beaucoup de critères en somme !! J’étais sur le point de me laisser tenter par une doublure ancienne en sergé d’un beau gris foncé quand une copine du cours a lâché c’est un peu triste tout ca.. Et là, Marie a eu le déclic !! Elle m’a sorti deux coupons de coton ciré (ancien) avec des motifs et des couleurs à tomber !!! J’ai eu un véritable coup de foudre pour ce tissu. Il ne lui manque qu’un peu de fluidité mais j’y reviendrai. J’ai pris les deux coupons. Un seul aurait suffi mais j’ai des plans dont je reparlerai plus tard, du moins j’espère !!

Pour donner du gonflant aux surpiqûres de l’ourlet et du col, il est préconisé d’utiliser un « entoilage volumineux » H630 de la marque Vlieseline. J’ai choisi de l’utiliser sur tout le manteau pour gagner en chaleur, sauf sur les manches (et bien m’en a pris !). Dans la revue, il est également préconisé de mettre des épaulettes. Je n’étais pas très partante mais elles se sont avérées nécessaires par la suite.

Le montage du manteau

J’ai commencé par entoiler toutes les pièces du manteau, à l’exception des manches. L’entoilage a été un peu récalcitrant à la pose. L’avantage de cet entoilage c’est que j’ai pu marquer au crayon toutes les marges de couture et repères, en particulier pour les arrondis. Cela m’a permis un travail plus « cartésien » et serein.

Les arrondis se sont bien comportés dans ce lainage. J’ai fait un bâti main pour les coutures en arrondis et les manches, en veillant bien aux dimensions et raccords droite/ gauche. Tout s’est parfaitement emboité. Pour les coutures droites, je me suis contenté d’un bâti machine plus rapide. Une seule retouche a été apportée sur les manches pour résorber un excédent de tissu sur les bras. Vous pourrez noter que je n’ai rien surjeté.. Oui ça m’a coûté mais j’avais promis d’éviter les surjets inutiles ou invisibles !!!

# Manteau Burda Style n° 47, novembre 2003

J’ai également monté les poches. Sur cette question j’ai pas mal ronchonné parce que les poches ne sont pas prises dans la couture de côté mais entre la partie arrondie et la pièce de côté. En raison du zip, elles sont assez petites et peu pratiques. Au bout du compte, je suis bien d’accord sur leur positionnement. Je me suis plantée dans les surpiqûres au niveau des poches ce qui a abouti à un petit bourrelet. Il aurait fallu ne prendre qu’une marge de couture au niveau de poches. J’ai hésité à tout défaire y compris les surpiqûres, mais le mieux étant l’ennemi du bien (nouvel adage à la couture !) j’ai laissé en l’état.

# Manteau Burda Style n° 47, novembre 2003

Après la couture définitive des pièces du manteau, Marie m’a fait ressayer le manteau pour vérifier l’ourlet à l’arrondisseur. Cette opération était une étape préalable à la pose du zip. Le résultat a été plus que surprenant, il a fallu recouper parfois de manière assez substantielle. Pour éviter de perdre trop dans la longueur, j’ai fait au point de chausson un ourlet à 3 cm au lieu des 4 prévus initialement. Cette longueur modifiée ne correspondait plus à celle du zip qu’il faudrait alors recouper en haut.

Les surpiqûres

A ce stade, il a fallu se lancer dans la série de surpiqûres sur le bas du manteau. La première surpiqûre est située à 1 cm au-dessus de la couture d’ourlet, ce qui m’a permis de me servir des repères sur la machine à coudre. Impossible de tracer quoi que ce soit sur le manteau et je craignais que la craie ne s’efface pas complètement.

# Manteau Burda Style n° 47, novembre 2003

J’ai fait plusieurs tests à la maison mais ma machine faisait un vilain point, malgré une aiguille top stitch. Je l’ai emmenée en cours pour vérifier les réglages. Au bout du compte, je suis restée sur le réglage standard de la machine et avec du cordonnet dans le fil de canette. Pour moi le cordonnet ne se mettait pas dans la canette mais je dois reconnaître que cela fonctionne super bien. Avec un fil de bâti j’ai marqué de part et d’autre les points de départ et d’arrivée des lignes de surpiqûres (ou ceinture et bretelles comme disent les Anglais !). J’ai fait les surpiqûres suivantes en alignant le pied de biche sur la ligne de couture précédente. La couleur ton sur ton pardonne les écarts mais au bout d’un moment j’ai eu du mal à les repérer et à les suivre !! Vu que la longueur du manteau avait été réduite et pour conserver l’harmonie des proportions, je n’ai fait « que » 16 sur les 20 surpiqûres prévues par le modèle. A raison de 3 surpiqûres par canette, faites le calcul!!!

Le col et le zip

L’étape suivante a été le col, sans grande difficulté et suivant les techniques habituelles. Un des col (extérieur) a été entoilé avec le même thermocollant. Je l’ai assemblé en partie (sur le début) aux parementures. Une fois le col assemblé, j’ai épinglé le zip de part et d’autre. Marie m’a fait mesurer au préalable le zip et rajouter des repères au point des parties arrondies, pour que tout soit parfaitement ajusté de part et d’autre. Le montage du zip, quoiqu’en apnée s’est assez bien passé. J’ai ensuite bien repassé la parementure et épinglé dans la perspective de la surpiqûre finale. Tout collait parfaitement. Ensuite il y a un petit décalage qui est apparu tout en haut du col, probablement la fermeture à glissière a été un peu tirée et décalée par les surpiqûres. Impossible de défaire et trop risqué vu que le zip avait été recoupé en haut.

Ce que je craignais le plus c’étaient les surpiqûres du col. Dans les instructions de la revue, cette étape ne devait intervenir qu’une fois les deux parties de col et le zip montés. J’avais envisagé de le faire uniquement sur le col extérieur et avant montage, histoire de me simplifier la vie mais Marie m’a plutôt conseillé de suivre les instructions, ceci afin que les surpiqûres suivent bien les arrondis du col. Là aussi j’ai bâti des repères à droite et à gauche. Mêmes réglages et opérations que pour le bas du manteau avec un changement cependant de la pression du pied du fait des épaisseurs. Ce n’est que cinq coutures et bien plus courtes mais j’avoue avoir bien transpiré !!! Ce n’est pas nickel droit, mais le mieux étant ….

# Manteau Burda Style n° 47, novembre 2003

J’ai rentré les fils de départ et de fin de couture en les passant entre les deux épaisseurs du col et en les ressortant sur l’envers avec une longue aiguille et j’ai recoupé l’excédent de fil. Pas possible de faire des points d’arrêts ou des nœuds. J’ai enfin fait les longues surpiqûres verticales du zip depuis la première du col et la dernière surpiqûres horizontales avant l’ourlet.

La doublure

A ce stade, on se dit toujours qu’on voit la lumière au bout du tunnel même s’il reste encore pas mal de boulot!! J’ai assemblé les pièces du dos et du devant à la machine à coudre, en rajoutant un petit pli d’aisance au milieu dos (curieusement non prévu par la revue). Là j’ai un autre reproche à faire à la revue. Les pièces de doublure ne sont pas dessinées, il est simplement dit de reprendre telles et telles pièces moins telles et telles pièce (parementures). Compte tenu des formes imbriquées, j’aurais apprécié des pièces déjà patronnées et j’avoue que j’ai eu quelques difficultés à les redessiner. Vu la rigidité du tissu de doublure, j’ai bien galéré sur les arrondis. Ensuite j’ai épinglé le tout sur le mannequin du cours.

Après c’est un long travail à la main de couture au point glissé presque invisible. Avec une bonne musique, ça va tout seul. Sur ce coup là mes potes habituels de Massive Attack (et toute la B.O de la série fétiche Luther) ainsi que les albums de James Blake et m’ont bien épaulé. Les manches sont ensuite épinglées sur la doublure et cousues à la main. Ça c’est nettement moins fun, je dois l’admettre. Et voilà le travail!! Il en jette cet envers, vous en conviendrez comme quoi.. Mon mec m’a même demandé si je ne devrais pas porter le manteau à l’envers…. mmmm..

Le manteau porté

Du fait de mon choix de doublure, ça manque de glissant. Mais c’est un choix que j’assume entièrement parce que j’adore cette doublure. Au niveau de la carrure, et bien on est bien ajusté!! Et on sait depuis le temps que « la dame elle n’aime pas être serrée »!! Adieu gros pull ou gilet.. par contre avec une simple robe ça passe sans problème. Alors c’est un manteau demi-saison, ou d’hiver avec le gilet dans le sac (oui j’ai toujours de grands sacs à la Marie Poppins dans lesquels on peut rentrer toute une armada de choses!!). Du fait de l’entoilage il est assez lourd et devrait supporter des températures plus que fraiches.

Je ne l’ai porté à ce jour qu’une fois par une belle journée donc difficile encore de se rendre compte. Globalement les raccords et les lignes de surpiqûres tombent bien aussi bien devant que dans le dos..

Bon ça pique un peu les yeux entre la doublure et l’imprimé de la robe mais là encore les choix sont parfaitement assumés!! Cette robe fera peut-être l’objet d’un article groupé sur des robes en maille cousues entre-temps..

Et les petits détails..

Si vous êtes arrivées jusqu’ici (peut-être en sautant le texte et en regardant juste les dessins / images) je vous félicite de votre patience et d’avoir bien voulu partager ma passion pour ce superbe modèle.. Je dois reconnaître que j’aime de plus en plus coudre ce genre de pièces. Pour le moment, j’ai un modèle de cape qui tourne en boucle dans ma tête, reste à trouver le bon tissu.. Et vous quel est votre patron de manteau / veste / cape fétiche?

Je vous souhaite un très belle journée

Nathalie

22 Commentaires

  1. JOELLE

    Ce manteau est absolument MA GNI FI QUE ! Bravo pour le montage, la doublure, et surtout les surpiqures. J’en ai des sueurs rien que d’y penser !

  2. happy family

    Quelle classe ce manteau ! Cette doublure pleine de pep’s qui réveille ce gris, j’adore !
    Tu peux être fière de toi, c’est une belle pièce que tu as cousu !

  3. Anne Marie

    Ton manteau est superbe. J’aime beaucoup le modèle, le tissu sobre et chic, les surpiqûres et le zip qui ajoutent une touche de modernité et le côté coloré apporté par la doublure. Pour moi, il a tout bon. Bravo à toi pour cette belle pièce et merci pour la partage.

    • Falbala

      Merci beaucoup Anne-Marie. J’aime beaucoup le contraste entre la sobriété du manteau et les couleurs de la doublure. A porter de préférence ouvert pour qu’on voit cette belle doublure!! Tant qu’à faire…

  4. Nabel

    Il est vraiment superbe ce manteau ! Il y a d’abord la première photo du col avec ces lignes de surpiqures qui donnent un effet WAHOU ! Et ensuite, tout qui est beau : toutes les surpiqures, la doublure et la forme qui donne un seyant parfait !
    Pour la doublure, tu aurais pu utiliser un tissu glissant juste pour les manches. C’est souvent là que ça coince. Et sinon, je fais un montage classique de la doublure, avec un trou qui reste au milieu dos et qui permet d’avoir la place pour lier la doublure au manteau notamment aux épaules pour maintenir la doublure en place. Comme je ne sais pas bien coudre à la main, j’évite autant que possible.

    • Falbala

      Merciiiii Nabel!!! Oui j’avais pensé aussi changer la doublure des manches. En fait il y a de la place dans les manches et selon notre prof cela n’aurait pas changé grand chose en terme de glissant. Et comme j’avais monté deux fois chaque manche (l’embu était pénible à résorber sur tissu) j’ai laissé tel quel. C’est toujours intéressant de voir les différentes techniques d’assemblage de doublure!!

  5. cyqlaf

    Mazette, quel bel ouvrage !
    Autant par le processus que le résultat !

  6. Jalyla

    Quelle superbe pièce et un grand merci pour tous les détails de la construction. J’adore les doublures flashy, c’est ce qui fait toute la différence avec un manteau du commerce! Pas sûre que j’aurais fait autant de surpiqûres sur le bas du manteau, à cause de mes yeux mais cela apporte beaucoup d’originalité. Pourquoi as-tu cousu les manches de doublure à la main? Je recherche des modèles aussi dans mes vieux Burda, je trouve qu’il n’y a rien d’intéressant dans les dernières parutions.

    • Falbala

      Merci beaucoup Jalyla. Ces surpiqûres sont vraiment un super détail. Bon avec un fil plus foncé j’aurais eu moins de difficulté mais là il ne faut pas se louper. Sur ce modèle, je trouve que les coutures tout en étant assez discrètes de par leur couleur, se voient suffisamment et donnent l’effet recherché du gonflant!! Comme j’ai expliqué un peu plus haut à Rosephi, la tenue dans le temps est meilleure quand on fixe les manches à la main sur la doublure et le manteau. En fait il s’agit seulement de l’emmanchure cousue à la main, les deux parties de manches sont cousues à la machine.

  7. anaey

    J’ai tout lu, et j’ai bien regardé chaque photo. Ton manteau est sublime. Bravo pour les surpiqures. Tu as bien choisi la doublure, j’adore. Je trouve que les doublures (blemberg, entre autre), sont principalement unies et tristounettes, c’est dommage.
    Ce manteau t’a donné du travail et surtout de l’attention et même de la tension pour le réaliser, et le résultat vaut bien tout le mal que tu t’es donné.

    • Falbala

      Encore une lectrice assidue!!! Merci beaucoup Evelyne pour toutes tes gentilles remarques.. je ne regrette absolument pas le travail requis ni le stress!!!! oui je suis d’accord pour les doublures. Dans les doublures anciennes on trouve de belles merveilles, il me semble que Fanfreluche en a pris une pour son projet de veste, certes elle est unie mais d’une qualité incomparable!!

  8. Fanfreluche

    J’ai rien sauté et j’ai tout apprécié. Tu sais à quel point j’admire ce manteau, avec tous ses détails, surpiqûres et doublure si classe. Tu as fait du super boulot. Cela s’appelle une Masterpiece.

    • Falbala

      Oh merciiiiiii Fanfreluche!!! J’avais un peu peur que l’article soit trop long… mais bon j’avais tellement de choses à dire sur ce beau manteau… et après tout chacune prend ce qu’elle veut des articles!! J’ai aussi hâte de voir ta belle veste finie..

  9. Anonyme

    Bravo ! Vraiment ! C’est incroyable ce que tu arrives à coudre ! Ce manteau est absolument splendide, il a l’air douillet, chaud et distingué ! Félicitations

    • Falbala

      Merci beaucoup!! oui il est assez chaud et bien lourd sur les épaules!!

  10. rosephi

    Je suis arrivée au bout de ton article en lisant bien tout et c’est fort intéressant. Par contre, je suis surprise du montage de la doublure à la main.
    Un immense bravo pour ce manteau !!!

    • Falbala

      Merci merci!!!! Les techniques industrielles de montage des doublures se font entièrement à la machine avec une partie laissée ouverte pour pouvoir retourner le tout. Ce qui doit être quand même galère!! L’assemblage à la main permet de bien positionner la doublure sur le manteau et a un rendu tout à fait propre. Et l’avantage est que la doublure des manches est bien fixée sur les manches elles-mêmes, d’abord par des grands points entre le corps de doublure et l’emmanchure. Cela évite des déchirures à la longue à force d’enfiler le manteau et de tirer sur les coutures.

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