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Les aventures de Falbala & Fanfreluche
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La robe de princesse – projet mariage # 3

Quand notre fils nous a annoncé, il y a plus d’un an et demi, qu’il avait pris la grande décision de demander sa chérie en mariage, il nous a expliqué, dans la foulée, qu’il souhaitait qu’Augustine soit leur demoiselle d’honneur et qu’elle porte les alliances jusqu’à l’autel. Inutile de vous dire que nous attendions avec impatience le moment où Augustine déciderait de nous lâcher la main pour marcher toute seule. Il le fallait pour qu’elle puisse remplir dignement son rôle. A présent elle est prête à se lancer et même à porter des charges plus lourdes qu’elle (incroyable ce qu’elle est capable de charrier) !!

Par conséquent, il lui fallait une robe à la hauteur de la mission solennelle qui lui était confiée.

Le choix du tissu

Oma Fanfreluche a démarré en douceur, puisqu’il restait pas mal de temps pour réfléchir et concevoir, puis exécuter. Je savais que la robe de princesse serait le dernier projet que je coudrais, car il fallait qu’elle soit pile à sa taille. Or, les très jeunes enfants grandissent vite et parfois de manière imprévisible.

C’est à l’occasion de notre visite au Musée de Wesserling, avec M. Fanfreluche, sur recommandation de Falbala qui nous y avait précédés (vous pourrez lire son reportage ici), que j’ai trouvé chez Bleu des Vosges un joli voile de coton blanc rebrodé, avec un motif de fleurs en transparence. Je l’ai rapidement identifié comme un tissu potentiel pour la robe de demoiselle d’honneur d’Augustine.

Pour le reste, un voile de coton blanc tout simple et du tulle souple rose et blanc acheté sur le site des Coupons de Saint Pierre.

Le patron

Le patron de la robe de princesse est un des patrons fétiche de la Prof qui aime coudre des robes à sa fille, maintes fois testé et approuvé en différentes tailles. La forme est simplissime : un buste ajusté et cintré par des pinces devant et dos et une jupe à plis creux, qui peut également être froncée. C’est cette dernière option qui a été retenue, car elle apporte un plus joli volume à mon voile de coton très fin.

La réalisation

Pour tester, j’ai coupé et cousu la taille 2 ans dans le tissu de doublure. Lors du premier essayage de la partie buste, j’ai constaté qu’elle est un peu large, mais comme Augustine bouge dans tous les sens et que le tissu n’est pas extensible, j’ai préféré ne rien modifier.

J’ai coupé le buste à l’identique en tissu brodé et en tissu de doublure et j’ai fermé les coutures d’épaules des deux pièces.  Ensuite j’ai placé les deux bustes endroit contre endroit et les ai cousus au niveau de l’encolure et des emmanchures. Puis j’ai recoupé les marges de couture, cranté dans les arrondis et retourné le tout en faisant glisser les parties dos en passant par les bretelles.

Ensuite, il ne restait plus qu’à fermer les coutures latérales en une seule fois. Pour cela, placer endroit contre endroit le tissu de la robe et le tissu de doublure au niveau des coutures latérales et coudre dans le prolongement l’un de l’autre.

J’ai suivi le tuto de Coupe Couture: Doubler une robe sans col et sans manches, que vous pourrez consulter pour mieux comprendre. En effet, emportée par mon élan, je n’ai pas pensé à faire des photos des différentes étapes. Décidemment, quand Falbala n’est pas là pour faire les reportages photo !!

Sur ces photos j’avais épinglé le haut de la robe et la partie jupe pour avoir une idée du rendu. Comme je vous disais, la Prof m’a recommandé de remplacer les plis par des fronces et tout de suite l’effet est plus joli. A ce stade, on voit encore les tracés de couleur que j’espère bien réussir à faire disparaître au lavage…

Edito :

Au sujet des tracés de couleur… Je vous conseille fortement d’éviter l’utilisation du papier calque de couleur sur le tissu blanc !! J’ai lavé, puis trempé la robe dans du détachant Vanish pendant des heures, j’ai frotté au savon à la bile de boeuf… et, rien à faire, il reste encore des traces de jaune. En revanche, là où j’avais utilisé du feutre lavable, les traces ont disparu.

Essayage intermédiaire, avec la jupe froncée.

Le jupon en tulle

La réalisation du jupon en tulle me posait un problème. Je ne voyais pas comment faire : couper à plat ou créer des plis ? La Prof qui n’aime pas la complication m’a montré la solution toute simple : poser bien à plat la partie jupe de la doublure, poser dessus le tulle rose en quadruple épaisseur et couper tout autour. Et voilà, c’est fait, le jupon était créé. Il a suffi de le piquer le long de la couture de taille de la jupe en doublure et de surjeter les deux épaisseurs ensemble.

Puis, pour donner davantage d’ampleur et de volume, j’ai ajouté un volant de tulle blanc environ à mi hauteur du jupon rose. Celles (ou ceux) qui auront déjà fait l’expérience de froncer plusieurs mètres de tulle, puis de les stabiliser et de les fixer bien droit sur le jupon, me comprendront. Ouf ! Je ne recommencerai pas de sitôt! En tout cas, je suis ravie de l’effet obtenu.

Dernières finitions

La robe est fermée par une fermeture glissière invisible au dos et je trouve que c’est assez réussi. Re-ouf ! J’ai fait un double rentré pour l’ourlet du bas de la jupe et coupé le volant en tulle 5 cm plus long que l’ourlet. En effet, la maman d’Augustine souhaitait que le tulle dépasse au bas de la jupe. Une vraie robe de princesse, je vous dis ! C’est bien ainsi. Compte tenu du travail que cela représente, ce serait dommage de le cacher.

 

Pour finir, il restait à réaliser la ceinture. J’avais acheté deux rubans de satin, l’un rose, l’autre bordeaux, au choix. Ce sont les parents d’Augustine qui ont choisi et la balance a penché vers le bordeaux. Après une longue réflexion et pas mal de discussions avec Falbala, j’ai opté pour un nœud plat que j’ai placé au milieu devant. La ceinture a été fixée à la main par quelques petits points faits à la main,tous les 6 cm environ.

Voici le résultat final. J’ai fait des photos face à la fenêtre pour que vous vous rendiez bien compte de la belle transparence du voile de coton et d’autres où vous verrez mieux les détails de la robe. Je ne mettrai pas de photos de la robe portée avant le mariage. Je compte un peu sur le photographe professionnel pour réaliser de belles photos de notre Augustine, incapable de rester immobile plus d’un quart de seconde !

Je suis réellement soulagée d’avoir terminé ce projet, 2 semaines avant le grand jour.

Je suis sûre que notre princesse sera la plus jolie ! – enfin juste après la mariée, s’entend !

A très bientôt.

Fanfreluche

Edito

Je vous propose deux petite photos de la robe portée, certes pas géniales, mais qui ont le mérite d’exister ! Bises.

24 Comment

  1. Quelle jolie robe, en prévision d’un joli moment. Tu as la chance d’avoir une petite fille, ce qui permet de coudre des robes de princesse. Je crois que ça me plaira si ça arrive un jour! Félicitations, Augustine sera superbe.

    1. Merci beaucoup Anne-Marie. C’est vrai que je m’éclate en cousant des vêtements à Mademoiselle Augustine. J’en profite tant qu’elle n’a pas encore des idées bien arrêtées s’agissant de sa garde-robe. Je te souhaite de tout coeur de connaître la joie d’avoir des petits enfants.

    1. Coucou Nabel ! ça en jette, n’est-ce-pas ?
      Il n’y aura plus très longtemps à attendre pour les photos, puisque le mariage aura lieu dans une dizaine de jours maintenant. Je suis impatiente.

  2. Quelle jolie demoiselle d’honneur, la robe est à la hauteur de ce rôle. Espérons que la doit-elle veuille bien remettre les alliances aux mariés et ne pas partir avec ‘.. »…. Bravo Oma Fanfreluche, tu as fait du sacré boulot

    1. Merci Mary Tainne. Nous avons déjà envisagé ce genre de scénario catastrophe : Augustine qui s’échappe et les alliances qui roulent sous les bancs de l’église ! Nous allons l’encadrer pour éviter le bazar.

    1. Coucou Margueritte. On fait ce qu’on peut pour que les mariés aient une belle fête et de beaux souvenirs. Les Messieurs aussi ont fait des efforts vestimentaires. Mais ça je ne m’en occupe pas (à part pour le choix de la cravate).

  3. Enfin décidée à mettre un commentaire…
    C’est une merveille Fanfan ! J’adore. Augustine en a de la chance, j’aurai aimé avoir une mamie comme toi !
    Et puis ta robe aussi est belle mais alors quel travail. Toutes mes félicitations ! Vous voilà fin prêtes pour ce mariage qui est tout proche.

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