La petite robe noire en mission officielle

La petite robe noire en mission officielle

La petite robe noire en mission officielle

J’ai appris il y a quelques semaines que je serai de la partie pour une prochaine mission officielle en Italie ! Cela faisait bien longtemps que je n’avais plus eu l’occasion de faire un déplacement professionnel, d’autant plus que le covid avait mis un bon coup de frein aux voyages officiels. Tout cela pour dire qu’il me fallait une nouvelle robe – noire de préférence.

Je vous explique. Il y a plusieurs années je m’étais cousu une veste manteau à larges motifs fleuris. Un tissu coup de cœur et un modèle que j’adore, mais que je n’ai quasiment jamais porté, car je n’avais pas de robe assortie. Il fallait donc pallier ce manque. Compte tenu du tissu chargé de la veste, une petite robe noire unie serait parfaite

Burda m’a fourni le modèle et j’ai trouvé un précieux dans mon stock

 

Pour mieux cerner mon projet, j’ai consacré une soirée à un épluchage en règle de magazines Burda. Je recherchais une robe plutôt droite ou trapèze. Pour cela, il me fallait un tissu qui ait de la tenue. Mon stock est fourni en tissus à motifs, mais j’ai peu d’unis. Pourtant, je savais que j’avais quelque part un petit coupon précieux déniché chez Tognissi, Grand Rue à Strasbourg (où je ne suis plus allée depuis le début de la pandémie – il faudrait que j’y retourne. Mais j’ai bien assez de stock). Il s’agit d’un jacquard noir d’épaisseur moyenne, rebrodé ton sur ton. Les copines couturières ont estimé que cela ferait peut-être un peu chargé, vu les grands motifs de la veste, mais quand j’ai une idée derrière la tête, on ne la déloge pas si facilement.

Donc ! Revenons au modèle. J’ai trouvé mon bonheur dans le Burda Style de juillet 2018. La robe a la forme que je recherchais et elle présente juste ce qu’il faut de fantaisie (empiècements à angles droits sur le devant et le dos de la robe et poches cachées devant), pour ne pas être ennuyeuse.

 

 

 

 

 

 

Il ne restait plus qu’à se mettre au travail

 

 

 

 

Avant toute chose, il me fallait une toile. En effet, je n’avais qu’un petit coupon et donc pas droit à l’erreur. J’ai coupé la toile dans un piqué de coton acheté il y a des lustres à Trélazé (Tissus de la Mine), près d’Angers.

 

 

 

 

 

Avec l’aide de Marie, notre professeur de couture, j’ai apporté un ajustement au niveau de la découpe princesse de l’empiècement devant, pour donner un peu plus d’aisance. Puis, j’ai fait un deuxième ajustement dans le dos, pour tenir compte de ma cambrure. Il a fallu creuser de deux bons centimètres de chaque côté au milieu dos à la hauteur de la taille. Pour le coup, la couture milieu dos qui était droite à l’origine, forme maintenant une belle courbe pour épouser mes courbes à moi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je n’ai pas terminé la toile, mais je l’ai enfilée à Fanfreluche en attendant que je termine la robe noire à proprement parler. En tout cas, j’ai l’intention de la finir, car la forme me plait beaucoup et la cotonnade lui convient bien.

 

 

 

 

 

Quelques détails de la robe noire

 

 

 

 

Vous avez déjà pu voir la découpe originale de l’empiècement devant sur la photo en titre de l’article. Cette même découpe se répète dans le dos. L’empiècement en angle droit cache une poche bien pratique, que j’ai coupée dans un voile de coton noir, afin d’éviter d’ajouter de l’épaisseur. L’autre difficulté technique de cette robe est la pose de la fermeture glissière incrustée dans la couture du milieu dos. Mais ça c’était un choix personnel. Enfin, la robe est entièrement doublée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Deux shootings photo

 

 

 

 

Cela faisait un moment que j’avais repéré une jolie statue d’Alsacienne installée sur un banc en grès, juste devant l’église de Stutzheim (à 50 m de la mercerie du Fil Amant). Cet élément de décor m’a beaucoup plu et du coup Nathalie y a fait une première série de photos de la petite robe noire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après cela, il fallait tout de même un vraie mise en situation de la robe, portée avec la veste et surtout sur le site de la mission à Turin.

 

 

 

 

 

Caroline et Isabelle, deux de mes collègues qui étaient du voyage, ont fait les photos que vous verrez ci-dessous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici la fin de cette aventure-là. Mais vous n’avez pas fini de voir des exemplaires de cette petite robe trapèze Burda. En effet, la toile attend sagement que je la termine et ma fille est elle aussi tombée sous le charme. Le tissu est acheté, mais il faut que je décalque et que j’ajuste le patron. Encore du travail en perspective.

 

 

 

 

 

En attendant, profitez bien de cette magnifique météo estivale.

 

 

 

 

 

Fanfreluche

 

 

 

En avril ne te découvre pas d’un fil…

En avril ne te découvre pas d’un fil…

Une fois de plus le fameux dicton s’est vérifié. Qui l’eût cru ! Cette veste je l’ai commencée bien avant Noël et au rythme où ça allait, je ne pensais pas pouvoir l’étrenner avant l’automne prochain. Et voilà que, boutons à peine cousus, la neige et le froid ont fait leur apparition dans le Grand Est.

J’étais trop contente, pas parce que j’allais faire des bonhommes de neige, mais parce que j’allais tout de suite pouvoir tester ma nouvelle veste.

La veste en lainage – projet et fournitures

L’histoire commence par un coup de foudre, au hasard de mes vagabondages sur le web, pour l’interprétation de la veste Avril de Fibremood (oui, « Avril » – promis, je ne l’ai pas fait exprès) réalisée par Bee made.

Et, comme les bonnes nouvelles viennent souvent par paire, Marie avait dans sa mercerie un superbe lainage coloré qui m’avait tapé dans l’œil, une maille légère, avec un gonflant magnifique. D’emblée, j’ai aussi choisi, parmi les trésors de la mercerie, une doublure assortie. C’est une belle doublure ancienne un peu épaisse, d’un joli gris, un peu moiré. Pour donner de la tenue là où il le fallait, notamment la parementure, le col et le revers de manche, j’ai acheté un entoilage thermocollant spécial lainage. Cet entoilage donne un gonflant supplémentaire et la bonne mesure de stabilité au tissu.

Pour finir, Nathalie et les autres copines couturières m’ont aidée à faire une chasse aux boutons. C’est notre grand plaisir chaque fois que l’une de nous en arrive au stade des boutons, que de fouiller dans le stock incroyable de boutons anciens du Fil Amant. Et, bizarrement, mon choix s’est porté sur de grands boutons oranges (une couleur pas du tout présente sur le tissu, mais qui, allez savoir pourquoi, s’harmonise très bien avec l’ensemble).

les boutons

Le patron

Bien sûr, je n’avais pas le patron de Fibermood, en revanche je dispose d’un stock conséquent de magazines Burda, dans lesquels j’ai déjà trouvé des modèles similaires à un patron coup de cœur et faciles à adapter (notamment ma robe aux citrons). Et comme je l’espérais, j’ai effectivement trouvé un patron de veste dans le Burda Style 12/2017 qui reprenait l’élément clé qui me plaisait, à savoir, essentiellement l’emmanchure marteau (en tout cas dans le dos).

Les adaptations

Pour coller davantage au modèle souhaité, j’ai décidé de remplacer le col rabattu par un col montant, mais j’ai remplacé les doubles poches proposées par Bee made par des poches passepoilées. Après, j’ai choisi d’y ajouter une ceinture et des revers de manches.

les poches passepoilées

Le dernier détail couture de cette veste, c’est la réalisation de boutonnières passepoilées. Je n’en avais jamais faites, mais compte tenu des épaisseurs de mon lainage, je n’avais pas envie de me battre pour coudre des boutonnières avec ma machine et moins encore de les broder à la main.

Je m’attendais à ce que ce soit compliqué, mais en fait, pas tant que ça. Il faut juste bien faire les préparations, puis réaliser les étapes les unes après les autres. Alors, cela prend un peu de temps pour six boutonnières, mais à la fin on est si fière du résultat !

boutonnière passepoilée

Pour le col j’ai préféré poser un gros bouton pression et coudre un bouton en décor sur l’endroit.

Comme j’en ai l’habitude maintenant, la doublure a été entièrement cousue à la main, au point invisible. C’est très propre et gratifiant.

doublure cousue à la main

Les photos – presque – sous la neige

Comme Nathalie était absente du cours de couture ce samedi, mais qu’il fallait tout de même profiter de cette météo enneigée pour montrer la veste en situation, c’est Marie qui a fait un petit shooting sympa.

Et voilà mon adaptation de la veste Burda sous la neige en avril.

Voilà, le prochain projet sera toujours du Burda, mais plus printanier. Pour le moment il n’en est encore qu’au stade préliminaire.

Sur ce, je vous souhaite une bonne fin de week-end.

Fanfreluche

Les anniversaires des demoiselles

Les anniversaires des demoiselles

Les lectrices et peut-être lecteurs qui suivent mes aventures savent que j’ai pris l’habitude, pour chaque anniversaire d’Augustine, de lui coudre un vêtement qu’elle pourra porter lors de sa fête. Et aussi, de lui faire un gâteau spécial. Bien sûr, je ne pouvais faire différemment pour Mathilda, la petite sœur. Sauf que, honte à moi, je n’ai pas fait son gâteau moi-même.

Augustine a eu 5 ans cette année, et moins d’un mois plus tard, Mathilda a fêté ses 2 ans. Vous imaginez bien que j’ai eu un peu de travail.

L’anniversaire d’Augustine

Cette année, Augustine a eu la possibilité de choisir son propre tissu dans la Mercerie du Fil Amant, mais c’est moi qui lui ai proposé le patron d’une robe t-shirt avec une jupe à plis qui tourne. Puis, Augustine a farfouillé dans mes boîtes et est tombée en arrêt devant un bouton solitaire, rouge en forme de cœur. Et voilà, je me suis mise au travail.

Comme j’ai choisi de ne pas faire de fermeture à l’encolure, j’ai choisi une bande de jersey très souple pour faire la finition d’encolure.

Je n’ai que deux photos pour vous montrer le résultat final, il faudra vous en contenter.

Le gâteau d’anniversaire et le défi vert de Cyclaf (en retard)

J’avais bien dit à Cyclaf que peut-être je pourrais participer à son défi vert, mais comme j’ai procrastiné pour écrire cet article, je suis bien en retard.

Pour la fête d’anniversaire, voici donc finalement mon interprétation du gâteau dinosaure, qui a beaucoup plu à Augustine.

Il s’agit d’un gâteau au chocolat particulièrement moelleux, couvert d’une ganache au chocolat blanc colorée en vert. Les taches noires ont été découpées dans un reste de pâte à sucre noire et les écailles sur le dos sont des plaquettes de chocolat noir très fines, coupées en diagonale.

Simple mais efficace. Tout a été dévoré à la vitesse grand V.

L’anniversaire de Mathilda Chat

Pour l’anniversaire de Mathilda, Augustine m’a aidée à sélectionner un patron de robe et les tissus adéquats dans mon stock. Donc, un peu de déstockage.

Le modèle choisi est une robe facile à réaliser, composée d’un haut façon t-shirt, coupé dans une maille rose pâle au tissage un peu irrégulier et d’une jupe froncée avec une patte de boutonnage. Inutile de vous dire que la patte de boutonnage est fermée et que les boutons sont simplement cousus dessus. Pour cette jupette, nous avons choisi un coupon de cotonnade fleurie – encore une trouvaille de chez Marie.

J’ai coupé une taille 98 qui correspond à un 3 ans je crois, et je l’ai essayée à Mathilda. Oh là là ! On aurait pu la mettre deux fois dedans ! Bon, il me restait juste assez de tissu pour recommencer deux tailles en-dessous.

Alors, comme j’avais Augustine sous la main, je lui ai fait essayer et elle lui allait parfaitement en largeur. Par contre, en longueur c’était plutôt façon tunique. Donc, j’ai décidé de poser un volant au bas de la robe pour lui ajouter de la longueur. Ci-dessous, deux photos, pour vous montrer le test avec un volant rose à tout petits carreaux.

Vous voyez le volant dans sa grande hauteur sur la photo de gauche et avec une partie repliée pour tester avec une dimension réduite sur la photo de droite. C’est finalement cette version que nous avons choisie. En effet, même si pour le coup la robe reste un peu courte, je trouve que les proportions sont plus équilibrées.

Alors, vous allez me dire, et Mathilda? Bien sûr, elle aussi a eu sa robe et elle reste encore assez grande. Je pense que le modèle taille large. Mais, comme c’est plutôt une robe d’été, au-moins elle y sera à l’aise quand il fera chaud.

Le choix des boutons

Pour terminer et avant de vous inonder de photos des deux demoiselles, il fallait choisir les boutons. C’est Augustine qui a fait ce choix. Des boutons roses pour sa robe et des boutons verts pour celle de sa sœur.

Contrairement à la robe orange, là j’ai plein de photos. Donc, avalanche :

J’allais oublier le gâteau d’anniversaire de Mathilda

Bon, comme dit, celui-là je ne l’ai pas fait moi-même, mais Mathilda l’a bien apprécié malgré tout.

Sur ce, je vous souhaite une excellente journée, encore bien ensoleillée.

Fanfreluche

Rattraper le temps qui court

Rattraper le temps qui court

Je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit, mais j’adore surfer sur les blogs de couture sur mon smart phone, au petit matin, dans mon lit. En revanche, je n’aime pas Instagram. Enfin, disons que pour le moment, je n’ai pas encore craqué. Je ne suis pas non plus connectée sur Facebook. Bref, Mami fait je fais de la résistance.

Lorsque je repère des images intéressantes sur Pinterest (ah oui, je suis une adepte de Pinterest), je consulte les articles et je vérifie s’il y a des publications plus récentes sur le site en question. En général, je suis dépitée, les blogueuses ont délaissé leur blog depuis plusieurs années. Alors, lorsque de temps en temps je tombe sur un blog toujours actif, je me délecte. Vive les couturières et autres créatrices qui continuent de nous proposer de bons articles illustrés de belles photos. Je plébiscite !

Où en étais-je ?

Pourquoi je vous dis tout cela ? Eh bien parce que je m’aperçois que moi aussi je faiblis en ce moment. Heureusement que Nathalie (alias Falbala) continue activement d’alimenter le blog. Toujours fidèle, notre Nath !

Et pourtant j’ai cousu des trucs et bien sûr je vais vous les montrer. Certains projets sont des répétitions, donc, sans grand intérêt. D’autres sont des réalisations qui ne me convainquent pas encore à 100 % et du coup je n’ai pas trop envie d’en parler ici. Du moins pour l’instant.

Breeef ! (comme dirait Solène) Venons-en au fait. Aujourd’hui je vais essayer de rattraper le temps qui court. Donc, préparez-vous à un article fleuve, car je vais vous montrer en bloc une série de robes qui ont vu le jour pendant les semaines précédant Noël, puis pendant les vacances de fin d’année.

Commençons par les cadeaux de Noël

Lorsque nous nous sommes vues l’année dernière, pendant les vacances de la Toussaint, ma belle-fille m’a demandé si j’accepterais de lui coudre une robe pour Noël. Elle voulait une robe similaire à celles que je lui avais confectionnées lorsqu’elle était enceinte du petit Amaury (vous pouvez voir ici). Mais cette fois-ci sans volume supplémentaire pour le bidou. Bien entendu j’ai accepté et je l’ai immédiatement traînée chez Marie (le Fil Amant) pour choisir le tissu qui lui plairait. En fait, il y en avait deux et ils ont tous les deux pris place dans notre panier.

Réalisation des robes de future maman

Pas grand chose de plus à dire sur ces robes, puisque je vous les avais déjà présentées, sinon qu’après sa grossesse la jeune maman a perdu pas mal de poids et de volume, surtout au niveau du tour de poitrine. Il a donc fallu reprendre toutes ses mensurations. Puis, avec l’aide de Marie, j’ai adapté le patron et j’ai cousu la robe sans filet, puisque mon fils et ma belle-fille habitent de l’autre côté de la France.

La robe à mini carreaux

La première robe est réalisée dans une maille souple et confortable, d’épaisseur moyenne, avec un petit motif à carreaux. Pour cette robe-là, il a donc fallu faire un effort pour les raccords. Surtout au niveau des épaules. Pour le coup, les raccords ont aussi plutôt bien fonctionné au niveau de l’encolure cache-cœur. En revanche, lorsque j’ai finalement cousu les coutures des manches et des côtés, j’ai complètement oublié de faire attention aux raccords ! Shame on me (honte à moi) ! Cela dit, en marchant vite, n’est-ce-pas, on n’y voit que du feu.

La robe aux salamandres

Pour la deuxième robe ma belle-fille a choisi un jersey structuré avec plus de tenue. Du coup je m’inquiétais un peu du rendu. Comme je travaillais à l’aveugle, je me demandais si elle serait à la bonne taille. Je peux vous dire d’ores et déjà que tout s’est bien passé.

Le tissu est d’un bleu ou vert pétrole un peu sombre. Alors, pour éclairer un peu, j’ai choisi de poser un passepoil lurex à l’encolure. J’ai également posé une parementure en jersey que j’adore.

passepoil lurex et parementure salamandre
passepoil et parementure en gros plan

C’est une chute de jersey trouvée aux Puces des couturières. Il est orné de salamandres. Je l’ai utilisé pour coudre la doublure de la couverture que ma fille a tricotée pour Mathilda. Je ne crois pas en avoir une photo. Mais j’ai retrouvé une photo du coupon complet.

Bien sûr on ne voit pas la parementure lorsque la robe est portée, mais moi j’aime cette petite déco intérieure.

Et quelques photos des robes portées par la jeune femme

En voyant les photos, je détecte mieux les ajustements qu’il faudrait entreprendre. Mais, les robes sont livrées et sont portées, alors on essayera de faire mieux la prochaine fois.

Une robe pour moi

La robe que je vais vous montrer est là aussi une répétition d’un modèle déjà cousu à deux reprises. Je vous avais montré cela ici.

Il se trouve que j’avais dans mon stock (ah j’aurais pu participer au défi déstockage sur ce coup-là) depuis un an au-moins, un jersey aux panthères qui m’avait plu chez Marie. Depuis le début je pensais me coudre une robe tee-shirt en jersey. En définitive j’ai préféré utiliser le patron de la robe raglan déjà testé et approuvé.

Là aussi, je ne vous donnerai pas plus de détails sur le patron, puisque j’en avais parlé dans le précédent article. En revanche, cette fois-ci je n’avais pas compté avec le taux d’élasticité inférieur de ce joli jersey de coton.

Les tribulations de la robe raglan

Tout d’abord, lors du premier essayage, elle m’a paru plutôt juste. Que faire quand on n’a plus de tissu pour recommencer ? Eh bien, on improvise. J’ai donc ajouté le long des coutures latérales une bande verticale noire, coupée dans le même jersey en coton noir que les manches. Et, ni vu ni connu, la robe est plus confortable. En plus, on croirait presque que c’est fait exprès, n’est-ce-pas ?

Mais ce n’est pas tout. En effet, il semble que ce jersey aux panthères ait bien plu à plusieurs de ces dames. C’est ainsi que j’apprends que Nathalie a cousu un bas de pyjama dans le même tissu et Marie a surenchéri en ajoutant qu’elle s’est cousu une chemise de nuit ! Mais POURQUOOOOIIII ! Après ça, chaque fois que je voyais ma robe panthère je lui trouvais un furieux air de chemise de nuit.

Regardez, Nathalie m’a même permis de vous montrer son pyjama glamour aux panthères. Pyjama graaaouh ! Marie a catégoriquement refusé de nous montrer sa chemise de nuit ! (hihi)

ll y a un air de famille, non ?

Il fallait trouver une solution. Après un petit sondage auprès des collègues au bureau et au cours de couture aussi, je crois, nous avons conclu qu’il fallait ajouter des poches ornées de boutons.

Des boutons ! C’est une riche idée. En plus ça permettait une fouille en règle dans le stock inépuisable de boutons anciens de la mercerie du Fil Amant. Tout le monde s’y est mis et c’est ainsi que la robe panthère a eu droit à ses poches et à ses boutons.

Et voilà le résultat final. Je crois que la robe panthère a perdu son potentiel chemise de nuit-esque.

Sur ces bonnes paroles, je vous libère.

Des bises et faites bien attention à vous.

Fanfreluche

Du lin en novembre – Pantalon kaki hors saison

Du lin en novembre – Pantalon kaki hors saison

Aujourd’hui je voudrais vous présenter mon pantalon kaki en mélange lin et coton. C’est un projet un peu hors saison, avec ce tissu assez fin et plutôt frais. D’ailleurs, il fallait absolument que je termine cet article avant demain, 30 novembre, au risque de devoir changer le titre en « Du lin en décembre » !

En réalité, cela fait un petit bon moment qu’il est terminé, mais je voulais absolument photographier le pantalon avec son tee-shirt coordonné. Donc, il a bien fallu attendre que celui-ci soit également terminé.

Et puis un de ces derniers samedis, toutes les planètes étaient alignées et le shooting a eu lieu, comme souvent ces temps-ci, devant la boutique de Marie.

Le pantalon kaki – inspiration patron et réalisation

Ce nouveau pantalon, toujours dans le code couleur qui semble me poursuivre actuellement, est un mix de mon patron maison et du patron Ottobre « Modern Classics », un modèle taille haute et coupe large.

modèle Ottobre Modern Classic

Depuis la réalisation du patron de pantalon à mes mesures et le miracle du pantalon (à voir ici), je m’aperçois qu’il me suffit de cloner la forme de ma fourche sur n’importe quel autre patron de pantalon pour que cela fonctionne. En réalité, c’est ça le vrai miracle du pantalon. Je ne peux que remercier Marie de m’avoir aidée à dessiner cette forme étrange et biscornue qui finit par coller complètement à mes formes.

Le tissu de Troyes

J’avais en tête le projet d’un pantalon en lin fluide plutôt large, qui soit confortable à la belle saison. Donc, lors de notre tour estival, nous avons fait un arrêt à Troyes. Nous souhaitions rafraîchir notre souvenir de cette jolie ville au coeur historique médiéval et en même temps, JE voulais visiter le magasin Ellen, si souvent mis en exergue dans les articles de la blogueuse Barbara, alias Bee Made.

Et c’est donc chez Ellen que j’ai trouvé deux coupons de lin et coton, l’un kaki et l’autre marron (pas encore utilisé), qui me semblaient faire l’affaire. Pour ne rien vous cacher, j’ai acheté pas mal d’autres choses, et j’espère qu’au fil des mois à venir, si la proscratination ne prend pas le dessus, j’aurai d’autres réalisations à vous montrer.

En fait, le tissu a effectivement un tombé façon lin, ce que j’attendais, mais il en a également pris la capacité à beaucoup froisser. Zut ! Je pensais que le pourcentage de coton réduirait un peu cet effet. Mais voilà, on fera avec.

je vous disais bien que ça froisse !

Les finitions

Pour éviter le syndrome des poches italiennes qui baillent, j’ai repris la poche façon jean de mon précédent pantalon.

poche façon jean

Et, enfin, j’ai voulu faire une jolie finition à l’intérieur du pantalon, en y ajoutant une bande de biais qui habille la parementure de ceinture.

la vie intérieure du pantalon

Comment pimper le patron maison du tee-shirt

Passons à présent au tee-shirt. Là, pas de surprise, j’ai repris mon patron maison de tee-shirt qui me va. J’ai acheté un joli jersey de coton fleuri au marché des Hollandais en octobre dernier, en ayant à l’esprit le pantalon kaki et le futur pantalon brun.

Voici donc le résultat.

Les revers de manches

Comme je trouvais la forme un peu basique, j’ai décidé de reproduire les manches à revers que j’avais réalisées la première fois pour mon tee-shirt « bouche à bouche ». C’est une technique que j’ai reprise à partir d’un tutoriel du site « Du fil et mon… » Si cela vous intéresse, vous retrouverez le lien vers le tuto dans l’article du t-shirt bouche à bouche.

Pour l’envers de mon revers, j’ai utilisé des chutes de ma robe portefeuille. Et j’ai ajouté un passepoil kaki acheté au prix de gros lors d’une virée à Paris. Regardez ! Voici une petite photo d’une partie de mon butin.

Nathalie a fait plein de photos pour vous montrer le détail des revers de manches et un peu l’encolure aussi !

Comme vous voyez, il me reste à coudre le pantalon marron et je pourrai jouer à la garde-robe capsule. Hihi, en réalité j’en suis loin. J’ai beaucoup de mal à canaliser mes envies, aussi mon dressing est quand même très disparate. Mais voilà, ça ne me pose pas vraiment de problème.

Sur ces bonnes paroles, je vous laisse jusqu’à la prochaine fois. Pour tout vous dire, maintenant je suis à jour de mes projets. Les prochains seront pour Noël – et pas pour moi. A moins que…

Je vous embrasse.

Fanfreluche