Les Serial Piqueuses

Les aventures de Falbala & Fanfreluche
Couture des poupettes Robes

La robe Marelle – de la terre au ciel

Pourquoi un tel titre pour cette robe qui aurait clairement dû s’appeler simplement la robe vintage ? Alors on peut penser que la marelle est un jeu vintage, mais c’est en réalité un jeu bien plus ancien – même plus ancien que moi !! – puisque je viens de lire sur wikisaitou que ce jeu était déjà pratiqué par les Égyptiens et les Romains. Or, la robe Marelle est une petite jeunette. Elle vient tout juste de glisser de ma machine à coudre le week-end dernier.

Les tribulations de la robe Marelle

Le nom de la robe Marelle prend tout son sens quand on regarde les photos que nous avons faites cette semaine, lors d’une sortie entre Serial Piqueuses réunies (eh oui, Nathalie est revenue – même les plus longues vacances ont une fin). Nous avions commencé par errer dans le quartier de la Petite France à la recherche d’un spot photo (j’ai eu quelques idées pourries – mais Nathalie se plie à toutes mes fantaisies). C’était en plein midi et la lumière était soit trop vive, soit trop sombre dans les coins ombragés que nous avons cherchés.

Malgré tout, ces premières prises de vues donnent déjà un bon aperçu de la robe Marelle (même si, à ce moment-là, elle n’était pas encore baptisée).

La naissance de la robe Marelle

En général, avant de parler baptême, on parle naissance. Alors il faut que je vous raconte tout sur la manière dont cette robe a vu le jour.

La première étape fut, comme souvent pour moi, le coup de cœur pour un coupon de tissu, cette fois encore trouvé dans l’arrière-boutique de la boutique Tognissi (Grand-Rue à Strasbourg). Cette cotonnade assez fine, légèrement transparente et superbement fleurie m’a immédiatement fait penser aux belles robes des années 50 ou 60, avec une taille cintrée et des jupes gonflantes. Donc, ça c’est la théorie, mais faut pas rêver, je n’ai plus la taille de guêpe qui s’impose, en revanche, j’ai tout ce qu’il faut pour remplir les jupes gonflantes (hi hi, un peu d’auto-dérision ne fait pas de mal).

Le clone et la toile

Il y a un paquet d’années j’avais acheté chez H&M exactement ce type de robe et à l’époque elle m’allait bien. Je l’aimais tellement qu’au début de mes expériences de couture, j’avais, lors d’une séance de bricolage candide, cloné cette robe. Puis je l’avais reproduite dans une cotonnade à petites fleurs que Nathalie m’avait rapportée de sa première virée à Montmartre. J’ai toujours cette petite robe et je la porte avec plaisir à la maison.

Ce patron maison était assez rudimentaire. Par conséquent, j’ai décidé de le reprendre et d’y appliquer les bonnes pratiques que la Prof ès patronage nous enseigne depuis plusieurs années. Puis, j’ai réalisé une toile dans un grand plaid en batik qui m’a d’ailleurs servi à faire plusieurs essais de couture ces derniers temps. A force, il n’y en a plus beaucoup. Tant mieux. Je vous montre cette toile qui m’a permis de constater qu’il faudrait remonter un peu la taille sur le devant de la robe et qu’il faudrait être attentive à créer une ligne de dos bien horizontale en haut de la fermeture éclair.

La robe Marelle – la version finale

J’ai soigneusement apporté ces ajustements à la version finale de la robe et j’en suis satisfaite.

Détails techniques

Parce que j’aime toujours avoir des poches, pour ranger un mouchoir ou pour ranger mes mains, j’ai décidé d’ajouter lesdites poches à la robe. Il m’a fallu trois essais pour réussir à bien les placer et maintenant elles sont parfaites… sauf qu’elles sont un peu petites. Pour tout vous dire, j’ai du mal à y passer la main. Bon, on fera mieux la prochaine fois. Au moins cette fois-ci j’ai mieux compris la technique de pose.

Ensuite, contrairement à la toile, pour laquelle j’ai simplement posé une bande de propreté à l’encolure et aux emmanchures, j’ai entièrement doublé la robe Marelle d’un voile de coton blanc. C’était indispensable car, comme je le disais, ce coton fleuri est plutôt transparent.

Pour finir, je voulais vous présenter un nouvel ustensile que j’ai étrenné pour réaliser la partie jupe de la robe Marelle. Il s’agit du pied fronceur #86 de la Bernina. C’est un investissement, mais franchement, quel confort et quelle rapidité d’exécution des fronces. On y gagne vraiment en temps et en régularité. Cela faisait un petit moment qu’il dormait dans mon placard. Mais maintenant je vais toujours m’en servir.

Alors, pourquoi la robe Marelle ?

Eh bien, parce qu’au retour de notre virée photo, Nathalie a repéré THE SPOT ! Au détour d’une ruelle, nous sommes tombées sur une magnifique marelle colorée, qui animait un petite place. Et du coup Fanfreluche a cru retomber en enfance. Nathalie a shooté bien comme il faut et franchement, j’adore ces photos.

On s’est bien amusées. Et, au risque de vous ennuyer, voici encore, dans le désordre, une avalanche de photos.

Voyons… je crois que c’est tout ce que je voulais vous raconter aujourd’hui. Ma conclusion est que j’adore cette robette qui est très fraîche et agréable à porter. En plus, je suis ravie d’avoir maintenant un patron validé que je pourrai réutiliser à l’envi.

Sur ce, je vous souhaite une belle soirée et une bonne nuit.

EDITO

Hello les amies, je viens de retrouver une photo de la fameuse robe H&M. Il faut que je vous la montre. Elle est trop classe !! C’est vraiment un sosie de la robe Marelle.

Fanfreluche

 

18 Comment

  1. J’adore les contes de fées et autres histoires de princhesse et la genèse de cette robe ne fait pas exception ! & oui, les photos Marelle sont rigolottes et j’adore ça aussi !
    Bravo !

    1. Merci cyqlaf ! En fait je me suis éclatée autant à faire cette robe qu’à vous raconter les aventures du jour. On devrait autant s’éclater au boulot… Faut croire aux contes de fées !

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