Les Serial Piqueuses

Les aventures de Falbala & Fanfreluche
Couture des poupettes Sacs

L’usine à sacs… de plage

Les vacances approchant, ce weekend l’atelier de Fanfreluche s’est transformé en usine à sacs… de plage. Les coupons de coton enduit étaient prêts depuis notre sortie au Salon l’Amour du Fil à Nantes (voir Histoires de Filles), tout comme, d’ailleurs, les divers entoilages. Sur mon tableau Pinterest, j’avais réuni diverses idées de sacs susceptibles de me plaire. Ma nouvelle MAC était installée et piaffait d’impatience. Donc, tous les éléments étaient prêts, il ne restait qu’à dégainer.

L’usine à sacs de plage – première version

Pour réaliser le premier sac, j’ai décidé de m’inspirer du sac bicolore zippé à rayures Deauville, pour lequel Octavie à Paris a réalisé un tutoriel détaillé. Ce tutoriel est très bien fait et franchement je n’ai eu qu’à me laisser guider pas à pas. La seule et réelle difficulté que j’ai rencontrée est due à l’entoilage que j’ai utilisé. Lors de notre virée à Nantes, j’avais acheté un entoilage autocollant, une sorte de mousse assez compacte avec du rebond – je ne sais même pas comment vous la décrire, mais je l’ai prise en photo pour vous montrer.

Il s’agit d’une matière excellente pour donner un maintien parfait aux sacs. Mais, grand MAIS, elle est rudement difficile à coudre. Je n’aurais pas dû en mettre sur les marges de couture. Il faut à tout prix éviter que l’entoilage se retourne en début de couture, sinon la colle se plaque sur le pied de la machine et c’est la fin des haricots.

J’ai dû retirer le pied à deux ou trois reprises pour le nettoyer au dissolvant à ongles. Malgré le fait que j’ai utilisé le pied à double entraînement, il m’a fallu tirer et pousser pour que la couture se fasse à peu près régulièrement. Bref, une vraie galère. J’ai tout de même réussi à aller au bout du projet, mais il était hors de question de réutiliser cette matière pour l’entoilage des autres sacs que je m’apprêtais à coudre.

En conclusion, malgré les efforts qu’il m’a coûtés, ce sac est réussi et je l’aime beaucoup. Je l’utiliserai fièrement pour me rendre à la plage ou à la piscine. Après des vues de l’extérieur, voici l’intérieur du sac.

L’usine à sacs de plage – deuxième version

Pour la suite des opérations, j’ai choisi un modèle de sac simple et efficace. J’ai assemblé deux cotons enduits : l’un décoré avec des vélos colorés et l’autre uni. Le coton à motifs est bien épais. Il n’a pas nécessité d’entoilage ! Youpiii !! Le coton uni est moins stable. Je l’ai entoilé avec une toile thermocollante rigide, qui ne pose pas de problème à la couture.

Ce sac de plage est bien plus grand que le premier, car j’ai pensé l’offrir à la maman d’Augustine. Les mamans parmi nous savent qu’il faut transporter un sacré bazar quand on se déplace avec des enfants. Par conséquent, j’ai prévu large. Je l’ai doublé et j’ai posé une poche à fermeture à glissière. Là aussi je me suis laissée guider par un tutoriel proposé par « Les créations de Dehem » (voir ici).

Ce sac là a été assez rapide à coudre, la seule difficulté étant la poche à fermeture à glissière. Mais, mis à part une faute d’étourderie que j’ai pu rattraper, j’ai vaincu sans trop de difficultés.

J’espère qu’il plaira à ma fille chérie et qu’il sera bien utilisé lors de nos vacances en bord de mer, comme pour d’autres futures escapades de la famille.

L’usine à sacs de plage – troisième version

Et comme nous partons en vacances en format tribu, je n’allais surtout pas oublier ma gentille belle-fille. C’est donc une troisième version de sac de plage qui a vu le jour à partir des restes des différents coupons de coton enduit. Alors, il ne faudrait surtout pas déprécier le concept de « restes », car mine de rien, les projets en mode patchwork représentent un certain travail de réflexion et de réalisation.

J’ai repris la forme du premier sac et j’ai reconstitué une doublure en combinant des bandes de tissu. Cette fois-ci j’ai entoilé avec un molleton thermocollant fin (environ 0,5 cm d’épaisseur), là aussi en faisant du patchwork, car il ne m’en restait pas suffisamment. J’espère que les morceaux rajoutés resteront en place à l’usage. Du coup, le sac est un peu plus mou que les autres, mais il a malgré tout du maintien.

 

Pour que la jeune épouse (bientôt un an déjà) ne se sente pas trop lésée avec son sac « patchwork », j’ai posé deux poches, une de part et d’autre, dont l’une est surpiquée pour créer une poche spéciale aux dimensions du téléphone portable.

Je vous montre le résultat.

zut ! j’ai oublié d’effacer les tracés au feutre rose

Pour ce sac j’ai un peu changé la technique par rapport au tutoriel dont je vous parlais plus haut. Les deux premiers sacs ont une doublure en deux parties. Du coup ils se retournent par une ouverture au fond du sac. Dans ma précipitation, j’ai coupé une doublure en un seul morceau (enfin, une fois constituée en mode patch). Par conséquent, j’ai dû retourner le sac par une ouverture dans la couture latérale. J’ai eu un peu peur de ne pas y parvenir, mais comme ce sac-là est plus mou, j’ai pu aisément le retourner de cette manière.

Voilà pour les sacs de plage. Toute la famille sera bien coordonnée à la plage et à la piscine.

L’usine à sacs… aux trésors

Je n’allais pas terminer cette série de sacs sans penser à la petite Augustine ! Toujours sur mon tableau Pinterest, j’avais épinglé un tutoriel (en anglais) pour la création d’un sacs aux trésors (regardez ici). Il fallait utiliser du filet « mesh » assez rigide. En fait j’avais acheté ce type de filet à Nantes. Il n’est pas aussi rigide que ça, mais finalement il convient plutôt bien à ce projet.

La réalisation est franchement simplissime, si ce n’est, peut-être, la pose de la coulisse. Je l’ai posée tout à la fin, mais peut-être qu’il aurait été plus simple de la poser avant de réunir les deux rectangles du sac avec le biais.

Un rapide récapitulatif des étapes de couture avec mes petites adaptations de dimension :

  • Couper deux rectangles de mesh de 25,5 cm X 38 cm et couper un arrondi des deux côtés de la base.
  • Créer 1,5 m de biais assez large (ou achetez-en). J’en ai coupé de 5 cm de large environ (non replié). (PS : encore une chute de coton bien utilisée !)
  • Poser le biais à cheval sur trois côtés des rectangles de mesh, en les prenant en sandwich et coudre. Petits conseils : premièrement, il y a beaucoup de trous dans le mesh, donc les épingles ne tiennent pas bien. J’ai utilisé des pinces pour fixer.  Deuxièmement, n’oubliez pas de préformer le biais au fer à repasser pour faciliter la pose dans l’arrondi.
  • Poser le biais à cheval sur tout le haut du sac.
  • Plier le biais de façon à créer une coulisse et la poser de part et d’autre du sac, à environ 10 cm du haut (je crois que pour moi c’était plutôt à 8 cm, mais c’est sans grande importance).
  • Enfiler deux rubans sergés dans les deux coulisses, afin de pouvoir resserrer le haut du sac. Ces rubans peuvent aussi servir éventuellement de bretelles pour porter le sac sur le dos.

Bon. Ne me dites pas que j’aurais dû faire des photos des différentes étapes. J’ai bricolé cela assez rapidement hier soir et de toute façon vous avez toutes les photos dans le tutoriel.

Et voilà, c’est fait.  Le sable et l’eau s’écoulent facilement du filet. De cette manière, Augustine pourra transporter ses jouets de plage, ainsi que les trésors qu’elle y trouvera, sans salir le beau sac de plage de Maman.

Maintenant que tous ces projets sont bouclés, je peux souffler un peu. Il ne reste plus qu’à voir s’ils plairont à leurs destinataires.

En attendant d’autres idées et réalisations, je vous fais de grosses bises.

Fanfreluche

15 Comment

    1. Merci Christine. La toile avec les vélos vient aussi de Nantes. J’ai craqué à fond quand je l’ai vue. En plus ma fille aime faire du vélo. Maintenant avec Augustine dans le petit siège à l’arrière.

  1. Ha ha, décidément ces vélos c’est le hit ! Moi aussi je les trouve trop classe. Mais là il ne m’en reste plus, sauf une petite bande. Cela pourrait éventuellement servir à faire une pochette. A voir si j’ai encore le temps et le courage.

    1. Oh merci la poule ! Quel gentil commentaire ! J’ai oublié le nom du fournisseur de tous ces beaux cotons enduits que j’ai achetés à Nantes. Désolée. Peut-être que sur internet il y aurait moyen de retrouver le tissu aux vélos ?

  2. Passez de bonnes vacances ! En même temps, elles seront stylées avec d’aussi jolis sacs !!!
    /* & le patchwork, c’est certes looooong mais c’est beaaaaauuuu !!! */

    1. Merci Mary Tainne. Une partie de la tribu a déjà adopté ses sacs. Le dernier sera remis aujourd’hui. Et le mien ira direct dans la valise. Ah oui et du coup tu m’as mis un petit coup de paranoïa ! Faudra veiller à ne pas se les faire piquer !

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