Les anciennes machines à coudre sont un plaisir pour les yeux… Elles sont belles et nous rappellent des souvenirs d’enfance.. Ma mère cousait sur une vieille machine Singer à pédalier qui me fascinait mais que je n’ai jamais réussi à apprivoiser. La pédale était très lourde et je n’arrivais jamais à doser la pression pour maitriser la vitesse de la machine.. L’ère moderne a introduit une bonne dose de technologie et d’électronique dans les machines à coudre mais ces vieilles machines n’ont pas à rougir de leurs capacités et performances.

C’est lors d’une balade à Sainte Marie aux mines que je suis tombée en admiration devant une petite machine à coudre pour enfant, dans la vitrine d’une brocante.. Je n’y connais rien en vieilles machines et encore moins dans les modèles pour enfant, mais l’occasion était trop belle de laisser passer ce bel objet..  Une fois rentrée à la maison, je farfouillé sur le Net et j’ai trouvé pas mal d’infos sur ce modèle. Il s’agit de la Baby Singer (dénomination européenne) ou Sewhandy (dénomination américaine), modèle 20 (class 20), à manivelle. La première édition remonte à 1910. Elle a fait l’objet de diverses améliorations et a été commercialisée jusque dans les années 70 avec une version électrifiée (plus de détails techniques et infos sur le site singersewinginfo.co.uk).

Le modèle que je vous présente est la version 20.10 et date des années 50 (fabriquée en France). Elle existe en plusieurs couleurs : noir, brun, crème et certains modèles rares existent en bleu ou rouge. La machine est complète. Il ne manque que certains petits accessoires que je n’ai pas pu identifier ainsi que le mode d’emploi (sur ebay on peut encore trouver des pièces, accessoires et aiguilles pour ces machines). La boîte est malheureusement un peu abimée.. Le mot est donné: « une vraie machine à coudre comme celle de maman ». Et effectivement elle n’a de jouet que le nom ou la taille. Certaines versions plus raffinées comprenaient une valisette.

La machine est à fixer sur une table au moyen d’un serre-joint (table clamp) pour assurer sa stabilité lorsque l’on tourne la manivelle:

Le système d’enfilage est assez sophistiqué. Il y a différents repères, ou guide-fils numérotés de 1 à 6 pour faciliter l’enfilage.

Des extraits du mode d’emploi anglais de la première génération (sur le modèle 20.10 (4e génération)  il y a un boîtier/cache comme on peut le voir sur les photos) (téléchargeable depuis le site de Singer) montrent les différentes pièces ainsi que le mécanisme d’enfilage:

Il n’y a pas de canette. Il suffit de tourner la manivelle et un mécanisme sous la machine permet d’attraper le fil et de coudre un point de chainette sur l’envers. Sur l’endroit, la machine fait un point droit. Le point est magnifique, pour une démonstration en image c’est ici  ou encore . Je n’ai pas encore réussi à la faire fonctionner, il y a sûrement des petits réglages à faire encore. Si j’y arrive, je me ferai un plaisir de faire également une petite démonstration..

La Baby singer comprend également un mécanisme pour régler la tension du fil ainsi qu’un guide de couture ajustable pour coudre bien droit, rien à envier aux machine modernes:

La Baby singer sous tous les angles:

L’univers de ces vieilles machines à coudre pour enfants est absolument fascinant. Pour poursuivre ce beau voyage, je vous invite à voir cet article sur la Baby singer ainsi que d’autres pièces, et sur tous les modèles présentés dans ce très bel article de Poupendol 

Bon dimanche

Falbala