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Le bomber aux Geishas

Le bomber aux Geishas est ma réponse au défi de Sylvie, du blog C de Syle. En fait, je regarde régulièrement ses réalisations et ses défis, sans forcément y participer. Pourtant quand elle nous a proposé de coudre un bomber pour le printemps, j’ai soudain été prise d’une furieuse envie de m’en coudre un. Donc, j’ai courageusement dit oui à son défi. Le délai étant le 28 mai, je me suis dit, c’est parfait, je suis laaarge !

Et comme à l’habitude, j’ai procrastiné, j’ai réfléchi, j’ai hésité… Et puis, début mai, lors du Marché des Hollandais, j’ai croisé Sylvie avec sa copine Séverine (je ne me suis pas présentée – faut préserver leur tranquillité) et ça m’a secouée, d’autant plus que Sylvie portait son propre bomber, qu’elle nous avait montré sur son blog il y a quelque temps.

Je me suis dit, allez ma fille, bouge tes f… ! Du coup j’ai foncé au stand de Fleur de Tissu et j’ai acheté tout ce qui restait de ce coupon de jacquard japonisant, pour me coudre un bomber aux geishas.

Pour commencer, j’ai crains de ne pas avoir suffisamment de tissu pour faire de beaux raccords, mais finalement, pas de problème, j’ai pu tout y caser.

Bomber aux Geishas – Le patron

Il n’y a pas grand chose à dire sur le patron, sinon que c’est celui que j’ai utilisé pour mon premier bomber, que j’avais réalisé en pas à pas avec la Prof. Etant donné que j’étais sûre du patron, et même si, contrairement au jacquard, le précédent bomber était cousu dans un jersey milano légèrement extensible, je me suis lancée toute seule.

Franchement, le patron est top et tout tombe nickel. Je suis particulièrement contente des manches raglan, dont la pince d’épaule crée un très bel arrondi. J’ai eu un petit doute pour la réalisation du dos, car la dernière fois nous l’avions coupé en deux parties (pas assez de tissu). Cette fois-ci, j’ai voulu le couper au pli, mais je me suis aperçue que la ligne du milieu dos était légèrement creusée. Donc j’ai créé une longue et fine pince au milieu du dos, pour en tenir compte. Enfin, comme je trouvais mon précédent bomber un peu long et pas assez resserré au niveau de la ceinture, cette fois-ci je l’ai largement raccourci, pour lui donner davantage un look de blouson d’aviateur.

Bomber aux Geishas – Réalisation et détails

Tout d’abord, un petit topo sur les raccords et la symétrisation des motifs : dans un premier temps, j’ai passé beaucoup de temps à décider quelle geisha allait être mise à l’honneur ou, en d’autres termes, quel motif j’allais placer sur le devant de la veste, en symétrie.

  • Le placement

Puis, je suis passée au placement. J’ai eu quelques angoisses, car je n’avais pas le droit à l’erreur étant donné que je n’avais pas énormément de tissu. En effet, pour assurer une vraie symétrie et pas seulement une répétition linéaire, j’ai dû placer les deux devants non pas côte à côte, mais largement décalés sur la hauteur de mon coupon. Donc, pour les repères visuels, j’ai dû me fier à des mesures et aux motifs du tissu que j’ai copiés en transparence sur un calque. C’est ce qui m’a permis de bien repérer, à partir du premier devant, comment couper le deuxième. C’est une méthode que j’avais déjà utilisée avec la Prof pour certains projets, et cette fois-ci je l’ai appliquée toute seule comme une grande et ça a fonctionné.

  • Les poches passepoilées

Sinon, pour les détails, je dois vraiment vous parler des poches. Ce sont mes premières poches passepoilées, ou poches paysannes. Je les ai réalisées en suivant pas à pas le tutoriel vidéo gratuit de Artesane.

Inutile de vous dire que j’ai eu quelques mésaventures. Tout d’abord, j’ai fait, là aussi, un très gros effort de placement, afin de faire en sorte que les poches soient parfaitement « invisibles ». Malheureusement, étant donné que mes poches n’étaient pas positionnées horizontalement, mais en biais, j’ai mal compris où placer mon passepoil. Je croyais qu’il fallait le placer le long du bord supérieur de l’ouverture de poche, mais en fait, il fallait le poser au niveau du bord inférieur. Du coup, le motif que j’ai coupé n’est plus le bon et les passepoils ne sont plus invisibles. Mais j’ai eu trop la flemme de recommencer et j’ai décidé que les passepoils resteraient ainsi.

Une deuxième erreur que j’ai faite, et je crains quelle nuise à la durabilité du vêtement, c’est que je n’ai pas thermocollé l’emplacement de la découpe de la poche. Or, mon tissu est extrêmement lâche et s’effiloche facilement. Donc, je crains fort qu’à la longue, les angles de mes poches paysannes ne se déchirent. Je vais peut-être ajouter de petits morceaux de thermocollant après coup.

  • Les autres finitions

Je dois vous avouer que je craignais un peu la pose de la fermeture à glissière. En effet, il fallait d’une part qu’elle soit exactement de la même longueur que la veste et d’autre part que les deux moitiés de ruban soient posées parfaitement symétriquement, de sorte que les motifs des devants soient bien face à face. Il fallait aussi que la couture soit bien face à face au niveau de la ceinture. Eh bien, il faut que je vous dise que ce dernier point n’est pas parfait, mais le reste ça va et la pose de la fermeture s’est plutôt bien passée. J’avais posé des repères aux points cruciaux de part et d’autre de la fermeture et cette étape de préparation a été efficace.

Après, il faut que je vous parle du col du bomber. Une fois de plus, ce fut ma bête noire absolue. Et pourtant, pour m’aider, j’ai suivi le tutoriel proposé par la marque Jalie, pour la réalisation de son « blouson d’aviateur« . C’est très bien expliqué et je l’ai suivi à la lettre, mais une fois terminé, le col ne se posait pas bien du tout. En réalité, il était beaucoup trop long. Je l’ai donc défait et l’ai réduit de 5 bons centimètres en longueur. Puis j’ai recommencé la pose et là c’est un peu mieux, même si ce n’est pas encore top. Peut-être qu’il faudrait que j’essaie une autre forme d’encolure.

Enfin, comme j’étais déjà bien en retard pour rendre ma copie, puisque j’ai terminé tout cela hier soir et que le délai du défi est le 28 mai, j’ai décidé que je n’y toucherai plus.

Epilogue

Ce matin, entre deux urgences, Nathalie et moi sommes allées faire des photos. Elle a photographié le bomber aux Geishas, et moi j’ai photographié… (allez, je ne vous en dirai pas plus, à Nathalie de vous faire la surprise).

Finalement je suis ravie, car le bomber a remporté un franc succès auprès des collègues. Peut-être que c’est la fin de ma phase de doute et de ratés.

Sur ce, je vous souhaite à toutes et tous une excellente semaine.

Fanfreluche

 

26 Comment

    1. Merci Nathalie. J’ai eu quelques angoisses, mais finalement, je suis assez contente du résultat. Sarah nous a bien fait progresser. Après, clairement, le tissu fait beaucoup d’effet.

  1. Superbe! J’ai vu ce tissu au marché hollandais. Le modèle exposé était le Teddy de Louis Antoinette. J’ai ragé de ne pouvoir acheter ce magnifique jacquard épuisé. Maintenant je connais la coupable!!!

    1. Oups ! Désolée. Je suis sûre que tu trouveras un autre beau tissu. Pourquoi pas un joli wax coloré ? J’en ai deux ou trois coupons qui me titillent la rétine. Mais, je ne suis pas sûre d’en avoir suffisamment. Merci pour ton message.

  2. Magnifique ! Il y a de bien beaux tissus dans ta région. J’aime tout particulièrement la jolie symétrie sur les devants. En ce qui concerne les poches, ça ne me choque pas du tout et je pense qu’on y fait attention uniquement si tu en parles (ou si tu fais un zoom sur les poches…). Est ce que tu as doublé ce beau blouson? Félicitations pour ton travail et ton partage. Bonne semaine.

    1. Merci de ton gentil message Anne-Marie. Alors, non je ne l’ai pas doublé parce que j’étais vraiment trop juste au niveau du délai et aussi parce que ce tissu est finalement assez chaud pour l’entresaison sans doublure. Pour tout t’avouer, il reste même quelques petites propretés à réaliser pour finir l’intérieur. Je ferai cela ce week-end.

  3. ça c’est une master piece ! Nul doute qu’on se retourne sur toi dans la rue, il faut assumer quand on se transforme en geisha , Lol ! Moi aussi, les FE me stressent toujours quand elles doivent être absolument en face, mais comme j’ai appris la couture avec Burda, il y a fort longtemps, je bâtis tout ce qui est précis.

    1. Merci beaucoup Isabelle. Tu as raison. Parfois on croit gagner du temps en ne bâtissant pas et finalement c’est tout le contraire. On ne devrait pas être pressée quand on coud.

  4. Très, très joli ton bombers et original dans ce tissu. J’adore. Les geishas posées en miroir sur les devants, les poches passepoilées sont des points forts de cette réalisation fort bien réussie. Bravo.

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