Les Serial Piqueuses

Les aventures de Falbala & Fanfreluche
Couture des poupettes Robes

La robe boulet

quiz

Je commencerai cet article par un petit quiz.

Question: qu’est-ce qui est pire qu’une robe boulet ?  Vous avez 15 secondes ………….

question

Vous ne savez pas?

Vous donnez votre langue au chat?

suspense

Quel suspense !!

 

Réponse: une robe boulet que l’on coud pour une amie !

Genèse de l’histoire:

Et pourtant tout avait si bien commencé. Notre chère Martine a célébré un bel anniversaire tout rond en août dernier et Fanfreluche, qui s’est sentie pousser des ailes, a proposé de lui coudre une petite robe sur mesure pour « marquer le coup ». Une petite robe simple, droite, sans prétentions, avec l’aide (heureusement) de la Prof aux multiples ressources. Le projet a été lancé en tout début d’année, avec pleiiiiiin de temps pour tout boucler, bâcher et même pour y ajouter une petite surprise : un joli sac assorti (le sac, il a bien été livré, vous l’avez déjà vu ici).

Seulement voilà, vous verrez en lisant la suite, que tout ne s’est pas exactement déroulé comme nous l’attendions. Certaines petites difficultés ont fait que lors de l’anniversaire en question, il y avait certes le cintre qui allait servir à porter la robe (ici), le fameux sac (un autre plan screugneugneu, mais pas mal géré par Falbala), plus une série d’autres petites bricoles destinées à cacher l’absence de la fameuse robe (ici et ici). Alors un grand merci à Martine qui s’est montrée patiente, compréhensive et… qui n’en pense pas moins, je suppose.

La principale erreur :

Ce joli tissu à diverses nuances de bleu et motif graphique, qui a tout de suite beaucoup plu à Martine lorsque nous lui avons envoyé la photo en direct du Marché des Hollandais. La couleur était top, le motif offrait des perspectives intéressantes pour une robe droite mais, car il y a bien sûr un mais, un tissu polyester fin, fluide, glissant, bref, un tissu qui vit sa propre vie et ne pardonne pas la moindre petite erreur. Nos Serial Piqueuses, se sont dit : qu’à cela ne tienne, maintenant nous sommes des grandes, tout ça ne nous fait pas peur.

Enseignements techniques et GROS screugneugneus:

Les premières étapes:

Comment tirer parti du motif imprimé pour donner une belle ligne à la robe, comment poser et épingler le patron sur ce tissu glissssant. Comment couper (heureusement la Super Prof a sorti ses Super Ciseaux), puis comment tracer les contours du patron et bâtir les pièces. Beaucoup de séances d’apnée et de couture à la main.

Patronage:

Les Serial Piqueuses croyaient avoir quelques connaissances en matière d’essayage et de retouches de patrons, mais celui-ci s’est révélé plus coriace. Nous avons appris qu’en couture sur mesure il arrive que les deux côtés du corps soient suffisamment asymétriques pour qu’il soit nécessaire de tracer deux patrons différents pour les côtés droit et gauche. Et dans ce cas-là, on a beau laisser des marges de couture de 2 cm, on peut se retrouver avec 3-5 mm seulement de marge de couture pour monter une fermeture à glissière (aïe !!). Que faire ? Et c’est ainsi que Fanfreluche a appris à ajouter une « rustine » à la marge de couture. Je ne recommanderais pas cette technique comme une procédure de routine, mais quand il n’y a plus rien d’autre à faire, ça « sauve le coup ».

Couture:

En l’occurrence, couture rime avec screugneugneu. Malgré l’achat de belles aiguilles Microtex, très fines, et malgré toutes sortes de tentatives de réglages de la tension du fil, il a été impossible de faire des coutures propres. Quoi que l’on fasse, les coutures froncent, les points marquent le tissu en tirant des fils perpendiculaires à la couture ou le tissu gondole. Bref, c’est la cata.

Essayages:

Alors là, chapeau bas à notre Martine. Elle a subi une série incalculable d’essayages. Il y a ceux, bien sûr, parfaitement orchestrés par notre Prof que l’on ne présente plus, mais il y a eu les autres, où nos Serial Piqueuses ont régulièrement tergiversé, tâtonné, piqué, dépiqué (tout en essayant d’avoir l’air pro pour ne pas inquiéter Martine – hum, hum… pas sûr qu’elle ait gobé tout ça, mais en tout cas elle a vraiment joué le jeu).

Bon, je vous la fais courte. Je ne vais pas vous parler de la longue pince unique cousue dans le dos à la main, puis à la machine, puis redéfaite, des retouches au niveau des manches qui finalement empêchaient Martine de bouger ! Celles-là aussi redéfaites – enfin, dans la mesure du possible car à ce moment-là l’emmanchure était déjà surjetée et il ne restait pas plus de 5 mm de marge de couture à disposition pour élargir…

Oh pardon ! J’avais dit que je la faisais courte ! Donc, pour finir, lors du dernier essayage, nous nous sommes aperçues qu’en dépit de tous nos efforts, le tissu a formé une petite poche au niveau de l’épaule gauche et là, les Serial Piqueuses déclarent forfait.

désespoir

Reste à faire l’ourlet du bas de la robe et c’est Falbala qui a repris le flambeau, pour cause de désespoir de Fanfreluche (entre temps on est en mars avril de l’année suivante) et après plusieurs tests (même sa machine à coudre « Rolls Royce » n’y a rien fait), nous nous sommes décidées pour un ourlet roulotté fait à la surjeuteuse. Bon, je pense que notre Martine portera sa robe pour aller dans son jardin, sortir les poubelles et rire copieusement de ses copines couturières de boulet.

boulet

Comment ? Vous avez lu jusqu’au bout et maintenant vous voulez voir la robe boulet ? Bon OK, voilà les photos. Ames sensibles s’abstenir !

En fait, chaque fois que les petites piqueuses touchaient à un bout de la robe, c’est un autre bout qui se détraquait. Pas moyen de gagner !

On vous livre aussi une photo de la robe toute finie, le dernier screugneugneu étant l’ourlet du boulet. C’est Falbala qui s’est lancée et, comme il fallait s’en douter, même la solution de l’ourlet roulotté s’est avérée un échec. Après lavage, l’ourlet roulotté s’est resserré et la robe a pris une forme « tulipe » !!! Tout ça pour ça !

Bon on vous met quand même une dernière photo pour la bonne bouche.

Allez, maintenant que vous avez vu la robe boulet, je pense qu’elle va aller droit à la poubelle.

A bientôt les ami(e)s.

Falbala et Fanfreluche

Epilogue de la robe « boulet »: elle lui va quand même bien à notre Martine. En tout cas chapeau, pour son anniversaire elle l’a portée, ça mérite quelques applaudissements et réchauffe notre pauvre petit cœur…

 

 

11 Comment

    1. J’avoue que je n’avais même pas fait le lien. C’est vrai que ce pourrait être un poisson d’avril, et en fait je préférerais. Malheureusement, c’est la réalité. Comme disait Falbala, nous avons péché par orgueil. Mais au moins, comme chaque fois, en ressort un peu plus futé de ce genre de mésaventure. Je crains simplement que notre Martine ne se sente effectivement obligée de continuer de traîner ce boulet.

  1. Le plan robe et sac assorti était foireux depuis le début. Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas… Je pense que nous avons péché par excès d’orgueil.. ouh la la qu’est-ce qu’on se remet en question dernièrement… Même les ciseaux et la coupe magiques de la Prof de l’extrême ne sont pas venus à bout de cette p. de. b. de m. de tissu (ahhh ça fait du bien!!) En tout cas ça reste une jolie robe pour sortir les poubelles si tant est que Martine arrive à sortir ensuite de cette robe toute seule et c’est pas gagné!! Désolée pour le dernier foirage du roulotté et bon sang j’en ai fait des essais préalables. En tout cas ça fait du bien de se débarrasser enfin du boulet, n’est ce pas ma Fanfreluche.. Maintenant c’est Martine qui va se trainer une robe boulet dans sa penderie, parce que même moche on a du mal à se débarrasser d’une robe faite par les copines!!

  2. Droit de réponse !
    Nan nan nan…….sortir les poubelles avec ma robe birthday (pas boulet) m’enfin, je dis nan, même pas dans tes rêves Falbala. Et pour le jardin, tu m’as équipée d’un beau tablier à poches (ici), bien plus pratique que ma robe
    Et Mary, je te jure que ce n’était pas un poisson d’avril, elles en ont bavé mes serial piqueuses, avec ma robe, entre crises de fous rires et crises de nerfs (Mel, ça c’est les screugneugneu).
    Certes, j’ai eu un peu peur quand j’avais du mal à l’enlever, mais en fait je faisais simplement trop attention de ne pas déchirer le tissu tant que la robe n’était pas cousue.
    Je suis très fière de ma robe unique en son genre et elle repose fièrement sur son beau cintre, unique lui aussi, quand elle n’est pas portée.
    Bravo les copines !! Et encore merci de tous ces efforts…..

    Martine

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