J’avais eu un gros de coup de cœur pour ce modèle de manteau. Vous l’avez certainement loupé parce quand l’article a été publié, il y avait quelques bugs sur le site et aucune notification d’article n’est partie. Pour tout ce qui concerne le patron de ce manteau et la construction du manteau initial, c’est donc par ici.
J’ai fait cette deuxième version parce que le modèle est vraiment très confortable et enveloppant. Et aussi parce que, cette fois, je voulais « liquider » un magnifique coupon acheté il y a quelques années à Sainte-Marie-aux-mines lors d’un salon mode et tissus. Je ne me souviens plus du stand où je l’ai acheté… Sa composition est incertaine, il y a probablement du lainage. L’envers est complètement différent.
J’en avais trois mètres ce qui aurait dû être largement suffisant.. Oui mais non!!! Il a fallu improviser et le transformer en « bi-colores »..
Adaptation du patron en bicolore
Vu la laize très étroite de ce tissu, les pièces ne rentraient pas. Il aurait fallu renoncer à la capuche et / ou raccourcir le manteau, ce que je ne souhaitais pas. L’idée de combiner deux tissus a donc rapidement émergé. Marie m’a dégoté un superbe lainage noir qui se mariait à merveille avec ce tissu arc-en-ciel au vu des lignes noires et grises présentes. L’idée de base a été de faire la patte de boutonnage et les poches en noir et de finir le bas du manteau et des manches avec une bande en noir.
On a discuté des dimensions à modifier et on est parti sur 6 cm pour le bas du manteau, 8 cm en noir sur le bas des manches et 6 cm sur le pourtour ou une partie de la capuche. J’ai refait chaque pièce du patron pour intégrer ce changement. J’ai décalqué une pièce entière pour le dos afin de faciliter le travail de coupe. Le tissu est assez mouvant et je me suis basée sur les lignes du tissu pour avoir le droit fil sur les pièces
La parementure d’ourlet en noir a été cousue immédiatement sur chaque pièce. Voilà ce que cela a donné sur chaque pièce, avant assemblage du manteau, recto/verso:
J’avais vraiment peur à ce stade qu’il y ait des différences de longueurs mais tout s’est bien goupillé à force de mesurer et de remesurer. J’étais assez contente de l’effet et surtout du raccord ensuite sur les côtés, l’ourlet étant de surcroit arrondi.. Tout s’est bien cousu malgré l’épaisseur des tissus et de l’entoilage gonflant. Sur le milieu devant, il a fallu laisser une partie ouverte dans la perspective du montage ultérieur de la fermeture à glissière et de l’ajout de la doublure.
La patte de boutonnage en revanche a été un réel calvaire. Autant sur le premier manteau je n’ai pas eu de problème pour faire les boutonnières, autant ce tissu noir a été totalement récalcitrant. Chaque boutonnière a foiré, avec un accident de « découd pas si vite », heureusement sur l’envers du tissu. J’ai rafistolé la déchirure tant bien que mal.. Du coup j’ai renoncé à faire les boutonnières sur la capuche car elles auraient été faites sur une partie noire. Pour le moment elle reste ouverte sur les côtés libres et je verrai à l’usage.
Le parti pris des couleurs
En plus d’avoir une petite laize, ce tissu est une succession de couleurs, sans répétition. Il m’aurait fallu au moins le double de métrage, voire plus, pour faire un raccord couleur. Donc pas d’autre option que de jouer le parti pris de la diversité des couleurs.
Et j’adore le résultat. Bien sûr, il y a quand même un raccord carreau, anticipé dès la coupe, mais pas de raccord couleur.. Et j’adore cet effet!!
Dès cet instant, j’ai pensé à continuer le jeu des couleurs en choisissant des boutons tous différents et de différentes couleurs. La chasse aux trésors à la mercerie du Fil amant est toujours un vrai bonheur même si certaines couleurs ont été plus difficiles à trouver. J’ai également pour la capuche deux petits boutons « assortis » au premier et dernier bouton du manteau. Ils sont en attente..
La doublure gris foncé en viscose assez lourde, toujours de chez Marie, est juste parfaite pour ce mélange de couleurs. Elle rappelle le gris et le noir du manteau.
J’aurais pu faire la parementure intérieure en noir pour qu’il y ait une uniformité des couleurs sur l’envers mais je n’y ai pas pensé. Et cela me va très bien ainsi.
A la différence du premier manteau, je n’ai pas fait les surpiqûres de matellassage, les rayures et carreaux du tissu arc-en-ciel se suffisent à eux-mêmes. Et ce gain de temps a largement été compensé par le montage bicolore!!
J’ai hésité sur les poches. Je trouvais qu’en noir elles tranchaient un peu trop. Avec les petites chutes qui me restaient, j’aurais pu les faire ton sur ton mais là n’est pas le propos de ce manteau! Les copines ont majoritairement choisi le noir.
J’adore cette nouvelle version. Le seul bémol est la grande fragilité de ce tissu arc-en-ciel. Il s’est effiloché à fond au cours de la coupe et du montage. J’ai dû rattraper des brins de couleur qui s’étaient défais. J’espère quand même qu’il durera sinon, comme dit Fanfreluche, ce sera un manteau du dimanche!!! A cet égard, le camouflage est bien plus robuste et si facile à vivre!! Alors vous préférez lequel???
Je regarde toujours avec avidité les patrons de manteau. Ce manteau / parka paru dans la revue Burda Style de novembre 2023 (toujours en téléchargement sur le site de Burda style: modèle n°119), faisait partie des modèles que je gardais sous le coude. Sa structure est originale avec cette bonne longueur, son ourlet arrondi et les fentes latérales. Il est de surcroit raglan ce qui constitue pour moi la cerise sur le gâteau. Il est difficile de décrypter le modèle au vu des photos (une grande spécialité de Burda!!) Mais du peu que l’on voit, il paraît tailler grand.
Comme je voulais un modèle confortable qui me permette de porter des gros pulls, j’ai décalqué le 36 et le 38. Après mesure des différentes pièces, il s’est avéré gigantesque même en 36. J’ai dû donc regrader une taille en dessous. J’aurais même pu reprendre encore mais l’idée d’un manteau loose me convenait parfaitement. Le dessin technique est plus édifiant que les photos de la revue. Il comporte pas mal de pièces.
Pour ce modèle assez sport, j’avais dans l’idée de « liquider » un grand coupon de 3 mètres de velours milleraie camouflage, acheté dans un moment d’étourderie sur le site de Bennytex. A la réception de ce coupon, j’ai été très déçue. Je n’aimais pas les couleurs, pas assez de vert, trop de marron. J’avais laissé dormir ce coupon pendant trop longtemps, il était temps d’en faire quelque chose, au pire une toile.
Ce qui m’a un peu bloqué est le choix de la doublure. J’avais deux options soit le thermocoller avec la fameuse Vliseline volumineuse (H630) et prendre une doublure bien glissante, soit prendre une doublure déjà molletonnée, ce qui aurait été un gain de temps. Et puis Marie a attiré mon attention sur le fait que le modèle était prévu avec un matelassage. Et effectivement il y a des lignes de surpiqûres horizontales assez espacées sur les pièces du patron. Et là je n’ai pas pu résister parce que j’adore matelasser des pièces. Et pour couronner le tout, Marie m’a déniché une superbe doublure très glissante camouflage.. La cause était entendue.
Montage et matelassage
Burda est assez laconique sur les points techniques de ce manteau. Pour le matelassage, seules les règles basiques sont données: épingler et surpiquer!! Les pièces sont matelassées individuellement et ensuite assemblées. Pour les raccords de surpiqûre, règle 22: démerde toi comme tu peux!!!
Avant cette opération, j’ai dû reprendre toutes les pièces du patron pour tracer les lignes de surpiqûres que j’avais loupé bien sûr!! Une fois chaque pièce du manteau molletonnée, j’ai réépinglé les pièces de patron et fait un fil de bâti le long des lignes de surpiqûres. Tout ce travail de préparation a pris un temps fou et j’avoue qu’à ce stade j’étais contente que le matelassage ne soit pas plus complexe!!!!
Pour éviter les problèmes de raccord de surpiqûre Marie a suggéré que je fasse d’une traite et à plat les surpiqûres, une fois les devants cousus au dos. Cela m’a permis de rectifier de petits écarts!! J’ai fait la même chose avec les manches et la capuche.
Finitions devant
Le manteau est fermé par une fermeture à glissière. Il y a en outre un parement devant avec un boutonnage, pris en sandwich avec le zip. Le modèle prévoit des boutons pressions à riveter mais j’ai préféré de vrais boutons. J’ai effectué les boutonnières avant d’assembler ce parement. Ce qui était beaucoup plus facile, vu l’ampleur et le poids du manteau.
J’ai trouvé de grands boutons vintage pour le manteau et les mêmes en plus petits pour la capuche, comme d’hab de la mercerie du Fil amant. Mes boutons sont très grands et ne pouvaient pas rentrer dans le pied boutonnière. J’ai dû réaliser des boutonnières manuelle qui se sont passées sans encombre sauf que je les ai faites du mauvais côté!! La parementure a donc dû être positionnée à gauche au lieu d’être à droite.
ll a juste fallu que j’en tienne compte pour la capuche qui est aussi fermée par des boutons, dans l’alignement de la patte de boutonnage du manteau. Mais comme elles n’ont pas été faites en même temps, je me suis retrouvée avec un fil différent.. Je n’ai vu la différence de couleur qu’au comment de poser les boutons!!!! Bon il faut avoir le nez dessus pour le voir…
L’ourlet arrondi
Les finitions de l’ourlet et de la fente de côté sont absolument incompréhensibles et lacunaires. Il est juste indiqué dans la partie montage de la doublure: piquer les bords d’ourlet dos ensemble. Je suppose que l’ourlet du manteau se fait en assemblant le bas de la doublure avec le bas du manteau.. Avec l’arrondi ce n’est pas folichon..
J’ai plutôt opté pour une parementure d’ourlet d’environ 4 cm que j’ai coupé dans le tissu du manteau. Puis j’ai fait un fil de fronce sur l’ourlet de la doublure pour qu’il vienne s’ajuster sur l’arrondi de la parementure d’ourlet du manteau. Le tout assemblé à la main.
Au porté rien à redire. Il est long, il y a largement la place de porter gros pulls et gilets en dessous, ce qui était un de mes impératifs.
Ce modèle est tellement facile à porter que je me suis lancée dans une seconde version, cette fois en lainage très coloré. Je me suis rajouté quelques difficultés parce que sinon ce n’est pas fun!! J’espère le finir avant l’arrivée du printemps!!
Chez Marie à la boutique du Fil amant, on trouve des merveilles, y compris en matière de tissus pour homme. Je ne raffole pas coudre pour Monsieur car il est assez peu soigneux avec ses fringues. Mais récemment il a fait des efforts au moins avec ce que je lui ai cousu. J’ai craqué sur deux coupons à thème, qui correspondent bien à la personnalité de Monsieur.
L’audiophile
Panneau à motif placé
J’ai d’abord jeté mon dévolu sur ce panneau beige, avec motifs placés de radio cassettes et autre matos. C’est sûr qu’à l’ère du tout numérique, bon nombre de personnes ne sauront pas ce qu’est un radio cassette!! Je l’ai surnommé l’audiophile, parfait pour Monsieur qui fait partie d’une association d’audiophiles, surnommée affectueusement les audiopathes ou les pathes!!
Ce panneau a longtemps dormi dans mon stock, je ne savais pas quel patron utiliser ou quel modèle envisager. Et puis Marie a sortie de ses manches une série de vieux Burda consacrés exclusivement à la Mode pour homme. Cela change des revues Burda habituelles qui sont assez avares en la matière.
Le patron
Dans le numéro n°265 (1994) on trouve des chemises, des pulls, des vestes, des pantalons et gilets, des tenues décontractées (pyjamas, joggings) et tout un tas d’accessoires. Non vous ne rêvez pas!!! Chaque modèle est assorti de nombreuses variantes!! Les modèles sont donnés pour les tailles 46 au 56, autant dire que ça taille assez grand!!!
Dans la partie pulls, il y avait une version dotée d’un col, avec empiècement et boutonné sur le devant. Je l’ai utilisée comme base pour y adapter une fermeture à glissière (modèle 307/B). Monsieur adore les T.shirts zippés sur le devant! Trois tailles sont disponibles 46/48, 50/52 et 54/56. J’ai décalqué la plus petite taille. Cela restait vraiment très grand comparé au patron de T.shirt de base que j’ai pour lui. Mais bon, c’était un modèle de pull alors pourquoi pas!!!
Pour ce qui est du placement des motifs, j’ai opté pour un devant uni et j’ai gardé le motif assez chargé pour le dos. Il y a également une petite radio cassette isolée que j’ai casée sur le bras.
J’ai pas mal galéré avec l’incrustation de l’empiècement devant mais le résultat reste tout à fait honorable. L’empiècement a été thermocollé au niveau des angles qui sont crantés. Le col était démesuré, je l’ai fait plus étroit.
Bon je ne vous cacherai pas qu’initialement quand je l’ai monté, je voyais bien que c’était beaucoup trop grand. Le T.shirt a tout de même été entièrement monté (à la machine ouf…) et à l’essayage, c’était la cata totale. Soyez indulgentes, les photos ont été faites à l’arrache, tôt un matin dans la salle de bains, juste avant mon cours de couture. Oh il a l’air ravi de son futur T.shirt….
La transformation
J’ai tout démonté sauf l’empiècement devant avec le zip et j’ai laissé mariner la chose un certain temps. Je ne voyais pas par quel bout le reprendre Et puis il y a quelques jours, j’ai décidé de le retoucher à partir de son patron de T.shirt de base. J’ai replié les pièces devant et dos sur leur milieu et positionné le patron du T.shirt, en rajoutant un chouille au niveau de l’épaule pour arriver au col. Même chose pour les manches que j’ai mis à plat et rebidouillé pour en faire des manches longues. Sans état d’âme, j’ai recoupé, perdu pour perdu!!!. J’ai fait l’assemblage cette fois à la surjeteuse.
J’avais juste décousu une partie du col dos. Du fait que les épaules étaient plus petites, il me fallait réduire le col. Je n’ai plus retrouvé les chutes du panneau donc j’ai fait avec ce que j’avais. J’ai marqué le milieu de la nouvelles encolure dos et j’ai ré-épinglé le col jusqu’à cette marque. J’ai tracé une perpendiculaire sur laquelle j’ai cousu. Puis j’ai recoupé et dégarni. Ça passe…
Monsieur l’a essayé rapidement. Les manches étaient trop longues de 6 cm mais pour le reste c’était plutôt pas mal. J’ai fini les ourlets et voilà:
Le bricoleur ou la boîte à outils
Là pas grand chose à dire si ce n’est que j’ai craqué sur le motif de ce French Terry tout à fait adapté à Monsieur, grand bricoleur à ses heures perdues. Il est sur fond beige avec une prédominance de orange, gris et noir pour tout l’outillage dont on peut rêver (ou pas!)..
Là j’avais pris 1,50 m pour en faire un T. shirt. J’ai là encore utilisé son patron de base, bidouillé à partir d’un T.shirt du commerce. Le montage a été rapide et sans accroc… Ah!!!!! Là il est content… des outils par milliers!!! Et ceux là pas besoin de les ranger, et aucun risque de les perdre…
J’espère que ces modèles vous auront inspiré!! J’ai encore emprunté à Marie d’autres Burda spécial homme. A voir ce que je vais concocter!! En attendant très belle soirée..
L’été j’adore trainer en short et bermuda. Mon « dealer » favori en matière de pantalons et shorts ayant malheureusement définitivement fermé, je me suis lancée depuis peu dans le pantalon. Pour cet été avec le début de canicule (qui est déjà loin derrière nous) j’ai laissé tomber les pantalons pour des shorts.
J’ai opté pour un modèle Burda style de juillet 2009, modèle 113, version B. Il s’agit d’un modèle assez simple avec revers, relativement ajusté, et surtout taille pas trop haute (ouf!!). Il existe en deux versions, avec ou sans poches passepoilées dans le dos.
Déstockage de tissus
Pour ma première version, le tissu est une belle chute offerte par Fanfreluche à grands motifs de fleurs sur fond noir, kaki et blanc. Il est un peu extensible. Il vient de la caverne alsacienne il me semble. Fanfreluche y avait cousu un pantalon très chouette lors de notre atelier pantalon. Ça remonte à 2018! Pour la petite histoire j’avais acheté le même motif mais cette fois dans un jersey de viscose pour en faire une robe.
Pour la deuxième version j’ai liquidé une chute de tissu blanc, un peu extensible, dans lequel j’avais cousu un chilet blanc.
Un short improvisé
J’ai décalqué le patron en taille 36. Nous avions fait les mesures d’usage avec Marie mais par précaution j’ai bâti le short pour vérifier que tout allait bien.
Au niveau taille, c’était parfait à part que le short rentrait un peu dans les fesses!! La fourche a été modifiée pour lui donner plus d’arrondi. En contrepartie j’ai relâché un peu les coutures sur les hanches pour rendre ce qui avait été pris sur la fourche. Cette retouche a amélioré le confort fessier!! Je me suis également rendue compte qu’il serait très court avec le revers, j’ai donc décidé de garder toute la longueur sans revers. Ne cherchez pas les raccords ou un quelconque placement délibéré des motifs, j’ai fait avec ce que j’avais en terme de métrage!!!
J’ai fait le montage braguette avec Marie, parce que je bloque toujours sur cette étape. A la fin je me dis que ce n’est pas si compliqué.
Une fois le short définitivement monté je me suis rendue compte que je n’avais aucune pièce pour la ceinture. J’avais emprunté la revue à Marie, oublié de scanner les parties concernant le short et impossible de remettre la main sur la revue. J’ai pensé que j’avais rendu la revue et qu’elle avait été prêtée à quelqu’un d’autre.
Marie ayant fermé pour ses congés d’été, je me suis attelée aux finitions toute seule. J’ai suivi les conseils de Marie et dessiné une ceinture enforme. Elle fait 3,5 cm fini.
Un deuxième essai toute seule!!
Une fois cette première version finie et largement approuvée, j’ai décidé d’en faire un autre, blanc. Cette fois-ci, j’ai voulu des poches cavalières plutôt que des poches italiennes. Je les trouve plus seyantes et pratiques. A cette fin, j’ai modifié le patron pour changer le format de cette poche.
Vu que je venais de finir la braguette du premier short, je me suis dit que c ‘était relativement frais dans ma tête et donc j’ai commencé tout de suite par ça. Et la magie a opéré du premier coup j’ai réussi à tout monter tout correctement.. comme quoi à force d’en faire!!!!
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Alors initialement comme on peut le voir sur ces photos, j’avais doublé mes poches avec une cotonnade imprimée parce que je trouvais ça fun!! Et puis je me suis rendue compte qu’on voyait le motif par transparence. J’avais bien entendu déjà surpiqué mes poches.. J’ai quand même défait et coupé des doublures de poches dans une vielle taie blanche qui trainait dans mon atelier.
Au porté ce deuxième short va aussi très bien mais je trouve qu’il gonfle et a plus d’envergure que le premier. Je me suis probablement plantée dans ma ligne de raccord des milieux, au vu des plis et pour le reste c’est probablement lié au tissu qui est plus raide que celui de Fanfreluche.
Une fois que j’avais terminé ces deux shorts, bien entendu j’ai retrouvé la revue de Marie, cachée sous une tonne de revues!!!. Ce qui m’a permis de voir que la ceinture prévue n’était qu’un simple rectangle au lieu d’une enforme. Il y avait en outre des passants de prévu. Bon les deux shorts n’ont pas besoin d’être ajusté par une ceinture, malgré la présence d’élasthanne.
Je suis parée pour l’éventuel retour de grosses chaleurs!!!!
La famille Costa qui a créé la parfumerie Fragonard, a une longue tradition de collections de pièces anciennes et de bijoux provençaux. En 1997, elle a notamment ouvert le musée provençal du costume et du bijou, à Grasse.
Odile et Magali Pascal sont également des passionnées et des collectionneuses de costume arlésien. Elles ont écrit une trilogie consacrée au costume arlésien. A la suite de la rencontre des deux familles, l’idée d’un nouveau musée a vu le jour. La famille Costa a racheté les pièces de la collection Pascal et a décidé de fusionner les deux collections de Grasse et d’Arles. Le musée de la mode et du costume, conçu pour dévoiler ces collections, a été inauguré en juillet 2025 à Arles.
Il est situé dans un hôtel particulier d’Arles, l’hôtel Bouchaud de Bussy, entièrement rénové pour l’occasion. C’est un très bel édifice des XVIIe et XVIIIe siècles.
L’exposition inaugurale du musée
Elle s’intitule « Collections Collection » et présente des pièces des deux extrémités de la Provence. L’objectif de cette exposition est aussi de montrer en quoi la mode en Provence s’est inspirée des vêtements dits à la française, avec en outre une présentation chronologique. La scénographie du musée n’est donc pas très facile à appréhender. Les pièces sont numérotées avec quelques explications sur le côté. Il m’a fallu un certain temps pour décrypter cet agencement d’autant que j’étais focalisée sur les belles robes présentées. De mon côté, j’ai choisi de mettre plus l’accent sur certaines pièces que je trouve remarquables.
Le costume arlésien est porté dans la région d’Arles qui va jusqu’à la Camargue et le sud du Gard. Il se compose d’une coiffe, d’un corsage (ou eso) recouvert d’une chapelle (composée de plusieurs éléments dont le fichu), d’un jupon et d’une jupe. Pour s’y retrouver dans la terminologie des costumes, je vous renvoie à ce site très bien fait qui présente notamment le costume arlésien et le costume comtadin.
Robe à l’anglaise et fichu brodé 1870Caraco, fichu et jupe imprimée 1786Robe redingote 1815Robe à la française 1770
L’art et les tenues arlésiennes
De tableaux du XVIIIe dépeignent le quotidien des Arlésiennes et constituent une source précieuse de connaissances de leurs vêtements, notamment du peintre Antoine Raspal. Une toile en particulier a été très importante dans la mise en place de ce musée. Une tenue similaire a pu être reconstituée. Le souci du détail est époustouflant. Ce tableau fait partie de la collection Costa et est par ailleurs en couverture d’un des tomes sur le costume provençal d’Odile et Magali Pascal.
Miniature sur ivoire vers 1820 attribuée à Michel-Philibert Genod
La coiffe volumineuse est typique des années 1820. Le corsage est très court, dans une soie noire bordée d’un volant de dentelle. La jupe est une toile de coton imprimée de Jouy-en-Josas. Un petit fichu vient compléter la tenue.
De jolies coiffes en ruban
Les Arlésiennes se parent de deux types de coiffe, en cravate ou au ruban. La cravate est un carré de tissu savamment plié. La coiffe en ruban était réservée aux tenues habillées, vu le coût élevé des rubans.
Ces coiffes sont agrémentées de rubans colorés en soie, gaze ou velours. Ils font 1,50 m environ et sont enroulés autour du chignon.
Une robe de mariée
Cette robe de mariée est l’une des deux tenues figurant sur l’affiche de l’exposition. Elle date de la fin du XIXe. Elle est en satin avec de grands motifs de lys.
La partie corsage (ou chapelle) est très sophistiquée avec son assemblage de plis et de belles pièces de dentelle. La coiffe est surmontée d’un ruban de velours à motifs.
Robe empire
Cette magnifique robe Empire à traine date de 1803-1805. J’adore ses broderies que l’on peut voir sur la partie centrale de la robe et sur les manches.
Elle est sublimée par une étole en indienne de coton, imprimée en Inde, dont les bordures sont caractéristiques des châles orientaux.
Après la visite du musée nous avons pu suivre la fête du costume avec un défilé somptueux dans le théâtre antique d’Arles. Cette fête est organisée chaque année. Une très belle conclusion à cette journée…
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