Sac pour les épingles à linge

Sac pour les épingles à linge

Le sac pour les épingles à linge de Martine.

Toujours dans la revue Home Projets n° 28, il y avait un joli modèle de sac pour les épingles à linge, monté sur un cintre. Je l’ai fait plus grand et plus profond que ce qui était préconisé. La poche du bas doit mesurer 20 cm (ich). Là encore Monsieur Falbala a été appelé à la rescousse pour bricoler un cintre en bois et en supprimer la barre latérale.

Le projet a l’air ultra simple mais quand c’est trop simple en général ça pose des problèmes… D’abord, ce qui me dérangeait c’est qu’aucune doublure n’était prévue. Et celles qui me connaissent savent que l’envers est tout aussi important que l’endroit.. Je me suis donc creusée la cervelle pour essayer de faire une doublure, mais en vain.. J’ai doublé le tissu parce qu’il était très fin mais ça n’a pas réglé le problème des coutures apparentes sur l’envers..

Ensuite, dans la précipitation j’ai fait une erreur dans la coupe du tissu. Le dos devait être entier et seulement le devant constitué de deux panneaux. Bien sûr j’ai coupé deux panneaux aussi pour le dos et je n’avais plus de tissu pour refaire un morceau entier. J’ai donc triché en faisant un raccord avec du biais large entre les deux panneaux du dos. Et au final, le cintre en bois prévu initialement s’est avéré trop grand mais j’ai réussi à trouver un cintre de la même forme plus petit.. ouff…..

En tout cas il a plu à notre « coquelicots addict », c’est l’essentiel..

C’est un joli prototype (faut pas trop regarder dedans..) A repenser pour de meilleures finitions à l’intérieur. Des commandes sont déjà prévues!!!

Falbala

Manteau d’été

Manteau d’été

Oui c’est un nouveau concept tout à fait adapté à cette saison! Ces derniers temps, je dois avouer que je n’avais pas vraiment envie de coudre des tenues estivales. Et ça tombait bien parce que j’avais un projet parfait pour ce temps pourri : un petit manteau demi-saison mais qui est bien adapté à cet été. J’avais acheté la revue Tendance Simplicity spécialement pour ce manteau (n° spécial n°9).

Un patron multi-options

Comme toujours dans cette revue, les modèles comportent plusieurs options. La structure de base du manteau consiste en des manches raglan avec découpes princesse devant et dans le dos. Les manches sont en deux pièces avec épaulettes (pour manches raglan). Je ne suis pas très fan des épaulettes mais elles permettent de mieux mettre en forme (et de remplir) l’épaule assez large. J’ai conservé l’idée initialement puis elles ont dégagé parce que cela faisait un effet bizarre. Elles avaient été probablement cousues à l’envers…

# Manteau raglan Tendance couture simplicity n°9

Le patron se décline avec plusieurs variantes, de longueur (veste, manteau court ou long), de col (type Claudine, grand col droit fermé au milieu ou sur le côté), de finitions de manches (manche volantées ou droite, boutonnées ou non), de poches (plaquées à rabat, prises dans la couture avec rabat, passepoilées), avec ou sans bas-volet, avec fermeture milieu devant ou sur le côté (et boutonnages simple ou double), bref un grand choix s’offre à nous. Toutes les options sont bien sûr combinables. Celle qui m’avait tapé dans l’œil était la version courte avec manches volantées, col droit et poches plaquées, soit le n° 12 dans la revue.

Au total cela fait un nombre de pièces assez conséquent pour chaque version. Les différentes pièces sont indiquées mais pas leur nombre. Pour cela il faut se rapporter aux différents plans de coupe des différentes variantes et déchiffrer les schémas, ce qui n’est pas toujours évident. Le manteau est prévu doublé. Là encore faut bien regarder sur les différents plans de coupe et déchiffrer.

Tous les patrons Simplicity sont avec marges incluses de 1,5 cm sauf indiquées autrement. Rien n’est précisé pour les ourlets, a priori c’est donc la même chose. J’ai tout cousu à 1,5 sauf le montage du volant sur la manche que j’ai fait à 1 cm. Il me semble que j’ai également cousu à 1 cm le petit rabat sur les manches. Enfin après quelques péripéties de longueur, j’ai fait un ourlet de 3 cm.

Pour ce modèle, j’avais acheté à la mercerie du Fil amant une grande fin de rouleau dans un coton légèrement stretch à grands motifs de fleurs, orange, bleu et kaki, ainsi qu’une doublure ancienne dans les tons de marron. Les boutons ont été puisés dans le stock. Il s’agit de gros boutons vintage épais, dénichés dans un marché aux puces il y a quelques années.

# Manteau raglan Tendance couture simplicity n°9

Modification de la taille

La revue Simplicity inclut des patrons que l’on peut trouver aussi en version pochette individuelle. Dans la revue toutes les tailles ne sont pas incluses. J’ai retrouvé le guide des tailles du patron pochette (n°2508) pour ce manteau, cela va du 32 au 50 pour les tailles françaises. Les dimensions finies du manteau sont également données, ce qui est bien utile surtout quand on a une multitude de petites pièces à mesurer. Rien de tel dans la revue.

# Manteau raglan Tendance couture simplicity n°9

Dans la revue il y avait trois tailles seulement qui de surcroît allait par deux : 40/24, 44/46 et 48/50, sachant que selon le tableau des mensurations, les tailles sont décalées, le 40 correspond à la taille 38 et ainsi de suite. J’ai décalqué la première taille qui correspondait au 38-40 mais après mesure des pièces, c’était vraiment très large et j’ai tout regradé dans la taille en dessous. Même regradé il y a une ampleur confortable au niveau de la carrure et on peut facilement le porter avec une veste ou un pull en dessous.

Une longueur entre les trois

Ce manteau existe en trois longueurs. Chaque pièce du corps du manteau est en deux longueurs (veste et manteau court) et pour la plus grande longueur il faut en outre à chaque fois rajouter une autre pièce. J’avais décidé de décalquer toutes les longueurs puisque à terme j’envisage de faire ce modèle pour l’hiver.

Sur les pièces milieu devant, j’ai décalqué la version veste qui correspondait à mon modèle 12, alors que sur les autres pièces j’ai décalqué la version manteau court. Puis j’ai rajouté consciencieusement partout la dernière pièce pour la version la plus longue. Ce n’est qu’au moment de l’assemblage des différentes pièces que je me suis rendu compte de ma bourde… J’ai mesuré la différence : 9 cm. Pour faire au plus simple, J’ai retaillé le bas du manteau en conséquence. Donc ma longueur est hybride et ne correspond à aucun des modèles !

Rajout d’une capuche

Il y a beaucoup d’options dans ce modèle mais pas de capuche. Et vu la tonne de pluie qui tombe en ce moment, je me suis dit qu’une capuche était indispensable, d’autant que j’ai rarement un parapluie sur moi.

Marie m’a dégoté un modèle Burda en chaine et trame avec capuche (modèle n°110, octobre 2018). J’ai pris la plus petite taille pour cause de petite tête !! et je l’ai doublée. Il a fallu quand même la reprendre et diminuer sa circonférence à la base pour qu’elle s’adapte à l’encolure du manteau. Je l’ai également doublée. On ne croirait pas qu’on est en juillet n’est-ce pas?!

De jolis détails

  • Martingale dans le dos

Tendance simplicity est un vrai capharnaüm pour les explications. Du fait qu’il y a plusieurs options pour ce modèle, les explications paraissent plus thématiques suivant les modèles, que chronologiques. On finit par se perdre et surtout défaire ! L’assemblage des pièces devant et dos est un préalable qui ne pose pas de problème mais Il faut penser à insérer la martingale dans le dos qui est prise dans les marges de couture. Je l’avais zappée, je l’ai donc rajoutée en vitesse. En principe cette pièce est surpiquée. Comme j’avais oublié de le faire, je n’ai surpiqué aucune pièce pour lequel c’était prévu. Parti pris !!

  • Des manches volantées

Les manches se construisent en plusieurs étapes. J’ai commencé par la partie inférieure volantée avec des plis, et sa doublure à l’identique. Il faut s’assurer au préalable de la bonne longueur puisque l’ourlet de la manche est tout de suite cousu avec la doublure.

Ensuite il faut coudre les brides de manche à plat sur les deux pièces de la partie supérieure des manches et assembler le bas des manches sur le haut. Là aussi j’avais zappé cette bride, j’ai donc dû défaire pour l’insérer dans la couture. J’ai pas mal galéré pour l’insérer correctement puisqu’elle vient à cheval sur deux coutures qui s’entrecroisent. Au final, mes plis n’arrivent pas au même endroit sur les deux manches. Je ne comprends pas d’où ça vient. Et une des brides est plus longue…Du fait que la position des plis n’était de toute façon pas symétriques je n’ai pas modifié les brides.

Les brides sont fixées sur le manteau par des boutonnières. Je me suis fait l’économie d’une boutonnière en cousant directement les boutons du fait que ce bouton n’est pas destiné à être ouvert.

  • Grandes poches à rabat

Seul le rabat est doublé mais j’ai aussi doublé les poches. Le patron prévoit juste une parementure intérieure pour les poches que j’ai gardée. Le rabat se ferme avec un bouton.

Aucune explication n’est donnée sur le montage si ce n’est que les poches sont positionnées le long de la découpe princesse. J’ai positionné le rabat à 1,5 cm au dessus de la poche de manière à pouvoir le replier sur l’endroit et le surpiquer, et aussi laisser peu de marge entre le rabat et la poche.

Je me suis rendu compte que les rabats étaient un peu plus petits que les poches (coupés et cousus à l’arrache, tout s’explique !!) Marie m’a encouragé à poursuivre quand même. Bon j’avais laissé passer pour les manches, mais là non.. J’ai recoupé des rabats dans les dernières chutes. Le montage est loin d’être parfait et droit mais c’est mieux.

La construction de la doublure

Pour le montage de la doublure, la première pièce du devant est doublée avec une parementure, tout le reste est en tissu de doublure. Il n’y a pas de parementure de col. Cela aurait exigé un patron spécifique pour la parementure col en y intégrant le haut des manches. Il n’y a pas non plus de pli d’aisance dans le dos puisque on utilise la même pièce que pour le manteau. J’ai dû rabioter sur les marges de couture pour donner un peu de mou au milieu dos de la doublure. Pour la prochaine version, je referai les pièces du patron de doublure à part.

L’assemblage de la doublure est presque entièrement prévu à la machine. Ce n’est pas d’une clarté limpide mais si j’ai bien compris il faut juste laisser une petite ouverture sur l’ourlet du manteau de manière à pouvoir tout retourner. mmm… J’ai fait à l’ancienne, comme Marie m’a appris : parementures fixées à la main sur les marges de couture et assemblage de la doublure sur le manteau à la main avec à la fin la doublure du haut des manches sur l’emmanchure.

Endroit / envers

Au porté il est plutôt pas mal, avec une bonne ampleur au niveau carrure. Il sera parfait pour une version hiver. Le col me déplait, il est trop large et ne vient pas bien se positionner sur l’encolure. Il est censé se fermer avec deux boutons mais le résultat est plutôt moche. J’ai supprimé les boutons du col par la suite. Le rajout de la capuche gêne également pour fermer le col. Comme on peut le voir sur les photos il est bien froissé après une journée au bureau et assise dans la voiture.. La vraie vie quoi!!

Bon on va quand même espérer que ces foutues pluies vont quand même s’arrêter et que l’été pointera enfin le bout de son nez avec son lot de cousettes d’été!!

Nathalie

Garde robe pour homme: pantalon et chemise

Garde robe pour homme: pantalon et chemise

ou mieux vaut tard que jamais!! Bon je dois dire au préalable que ce site prend la poussière et se couvre de toiles d’araignées.. Et pourtant ce n’est pas faute de créations à montrer. Et je parle aussi au nom de Fanfreluche qui coud avec beaucoup d’assiduité mais délaisse encore plus notre site… J’ai décidé de prendre de bonnes résolutions et de faire un peu de rattrapage. Aujourd’hui, je vous montre ce que j’ai cousu, notamment, pour Monsieur il y a pas mal de temps déjà..

Deuxième édition du pantalon bleu de travail

Bon sur ce projet, tout a été dit en détail lors du premier projet (par ici). J’ai tenu compte des remarques de Monsieur sur son souhait d’avoir une ceinture un peu plus basse. J’avais modifié le patron en conséquence.

La difficulté qui s’est rajoutée venait des fines rayures de ce magnifique coupon de lainage ancien, déniché à la mercerie du Fil amant. Cela a pris pas mal de temps pour la coupe, pour veiller à ce que les lignes soient raccord au moins au niveau des fesses et dans la mesure du possible par rapport à l’empiècement de poche. Cela implique de dessiner chaque pièce séparément sur le tissu et de les positionner par rapport aux rayures.

Le montage de la ceinture et surtout des passants avait été un cauchemar sur le premier projet. Cette fois ci, j’ai intégré les passants en haut et en bas sur le montage de la ceinture (en deux pièces), avec juste une surpiqûre pour les maintenir en place. J’ai pris les rayures dans l’autre sens pour la ceinture. Cette fois-ci j’ai mis directement des crochets à la ceinture, réclamés par Monsieur lors de la première version. Cela fait une boutonnière délicate de moins à faire!!

Le détail de l’intérieur des poches latérales. Je n’en avais pas assez de ce joli coton à gros pois pour faire la doublure de la ceinture. Le lainage étant assez fin, il a fait l’affaire pour doubler la ceinture.

Ce pantalon a été cousu il y a pas mal de temps mais j’ai eu beaucoup de mal à faire poser Monsieur. Plus je vois ce modèle, plus je me dis qu’une version plus étroite serait plus sympa. Mais bon les goûts et les couleurs. Voilà Monsieur qui pose devant ses rosiers fétiches.

et devant les Kniphofias magnifiques cette année. Ils peuvent avec toute ces pluie!! J’adore ces fleurs et leur nom me fait toujours marrer..

Chemise d’été

Cela fait une éternité que j’ai en projet de coudre une chemise à Monsieur. J’avais à cette fin gardé des vieilles chemises immettables dans le but de récupérer le patron. Monsieur a une marque allemande favorite de chemise mais les derniers temps leurs designs s’est orienté vers la chemise slim, plus vraiment adaptées aux rondeurs du bidon de Monsieur !! C’était donc l’occasion de se lancer dans le projet.

Tout comme pour le pantalon, j’ai décousu une de ses chemises pour en reprendre le patronage. J’avoue avoir eu du mal à faire coïncider les pièces dos et devant. En plus je me suis un peu mélangée les pinceaux puisqu’il y avait des coutures rabattues. Au bout du compte, j’ai utilisé un devant (X2 pour la symétrie), un demi dos, un demi empiècement et la manche. Lorsque j’ai replié la manche en deux j’ai vu qu’elle était parfaitement symétrique donc pas d’erreur possible entre le dos et le devant de la manche !

J’avais repéré tout un tas de chouettes tissus chez Marie, dans ses couleurs de prédilection qui sont habituellement le bleu layette, le blanc, voire des rayures. Je l’ai quand même consulté vu que c’est lui qui portera la chemise. A ma grande surprise, il a écarté tous les rouleaux que j’avais sélectionnés et m’en a sorti deux autres. Une viscose à grands motifs pastels (mmmm….) et une popeline à petites fleurs rose pâle. Oui il adore les couleurs pastel. Pour jouer la facilité sur un projet test, j’ai choisi la popeline plutôt que la viscose. Des petits boutons vert pâle sont venus s’ajouter au projet.

Le montage n’est pas sorcier mis à part le col et son pied de col qui demandent un peu de minutie. J’avais un peu peur de m’être plantée en copiant ces pièces mais au final tout s’est bien ajusté, après quelques ronchonnades comme d’habitude!!

La finition de l’empiècement est très propre puisque cette pièce et sa doublure sont prises en sandwich entre le dos et le devant, sans couture apparente sur l’endroit ou sur l’envers, y compris au niveau de la couture d’épaule. Pour le reste je n’ai pas fait de couture rabattue. J’ai surjeté les côtés ainsi que la couture des manches.

Après un premier essayage, elle s’est avérée vraiment large et bien trop longue. J’ai recoupé 7 cm sur la longueur. Pour les retouches en largeur vu que tout était monté, la solution de facilité a été de reprendre uniquement sur les côtés. J’ai décalé la marge de couture de 1,5 cm de chaque côté. J’ai noté la modification sur le patron pour que la suivante soit mieux ajustée.

Je craignais un peu les boutonnières mais sur de la popeline, elles se sont faites les doigts dans .. les poches.. J’ai juste merdouillé sur la première boutonnière parce que j’ai mesuré l’emplacement sur une de ses chemises, au lieu de vérifier son positionnement sur la chemise cousue. Elle est trop décalée pour pouvoir être utilisée. Mais comme il s’agit d’un modèle estival, à porter sans cravate, cela n’a pas trop d’importance. Je n’ai même pas essayé de la découdre de peur de déchirer le tissu. Et puis de toute façon elle est presque invisible.

Pour les ourlets, j’ai fait un double rentré de 1,5 cm sur le bas et de 2 cm sur les manches. Toute fière de moi, j’ai lavé et repassé la chemise. Et j’ai constaté que j’avais oublié la poche ! La pièce était déjà coupée, je l’ai rajoutée dans la foulée. La encore sur du tissu aussi fin, la couture se passe sans encombre..

Monsieur est ravi de sa chemisette !! Je lui trouve quand même quelques défaut au niveau du patronage, avec une épaule un peu trop basse. A revoir pour les suivantes.

j’espère reprendre mes bonnes habitudes et vous me montrer prochainement la suite des réalisations déjà faites..

Nathalie

Le « chilet » long

Le « chilet » long

Autant le « chilet » blanc (court) est une pièce indispensable de ma garde-robe d’été, autant le « chilet » long est devenu incontournable en hiver. Je le porte en général sur des robes parce que je trouve ça joli mais aussi parce que ça tient un peu plus chaud.

Il y a quelques années j’avais fait une copie d’un de mes gilets longs préférés mais le résultat n’avait pas été à la hauteur de mes attentes, pour de multiples raisons (voir ici). J’ai toujours en projet de le refaire d’ailleurs. J’ai même acheté le tissu pour il y a longtemps (mmm). Ces derniers temps, l’envie de gilet long m’a titillé d’autant que j’avais vu chez Marie des tissus tout à fait adaptés à ce genre de pièce. Je sais ce n’est pas bien du tout !

Et bien sûr au lieu de ressortir mon patron, j’en ai cherché de nouveaux. J’ai téléchargé deux patrons de gilet gratuits: le Willow cardigan de Moodsewsiety qui a des manches originales et le Harper de Sinclair patterns qui est tout simple et est prévu en plusieurs longueurs. Mais c’était sans compter sur Marie qui m’a trouvé un modèle de gilet très sympa, dans le Burda d’octobre 2014 n° 113, avec un grand col châle qui « froufroute » sur le devant.

Un modèle vintage de gilet

Ce modèle de gilet long, ou manteau selon la description de Burda, est toujours en téléchargement individuel sur le site de Burda style (ici). Il existe avec ou sans manches. C’est bien entendu la version avec manche qui m’intéressait.

Ni une ni deux, je me suis ruée sur ce patron et dans la foulée j’ai acheté un tissu à motifs de feuilles qui me faisait de l’œil depuis un moment. Ce tissu est splendide, texturé dans son motif mais néanmoins très souple et facile à travailler. C’est un jersey de coton avec un tout petit peu de laine.

Le patron nécessite un métrage assez conséquent du fait que les pièces devant du gilet sont très grandes. Les tailles vont par deux et j’ai décalqué le 34-36. Comme l’ampleur dos était un peu limite par rapport à ma carrure, j’ai rajouté 1 cm dans la pliure milieu dos pour être sûre que ça ne tiraille pas dans le dos.

La seule modification apportée a été dans la longueur ou j’ai enlevé 7 cm. Les manches sont aussi très longues et je n’ai rajouté aucune marge de couture pour l’ourlet. Elles restent encore un peu longues malgré un ourlet de 4 cm. Au bout du compte il me semble que j’ai pris 2,50 m de ce tissu, la laize étant très large. Et j’ai des chutes (zut alors !)

# gilet Burda Style octobre 2014 n° 113

Les difficultés d’assemblage

A première vue, c’est un modèle assez simple à coudre avec très peu de pièces. Je m’étais même dit qu’en une matinée, le projet serait plié. Ah ! ah !! l’arrogance de la couturière! Une fois mes pièces coupées j’ai failli me lancer directement mais j’ai quand même eu un doute et j’ai bien fait de regarder les explications de montage. J’étais en effet sur le point de faire une belle boulette ayant pris pour une pince à coudre l’ouverture en V sur la pièce de devant (21). Cette ouverture délimite en fait le col de l’épaule.

# gilet Burda Style octobre 2014 n° 113

Du fait que le col châle est une pièce à même il n’est pas question de se servir de la surjeteuse. Son montage m’a laissé perplexe. Il était question de couture rabattue mais je n’avais laissé qu’un cm de marge de couture. Grâce à la patience de Marie, j’ai fini par me rendre à l’évidence que c’était possible avec la maille en recoupant bien une des marges de couture ! La couture milieu dos du col se fait donc endroit sur endroit, avec couture rabattue sur l’endroit pour cacher les marges de couture. Ensuite le col est fixé à l’encolure, couture classique envers sur l’envers.

Du fait que j’avais trop et mal cranté la jonction entre la couture du col et de l’épaule, le montage a été galère. A force de faire et de défaire, j’ai fini par obtenir un résultat acceptable sur l’endroit. Merci à Marie pour sa patience et ses conseils bien avisés !!!

# gilet Burda Style octobre 2014 n° 113

Il résulte de ce montage que la couture du col est moche moche sur l’envers, sans possibilité de surjeter. Marie m’a sorti un petit bout d’extra-fort que j’ai fixé à la main pour couvrir les coutures d’épaule et de l’encolure. Cela permet du même coup de stabiliser ces coutures. Le résultat n’est quand même pas trop mal !! J’ai entoilé les angles et on voit des (tous) petits bout d’entoilage qui dépassent.

# gilet Burda Style octobre 2014 n° 113

Des finitions à n’en plus finir

Une fois le gilet monté, il ne reste plus qu’à faire l’immense ourlet. Dans les explications de montage, il est indiqué de coudre un biais dans le même tissu sans faire de double rentré à l’intérieur pour limiter les épaisseurs.

Cette solution ne m’a pas emballé et j’ai préféré faire un tout petit ourlet avec double rentré. Je ne voulais pas qu’on voit un surjet à l’intérieur d’autant que je n’avais aucun fil vraiment assorti. Alors des cônes de fil vert j’en ai à la pelle, du kaki clair, du kaki moyen, du kaki foncé, mais pas de ce vert émeraude.

# gilet Burda Style octobre 2014 n° 113

La longueur totale de l’ourlet est de 5,30 m, avec les pièces de col qui en rajoutent pas mal !! J’ai passé un temps fou à épingler et à repasser. Tout est en arrondi avec certaines parties qui font un coin .. tout en rond. Enfin vous voyez ce que je veux dire !! Avec un fil ton sur ton, j’ai fait une couture presque invisible. En conclusion, ce projet n’est pas vraiment difficile une fois qu’on a compris le montage mais il prend surtout beaucoup de temps.

Avec le recul, la solution la plus appropriée serait de faire un roulotté à la surjeteuse. Du fait que le col châle n’est pas replié au niveau de la nuque, il a tendance à tourner et on voit parfois l’ourlet surtout sur un côté.

Et en mode pantalon, ça passe aussi..

Voilà maintenant il ne me reste plus qu’à tester les autres patrons de gilet, d’autant que les températures sont prévues à nouveau à la baisse la semaine prochaine.

Nathalie

Un plan sans accroc .. ou presque!

Un plan sans accroc .. ou presque!

Avec ce titre je ne résiste pas à la tentation de répondre à un précédent commentaire de Nabel qui parlait de plan sans accroc face à mes tribulations couturesques ces derniers temps. Cette réalisation, je dois l’admettre, c’était un plan sans accroc! Bon bien sûr, j’ai voulu me compliquer un peu la tâche, sans succès..

L’inspiration

Le modèle est issu de la revue Burda style de septembre 2012, modèle 109. Il n’est plus disponible en téléchargement individuel mais a été réédité dans le Best of des robes d’hiver, de mai 2021. La revue est toujours disponible sur le site de Burda Style. Pour une fois les photos « burdalaises » sont sympas!!

Le patron et ses modifications

Dans la revue de 2012, la robe est déclinée en trois versions, avec des manches et longueurs différentes. Ce qui fait tout son charme ce sont les grandes pinces poitrine, ses manches 3/4 légèrement évasées et sa forme droite.

# Robe burda style septembre 2012

Son encolure légèrement bateau est finie par une parementure. Aucune modification n’a été apportée au patron si ce n’est des petites pinces d’épaule, pour cause de morphologie. En fait chaque pièce est assortie d’une pince, épaule sur la manche, dos et pince poitrine. La robe est prévue avec une couture milieu dos et fermeture à glissière. Mais avec la maille, on peut facilement faire l’impasse sur le zip. La robe passe parfaitement sans nécessité de se tortiller pour rentrer dedans.

Pour les tissus préconisés: lainage, jersey ferme, jersey de laine. J’avais repéré chez Marie un molleton à motifs d’inspiration vintage qui me paraissait tout à fait approprié. Comme j’ai mis du temps à laver mon tissu et que j’avais hâte d’essayer le patron, j’ai utilisé un morceau de maille Milano acheté chez Marie dont j’avais utilisé un bout pour l’encolure de la robe Zircon (Paprika patterns) (ici).

# Robe burda style septembre 2012

Première réalisation sans accroc

Le montage de la robe est hyper simple. J’ai cousu les pinces avec du fil Maraflex. Le reste a été monté en un rien de temps à la surjeteuse.

Bon ne cherchez pas les raccords dans le dos parce qu’il n’y en a pas!! Parti pris… Elle m’a paru un peu longue. Je l’ai raccourcie de 4 cm.

Deuxième version prise de tête

La seconde version a été montée tout aussi rapidement mais je m’étais mis en tête de faire des poches. C’est la conception de ces poches qui a pris du temps et a tourné en boucle dans ma tête.

J’ai fini par partir sur des poches unies avec un rappel du tissu imprimé. Oui mais quelle couleur? Je n’avais que du blanc ou du noir. J’ai épinglé une poche de chaque couleur sans être vraiment convaincue. Marie m’a refilé une chute de molleton bleu qui était mieux que le noir. J’ai consulté les copines et le résultat assez serré a donné le bleu en gagnant.

J’ai passé un temps fou ensuite à monter ces poches. Du fait des épaisseurs je les ai cousues à la main sur la robe mais j’ai trouvé le résultat assez moche et mal réalisé. Je les ai finalement décousues.. tout ça pour ça!!

Pour cette version en molleton, j’ai fait la parementure dans une chute de jersey de coton pour limiter les épaisseurs. Petit zoom sur le détail des pinces:

A l’occasion de notre virée à Sainte-Marie-aux-mines, au salon mode et tissus, j’ai eu la surprise de découvrir que Christine avait acheté le même tissu. Elle a concocté une robe très chouette qui est en fait un mix de plusieurs patrons Burda!!

Très bon week-end et à très bientôt pour je l’espère de nouveaux plans sans trop d’accroc!!

Nathalie