Les 4 ans d’Augustine – Couture et pâtisserie

Les 4 ans d’Augustine – Couture et pâtisserie

Nous avons fêté en famille les 4 ans d’Augustine le mois dernier. J’ai pris un peu de retard pour vous raconter ce que j’ai concocté à cette occasion. Alors, vite, vite, je vous montre cela avant ses 5 ans ! Oui, je sais, le temps file à une vitesse!

Les 4 ans d’Augustine – la robe à carreaux BCBG

Je vous ai promis de la couture et de la pâtisserie, eh bien vous avez déjà vu le gâteau (hum, hum), il vous reste à découvrir la couture.

J’ai craqué depuis un bout de temps pour une petite robe à carreaux très bon chic bon genre dans le Burda de janvier 2021.

Tout au fond du stock, il me restait un coupon assez important de tissu à carreaux façon lainage. Je l’avais acheté il y a plusieurs années sur Etsy pour coudre une grande étole (clic) comme cadeau de Noël pour la nounou d’Augustine. Ce n’est pas de la laine. Je pense qu’il y a de la viscose, car c’est un tissu très doux. Mais, en tout cas, c’était idéal pour coudre cette robe à Augustine. Et du coup, d’une certaine façon, entre la nounou et la princesse, la boucle est bouclée.

Stop au bavardage, passons aux choses sérieuses.

Les carreaux et les raccords

Marie et moi avons passé deux heures à poser les différents éléments du patron sur le grand coupon à carreaux pour assurer des raccords corrects. Quand il a fallu repérer la répétition du motifs à carreaux, j’ai eu l’impression de me retrouver devant une flopée d’équations à double inconnue. Mais Marie a démêlé tout cela de main de maître.

Malheureusement, il y a quand même eu un couac pour les raccords de la jupe au dos. Je ne comprends pas ce que j’ai raté à ce niveau. Je vous le montre rapidement ici, pour pouvoir ensuite passer aux éléments mieux réussis.

Bon, je ne suis pas 100% satisfaite de la pose de la fermeture à glissière, mais disons que ça passe…

Les autres finitions

Les têtes de manches sont froncées, dont beaucoup d’embu à résorber. Deux petits fils de fronce ont permis d’en venir à bout.

J’ai doublé le haut de la robe avec un voile de coton bleu très pâle, pour plus de confort. Mais voilà, j’ai oublié de prendre une photo.

Ensuite, le modèle Burda prévoit deux demi ceintures posées de part et d’autre de la robe et ornées de petits boutons. Marie m’a trouvé dans son immense stock de boutons anciens, des petits boutons dorés suffisamment plats pour être confortables. En effet, il faut penser au fait que deux des boutons sont dans le dos et que la princesse au petit pois, si elle s’assied ou se couche, pourrait être gênée par des boutons à tige.

La vue d’ensemble

Avant de vous montrer la vue d’ensemble, laissez-moi vous raconter que Augustine n’a pas été vraiment ravie en déballant son cadeau. Elle voulait une robe à fleurs ! Eh oui, on ne peut pas toujours gagner. Mais rassurez-vous, entre temps elle l’a adoptée, d’autant plus que les boutons brillent et que la jupe tourne!

Les 4 ans d’Augustine – la cape de super héroïne

Outre la robe à carreaux, j’ai pensé à une autre surprise pour Miss Augustine. Cela fait longtemps qu’elle essaye de se déguiser en super héroïne. Etant une adepte de Patpatrouilles et de Pyjamasques, cela se comprend. D’habitude c’est une grande serviette éponge qui fait le job, mais j’ai trouvé mieux.

Il y a plusieurs années, Nathalie m’avait donné un grand drap en satin synthétique bleu ciel, qui lui venait de sa maman. Il était caché dans un étui en plastique glissé sous un lit, avec un paquet d’autres chutes et coupons un peu improbables. Eh bien, c’était exactement ce qu’il me fallait pour concrétiser le souhait d’Augustine. Il me restait également un morceau de cotonnade rose fuchsia, parfait pour la doublure et de la feutrine jaune qui a servi à faire le A de Super Augustine.

Inutile de vous dire que le patron a été fait maison, en m’inspirant de certaines cousettes vues sur Pinterest et plus particulièrement de celle-ci (clic).

Et voici un projet simple et efficace, qui a fait grand plaisir à Augustine.

Les 4 ans d’Augustine – le gâteau licorne… Frankenstein

Si vous avez tenu le coup jusqu’ici, voici votre récompense : un compte-rendu de mes prouesses en pâtisserie !

La Super Héroïne m’avait commandé un gâteau licorne. Après le gâteau chat et le gâteau lapin (clic, clic), on passait au niveau au-dessus. J’ai acheté les fournitures nécessaires chez Cerf Dellier et j’ai comme d’habitude cherché l’inspiration sur Pinterest (voici le tableau).

Pour réaliser le gâteau, j’ai testé la recette du Molly Cake (ici) et de la ganache montée à la framboise (ici). Les deux recettes ont bien réussi et étaient délicieuses. Je me suis donc lancée.

Les mésaventures

Pour ne pas prolonger inutilement cet article, je vous la fais courte. Enfin presque…

D’abord, j’ai lu quelque part que pour couper plus facilement les différentes couches du gâteau, il fallait le congeler. Ce que j’ai fait. Quelle mauvaise idée ! Evidemment, impossible de le couper et donc, après avoir bien saccagé les bords de mon gâteau, j’ai finalement dû attendre qu’il décongèle.

Ensuite, contrairement à la première fois, ma ganache montée est restée beaucoup trop liquide. Par conséquent quand j’ai monté mon gâteau, la ganache a suinté sur les bords et les différentes couches ont glissé. Un gâteau toboggan ! Pour récupérer ça, j’ai fixé les trois couches en y piquant des piques à brochettes en bois et j’ai remis au réfrigérateur.

Bon. Une fois bien refroidie, la ganache s’est stabilisée. Il me restait à poser la pâte à sucre. Au magasin, ils m’ont conseillé de prendre de la pâte à sucre déjà déroulée et j’ai pensé que c’était une bonne idée. Mais je n’ai pas réfléchi au fait que mon cercle de pâte à sucre ferait des vagues, une fois posé sur mon Molly Cake très haut et plus étroit. Quelle galère ! J’ai fini par couper les « vagues » et du coup je me suis retrouvée avec des balafres verticales tout autour du gâteau.

Là, j’ai bien failli jouer le gâteau Frankenstein à fond et poser de faux points de suture. Mais non… les enfants n’auraient pas compris.

Pour terminer, comme ma ganache n’était pas assez ferme, je n’ai pas pu faire de décorations à la poche à douille. Heureusement que j’avais acheté quelques fleurs en pâte à hosties. Je vous remets la photo du produit fini.

Pour conclure, le gâteau a remporté un franc succès et il était très bon.

A bientôt pour de nouvelles aventures.

Fanfreluche

 

 

La tête dans les étoiles…

La tête dans les étoiles…

Il y a des projets qui trainent, celui là en fait indéniablement partie.. J’avais commandé il y a quelques années un chemin de table de Noël, à la Coudrerie, du temps de ses anciens propriétaires, les Ober. J’avais indiqué les dimensions que je voulais (2, 10 m. sur 47,5 cm) et au niveau des motifs je lui avais laissé carte blanche. De toute façon, même quand on lui demandait quelque chose de précis, il disait d’accord et ensuite n’en faisait qu’à sa tête, ou suivant son inspiration. Ma seule demande avait été de petits motifs de Noël, plus faciles à broder. Bien sûr, il m’a imprimé de grands motifs…

# Chemin de table la Coudrerie

J’ai très longtemps hésité pour le choix des couleurs. Je voulais rester sur des couleurs de Noël et pas trop de couleurs différentes. J’avais même été à la mercerie du bain aux plantes espérant trouver l’illumination. Bon tout ce qui est feuillage, ça va de soi, pour les fleurs je suis restée sur du blanc/écru et rouge mais j’ai longtemps hésité sur les décorations de Noël et les bougies. J’ai finalement opté pour du bleu, la couleur de prédilection de ma mère. Je voulais aussi quelques touches de doré. J’avais trouvé les références d’un super fil doré, résistant au lavage (jusqu’à 60°), mais il a été longtemps en rupture de stock (Fil Rico, metallic, coloris 921). Merci à Monsieur qui passait régulièrement à la mercerie d’Ingwiller qui dispose d’un bon stock de fils à broder et qui m’avait commandé ce fil doré. L’année dernière, j’avais même trouvé à la mercerie du Fil amant une superbe dentelle ancienne, rouge et verte, qui irait vraiment bien, mais cela ne m’a pas motivé beaucoup plus pour autant.

# Chemin de table la Coudrerie, dentelle du Fil amant

Je dois avouer que broder ce chemin de table n’a pas été des plus plaisants peut-être à cause des motifs qui ne correspondait pas à ce que j’avais initialement en tête.. Chaque automne, je ressortais ce chemin de table pour l’abandonner peu de temps après.

# Chemin de table la Coudrerie

Bon cette année Noël est vraiment atypique… D’habitude, dès le mois de septembre-octobre, je commence à réfléchir aux cadeaux de Noël, à faire des listes de projets.. Bon à cette période, j’avais d’autres problèmes en tête qui m’ont détourné de ces préparatifs.. Puis quand décembre est arrivé, pas de promenades sur les marchés de Noël, à la rencontre des stands fétiches ou des villages préférés d’Alsace.. Pas d’achat de nouvelle crèche de Noël.. Pas de virée en ville pour voir le splendide sapin érigé pour les fêtes… Pas de visite de Mulhouse pour acheter le tissu de Noël. Cette année, il y a quand même eu une édition, Résilience (tout un programme!) mais le tissu ne fait absolument pas Noël, donc j’ai fait l’impasse.. Tous ces petits rituels de préparation et d’instants magiques qui nous permettaient d’avoir la tête dans les étoiles..

# Chemin de table la Coudrerie

Durant mon immobilisation forcée, les premiers jours je n’avais envie de rien. Puis petit à petit je me suis remise à broder, en essayant de me mettre un peu la tête dans les étoiles.. J’ai alors décidé de terminer ce chemin de table cette année. Je n’ai pas retrouvé le coton perlé bleu que j’avais utilisé initialement pour les décos de Noël. J’ai fouillé partout mais sans succès… Bien sûr j’ai fini par le retrouver dans une boîte improbable une fois que la broderie était finie.. En désespoir de cause, j’ai utilisé un autre bleu tirant légèrement sur le violet. J’étais à deux doigts de défaire la broderie déjà faite avec le bleu initial mais il aurait aussi fallu défaire le fil doré qui est une vraie plaie à utiliser et défaire. Pour l’enfiler il faut absolument utiliser un enfile aiguille tant le fil est raide et épais. Les aiguillées doivent rester très courtes car ce fil vrille très rapidement pour commencer puis se délite complètement.

# Chemin de table la Coudrerie

Les points utilisés sont simples, du point de tige pour les contours, du remplissage au point lancé, du point de nœud et du point de mouche pour le feuillage (sapin).

# Chemin de table la Coudrerie

Une fois la broderie terminée, j’ai lavé le chemin de table et la dentelle séparément. J’avais peur que la dentelle dégorge, ce qui n’a pas été le cas. J’ai ensuite posé mon chemin de table sur ma grande table de coupe pour positionner la dentelle d’1 cm sur le tissu. J’ai hésité entre coudre à la main ou à la machine.

J’ai une prédilection pour la couture de la dentelle à la main mais j’ai quand même fait un test à la machine. Le résultat n’a pas été concluant, on voyait trop les points de machine sur la dentelle très ajourée. J’ai fait un premier tour sur la partie la plus basse (quasiment sur le bord du chemin de table) et ensuite un second tour pour fixer le haut de la dentelle. Cela simplifie au final le repassage puisque la dentelle ne bouge pas. En contrepartie l’envers n’est pas folichon mais au moins sur l’endroit on ne voit pas la couture.

Il me reste à trouver un tissu pour une nappe assez neutre et unie qui s’accorderait avec ces couleurs du chemin de table et de la dentelle.

Allez pour finir de se plonger la tête dans les étoiles, quelques photos d’une exposition de crèches du monde entier à Obernai (Noël pour tous les Bethléem du monde), l’année dernière, issues de la collection de l’association Bethléem, de Muzeray  Cette expo était assez magique même si l’éclairage assez mauvais ne m’a pas permis de faire des photos très nettes.

Sur ces belles images, je vous souhaite à tous et toutes un très joyeux Noël.

Nathalie

Le retour du vintage: les robes « Christine »

Le retour du vintage: les robes « Christine »

Les vielles revues de couture ou les patrons pochette bien vintage recèlent des pépites. A la mercerie du Fil amant, il y a tout un stock de revues Burda des années 70 sur lesquelles j’ai jeté mon dévolu. Il y a des petits modèles de robe à tomber, sans parler du reste… Ce sont des pavés quand on les compare aux revues actuelles, avec beaucoup plus de rubriques, dont de la broderie et même des recettes de cuisine mais toujours très chiche en patrons pour homme!! Elles sont rédigées en allemand mais l’ « édition française » comprend un petit cahier explicatif traduit en français. Bon les explications sont très succinctes (pré-Burdalais) mais cela permet d’avoir une idée de la taille, du type de tissu requis.

# Revues Burda vintage er jersey vintage de la mercerie du Fil Amant

Il y a aussi tout un stock de vieux patrons dans lequel j’ai déjà puisé… Cet été, Christine, de notre cours de couture, a mis la main sur un patron pochette Burda vintage de robe trapèze très originale, avec une découpe sur la poitrine. Dans cette découpe, il y a en fait un passage de pince de poitrine qui est assez simple à réaliser.  Pour celles que cela intéresse, je vous renvoie au livre de Michèle Thénot, 1001 robes (modèle de robe avec empiècement) et à celui de Teresa Gilewska, le modélisme de mode, Vol 2 les transformations (pince en biais dans une découpe). Le patron est prévu pour du chaine et trame mais Christine l’a réalisé en jersey, un jersey bien vintage cela va de soi, qui rend super bien. Elle a choisi de faire le modèle sans manche, sans la ceinture prévue mais avec les poches. Le patron est prévu en deux tailles seulement.

# Patron Burda pochette vintage n° 2 0242

Christine m’a prêté son patron que je me suis empressée de copier. Le patron comprend sept pièces, sans compter les poches et la ceinture. D’emblée, j’ai viré ceinture et poches. Christine m’avait prévenu que l’encolure était très serrée, et effectivement elle remonte très haut. J’ai élargi successivement à ce niveau et j’ai au final adapté la parementure d’encolure. Pour faire un test du rendu de la robe j’ai utilisé un morceau de jersey viscose bien psychédélique, trouvaille de notre dernière virée à la caverne alsacienne.. Au moment de couper les pièces, j’ai eu pas mal de doutes sur leur positionnement. Les jupes devant et dos sont chaque fois coupées avec couture au milieu: une des versions de la robe est avec un tissu rayé ou avec chevrons et la couture milieu permet de faire les raccords. Pour mon test j’ai gardé le principe de la couture de milieu mais j’ai choisi de poser les pièces dans le droit fil en espérant que cela n’allait pas trop altérer la forme en trapèze. J’ai laissé pas mal de marge de couture, la forme inhabituelle et très découpée des pièces devant ne m’ayant pas vraiment permis de comparer avec mon patron de robe de base en maille. Je n’ai rien rajouté au niveau de l’ourlet du bas. Les manches m’ont paru à ce stade suspectement très étroites.

# Patron pochette vintage Burda n° 2 0242

J’ai bâti entièrement la robe sans les manches, tout en prévoyant assez de tissu dans mon coupon pour pouvoir les refaire au besoin. Verdict du montage : beaucoup trop large en particulier dans le dos. En plus mon jersey étant très fluide cela accroit la largeur du modèle. Marie m’a posé des retouches dans le dos, sur la partie corsage (moins 2,5 cm de chaque côté) et au niveau de la couture dos de la jupe. Elle a préconisé de ne pas toucher au devant pour garder quand même l’effet trapèze. J’ai enlevé trois centimètres au bas des jupes et j’ai fait un ourlet de 4 centimètres. Le recouvreuse m’a fait une belle couture sur mon test mais a rechigné sur la robe.

# Patron Burda pochette vintage n° 2 0242

J’ai cousu la robe à la surjeteuse, tout en laissant la couture des cotés ouvertes. Après avoir hésité j’ai également cousu la découpe poitrine à la surjeteuse, en plusieurs fois pour bien garder la forme. J’ai cousu d’abord un coté, puis la partie droite centrale, et enfin l’autre côté. Et je me suis lancé dans les manches. L’emmanchure est assez mal dessinée, elle vient pratiquement sur le bras, ce qui rend la robe très inconfortable. Et les manches sont beaucoup trop étroites (team « gros bras »). J’ai donc ressorti mon patron de robe de base en maille et j’en ai repris tant bien que mal la découpe de l’emmanchure. J’ai pu ainsi utiliser mon patron de manche. J’ai également repris un peu sur les cotés du corsage devant et dos en dessous de l’emmanchure parce que c’était encore trop large. J’ai un peu bataillé pour assurer le raccord des découpes dos et devant au niveau des côtés. Il reste encore un petit décalage. La parementure d’encolure facilite la finition et j’ai fait une surpiqûre à la machine au point légèrement zigzag.

Le résultat n’est pas trop mal et du moins la robe est hyper confortable. Bon l’effet trapèze a un peu disparu mais c’est lié à ce jersey très fluide. Les coutures milieu des jupes ne se voient pratiquement pas en raison des motifs. Compte-tenu des dimensions assez modestes de mon coupon, je n’ai pas vraiment fait de placement mais j’aime beaucoup le rendu des « raccords » sur le devant de la jupe.

Forte de ce succès, j’ai donc entrepris de faire ce patron dans un des jersey vintage de Marie, oui des vrais vieux jerseys. Alors on ne va pas se mentir, au niveau qualité, ça grattouille un peu, l’élasticité n’est pas top et la part de synthétique me paraît prédominante. Mais ils sont tellement beaux ces jersey vintage qu’on leur pardonne leurs petits défauts!!

# Patron Burda pochette vintage n° 2 0242

J’ai utilisé ce jersey à petites fleurs dont le taux d’élasticité est vraiment très léger. Il a une bonne tenue ce qui permet de garder l’effet trapèze cette fois de la robe. Pour cette version, j’ai placé les jupes dans la pliure mais j’ai gardé la couture milieu dos du corsage en raison des retouches. J’ai quand même bâti mais j’ai fait la bêtise de ne pas inclure les manches. Elle tombait très bien, avec un rendu moins large que la précédente. Quand j’ai bâti les manches, je me suis rendu compte que ça serrait pas mal au niveau de la carrure et bien sûr je n’avais pas beaucoup de marge de couture à ce niveau. Dans la mesure où j’étais sur mon patron de base, je n’avais laissé qu’un centimètre… J’ai rogné au maximum des deux côtés pour regagner de l’aisance (1 cm de chaque côté). Le résultat est acceptable même si je l’aurais préféré un chouia plus large au niveau de la carrure.

Pour les prochaines réalisations, je laisserai plus de marge au niveau de l’emmanchure et des manches pour pouvoir m’adapter à l’élasticité du tissu.

# Patron Burda pochette vintage n° 2 0242

Du coup, le patron a fait le tour du cours et je pense que cette robe, désormais baptisée la robe « Christine », va devenir le prochain « uniforme »!!

Et puisque on est dans le « vieux », quelques photos de ce splendide château allemand, visité récemment sous une chaleur de plomb, le château Hochburg, d’Emmendingen. # Château Hochburg d'Emmendingen

C’est un site magnifique et absolument immense. Il y a également un petit musée avec le résultat des fouilles effectuées sur le site mais il était fermé le jour de notre visite.

# Château Hochburg d'Emmendingen

Le château a été adapté pour l’artillerie et on peut y admirer (oui chacun son truc!!) de magnifiques « bouches à feu »

Restez au frais et passez un très bon dimanche

Nathalie

 

Une petite jupe trapèze presque parfaite…

Une petite jupe trapèze presque parfaite…

J’ai beaucoup hésité sur le titre de cet article. Mais finalement j’ai préféré privilégier les données sur le patronage de cette jupe trapèze. C’est bien la première fois qu’un patron tombe quasiment parfaitement, cela valait donc la peine de le signaler quand même!! Elle est presque parfaite dans son patronage, du moins en ce qui me concerne. Non non ! je ne vais pas quand même pas faire ma « Cécile Morel », il y a eu tout de même une toute petite retouche… Je vous explique tout ça..

J’adore les jupes (et les robes) trapèzes. J’avais toujours ce sentiment de regret avec ma première réalisation de jupe trapèze boutonnée sur le devant, qui avait nécessité l’ajout de multiples pressions pour éviter l’ouverture intempestive de la jupe. Bon le tissu trop raide n’avait pas beaucoup aidé et mes boutons et boutonnières étaient mal placés. Quand j’ai parlé à Marie du Fil Amant de mon souhait de renouveler l’expérience, elle m’a sorti une revue Burda de sa manche (septembre 2009, n° 117, modèle 125) avec un joli modèle de jupe trapèze. Cela tombait bien parce que je n’ai jamais réussi à retrouver le patron de ma première jupe.. Acte (et réalisation) manqué !!! Et quitte à retenter une expérience, autant partir sur une nouvelle base. La jupe de la revue a été confectionnée dans du cuir. Elle est très courte sur la mannequin.

Pour cette jupe, j’avais un tissu camouflage assez original dans ses couleurs, déniché il y a pas mal de temps chez Mondial tissu et que je destinais à un sac. Le tissu est plus souple que la toile de tente initiale. Le sac n’a pas (encore) été fait mais il y avait assez pour faire jupe et éventuellement un sac. Il y a très peu de pièces pour ce modèle et ce qui fait l’intérêt de cette jupe ce sont les passants assez originaux. Le modèle prévoit également une ceinture rapportée que j’ai décidé de ne pas coudre, parce qu’elle est purement décorative. Tant qu’à faire utiliser une ceinture réglable !! La jupe en tant que telle est dépourvue de ceinture à la taille, avec juste une parementure intérieure pour les finitions. La parementure a été coupée dans le même tissu que la jupe, les passants ont été doublés avec un voile de coton kaki pour limiter les épaisseurs.

Au premier essayage de la jupe bâtie, tout tombait parfaitement bien, la jupe, le positionnement des pinces !!! Non mais je rêve !!! et en couleurs !!! Bon juste une toute petite reprise de la croisure que j’ai fait de 5,5 cm au lieu de 4,5 cm.. Un détail !! Question longueur, je n’ai pas rajouté de marge de couture et j’ai fait un ourlet à 3 cm. Promenade de santé que je me suis dit !!! Aïe !!! Superstition de couturière, faut jamais dire ce genre de chose et surtout, surtout ne pas le penser..

La couture de la jupe en tant que telle est très simple. La préparation des passant s’est fait sans encombre, bon les arrondis ne sont pas parfaits mais ils me conviennent tout à fait. J’ai même trouvé des boutons assortis chez Marie: en grande taille pour la finition des passants et plus petits pour le boutonnage de la jupe. Les passants sont pris en sandwich dans la couture de la taille / parementure et il y a ensuite une couture de fixation sur la jupe avant la partie arrondie (que j’ai préféré coudre en double). J’ai positionné cette ligne assez haut pour éviter que la ceinture ballote. La partie arrondie est maintenue sur la jupe par un bouton.

Nous avons recalculé la position des boutonnières et boutons au vu du changement dans la croisure, il n’y avait plus qu’à faire les boutonnières… Et c’est là que mon titre alternatif s‘impose : de l’art de (dé)faire les boutonnières. Bon on connait toutes la malédiction du test qui se passe à merveille sur une chute et rate lamentablement sur le modèle. Mais moi j’ai fait encore mieux !!! Je n’ai certes pas coupé à la malédiction. La première boutonnière, la plus difficile au niveau de la taille à cause des épaisseurs, a été un fiasco total. La machine du cours a cousu une boutonnière asymétrique. J’aurais voulu le faire exprès je n’y serais pas arrivée. Selon Marie, la machine aurait été perturbée parce que j’ai positionné l’aiguille sur le tissu, donc ce mouvement l’aurait déroutée..En tout cas je sais que quand une boutonnière est lancée, il ne faut toucher à rien sur la machine..

J’ai passé un certain temps à tout découdre, à grand renfort de pince à épiler pour attraper les fils et de « découd pas vite » mais ce qui a le mieux marché c’est une épingle qui m’a permis de défaire pas mal de points.. Une fois décousue, j’ai voulu recommencer par la plus difficile, histoire de souffler ensuite. A la maison, ma machine a fait une très belle boutonnière et sans ronchonner. J’avais diminué la tension pour faciliter le travail. J’en enfin respiré et j’ai osé penser : maintenant « piece of cake » !!! aïe aïe !!! Sur la deuxième boutonnière qui s’est bien passé, au moment où j’ai voulu actionner le coupe-fil, la machine a recommencé à me faire une boutonnière dans la continuité et plus moyen de l’arrêter. Je n’avais jamais expérimenté ce genre de situation et je ne sais pas quelle fausse manipulation j’ai pu faire pour en arriver à ce résultat. J’ai dû éteindre la machine pour stopper son élan inconsidéré. Bon il n’y avait qu’un petit bout à défaire mais quand même !!

Ensuite, je me suis complètement trompée dans le positionnement de la troisième boutonnière et bien sûr je ne l’ai réalisé qu’une fois la chose bien terminée… Et en plus elle était chouette cette boutonnière! J’ai même pris une photo tellement j’étais abasourdie de ma bévue.. Re pince à épiler, « découd vraiment pas vite » et épingle. J’ai à nouveau évité les trous sur le tissu mais elle a laissé quelque trace sur le tissu. Tant pis!!

Et là j’ai commencé à houspiller ma machine et à ronchonner grave !! Du coup sur la boutonnière suivante, la machine s’est arrêtée au milieu de la boutonnière et n’a plus rien voulu savoir. A ce stade, j’ai tout éteint et je suis allée me faire un café-clop histoire de faire baisser la pression.. Cela a aussi fait du bien à ma machine. Je lui ai ensuite mis un morceau de musique cool, histoire de la remotiver et le reste s‘est enfin passé sans encombre…

Pour le placement des boutons, j’ai essayé de retracer de manière « cartésienne » leur positionnement. Le jupe ferme bien mais j’aurais pu resserrer un peu plus. J’entends d’ici Marie qui va dire : mais elle a fait du régime la dame entre deux essayages ou quoi ??? Avec une ceinture elle est parfaite et même couscous / choucroute compatible..

Elle est très agréable à porter et au moins elle ne s’ouvre pas de manière intempestive. Je suis ravie de ce modèle qui va probablement faire des petits… Marie m’a soufflé une idée: couper la jupe devant au pli (sans la croisure) et juste un zip sur le côté.. Le projet mijote.. et au moins pas de prise de tête sur les boutonnières ou alors une fausse parce que je trouve que cela a un chouette rendu le boutonnage..

J’en profite au passage pour vous parler encore de mon tichirte Badiane que l’on voit plus ou moins bien sur les photos. Il a été cousu il y a pas mal de temps pour être porté sur des jupes.  Pour ce tichirte j’étais là aussi confiante, forte de mon succès de robe Badiane et du coup j’ai aussi fait des bourdes, comme d’entoiler l’encolure sur l’endroit du tissu. J’ai bien senti qu’un truc clochait mais j’ai persisté. Une fois ma parementure d’encolure cousue, j’ai compris l’ampleur de ma bévue et j’ai dû pas mal gratter pour enlever les petits bouts d’entoilage qui se voyaient sur l’endroit.

Allez avant de se quitter quelques photos de mes dernières virées châteaux. Tout d’abord le magnifique St Urich au dessus de Ribeauvillé en Alsace avec sa splendide salle des chevaliers et ses fenêtres à banc. Vu de loin cela ressemble à de la dentelle. Ce château je l’ai visité trois fois et je peux vous dire qu’il se mérite parce qu’il est perché haut et le chemin d’accès est raide et long..

Et son voisin le château du Girsberg, encore plus casse-gueule d’accès. Cette fois-ci j’ai fait l’impasse… Faisait une chaleur à mourir…

# Château du Girsberg Ribeauvillé

Restez au frais il va faire encore très chaud les prochains jours.. Enfin ici les températures sont bien remontées..

Les pieds dans l’eau à Freiburg

Nathalie