La gigoteuse automne / hiver

La gigoteuse automne / hiver

Augustine grandit. C’est un euphémisme. Sa maman a donc commandé une nouvelle gigoteuse bien douillette pour la saison automne / hiver 2017-2018.

Une sortie avec Falbala chez Mondial Tissus et voilà le résultat.  Il semble que la couleur de la saison sera le corail adouci de bleu ciel. Difficile de le voir sur les photos où la gigoteuse paraît plutôt orange vif ! Et pourtant croyez moi, cette polaire nicky toute douce est bien moins fluo qu’il n’y paraît.

Elle est doublée d’une cotonnade bleu ciel avec des jolies plumes multicolores. Les emmanchures sont finies avec un biais fleuri qui reprend les mêmes couleurs.  J’ai posé une grande fermeture glissière séparable à  l’envers. J’ai copié ce système sur une gigoteuse d’Augustine. Cela empêche les petits futés d’ouvrir la fermeture,  même par inadvertance. Je me souviens que c’était une méthode qui se faisait déjà « de mon temps « .

Augustine a testé sa nouvelle gigoteuse et semble bien l’avoir adoptée  !

vous avez vu comme je sais gigoter !

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui. A bientôt pour de nouvelles aventures de couture !

Fanfreluche

 

Road trip en Allemagne du Nord

Road trip en Allemagne du Nord

Contrairement aux habitudes, cette année en sortant de chez nous pour partir en vacances, nous avons décidé de tourner à gauche au lieu de tourner à droite ! Du coup nous sommes partis dans le Nooord ! Non pas dans le pays des Chtis, je précise, mais plutôt chez nos voisins allemands. Cela fait longtemps que j’étais tentée, en regardant les documentaires de Arte sur « l’Allemagne sauvage », par un voyage de découverte de ces contrées à la fois si proches de chez nous et cependant si inhabituelles comme destination de vacances.

Le massif du Harz

Un petit extrait de Wikipédia, pour vous mettre « au parfum »:

Le Harz est une zone montagneuse dont le point culminant est le Brocken, situé en Saxe-Anhalt et dont l’altitude est de 1 142 m. La région est desservie par la compagnie de chemin de fer privé HSB (Harzer Schmalspurbahnen). Cette compagnie véhicule un nombre considérable de touristes visitant le massif, et particulièrement les touristes se rendant au Brocken. Cette compagnie attire de nombreux amateurs de chemin de fer grâce à l’utilisation de locomotives à vapeur pour la traction de la majorité de ses trains.

Nous n’avons pas dérogé à la règle et comme il faisait un sale temps très humide, nous avons pris le train pour monter jusqu’au point culminant.

La région est également connue pour ses très jolies petites villes avec leurs maisons à colombages magnifiquement entretenues ainsi que pour ses nombreuses mines, dont celle du Rammelsberg, à Goslar, classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO, que nous avons visitée.

L’île de Rügen

C’est reparti pour un peu de Wikipédia :

Rügen est la plus grande île allemande. Elle est située au large de la côte de la Mecklembourg-Poméranie occidentale dans la mer Baltique. Sa superficie est de 926 km2 et sa population était de 73 000 habitants en 2001. Avec ses îles avoisinantes plus petites, Hiddensee et Ummanz, elle est administrée par l’arrondissement de Poméranie-Occidentale-Rügen.

Il y a énormément à voir sur cette île largement dédiée à l’agriculture et à la pêche. Les paysages sont variés : champs et forêts, plages et falaises.

Nous avons visité des phares, des musées,  des églises et des aquariums.  Un petit aperçu :

Et pour les aquariums, phares et autres visites culturelles :

Nous avons également découvert deux sites surprenants, et très différents l’un de l’autre.

Tout d’abord Prora, qui est est une station balnéaire allemande, construite sous le régime nazi. C’est un complexe monumental, construit en béton de 1936 à 1939 pour l’organisation de loisirs de masse. Un exemple typique d’architecture nationale-socialiste. Le site laissé à l’abandon depuis la chute du régime nazi, a tout récemment (en 2016), commencé à être réhabilité et habité. Photos:

Puis, le Baumwipfelpfad, une structure étonnante qui permet de se hisser très en douceur au niveau de la cime des arbres, puis de plus en plus haut, pour admirer le paysage à 360 degrés.

 

Nous avons pris un bateau pour aller visiter la petite île de Hiddensee, voisine de Rügen. La circulation des voitures y est interdite.

 

La fin de notre périple nous a menés à Lübeck :

Puis à Cologne :

Voilà. Pardon si je vous ai inondés de photos – et encore j’ai fait une sélection drastique ! Vous aurez compris que ces vacances ont été riches d’enseignements et de dépaysement, même si nous ne sommes pas partis dans des contrées lointaines. J’espère que je vous aurai donné envie d’explorer à votre tour les beautés du nord de l’Allemagne.

Bonne fin de week-end.

Fanfreluche

Nouveau défi – le premier chemisier

Nouveau défi – le premier chemisier

Toujours en mode « première » me direz-vous ? Oui, c’est vrai, mais cette première-là a perdu de sa fraîcheur, car cela faisait plusieurs mois qu’elle attendait ses dernières finitions.

Me croirez-vous qu’après avoir vaincu la réalisation du col et pied de col, de la patte de boutonnage, des bracelets et de la fente de manches, j’ai bloqué sur les boutonnières ? Et pourtant c’est ce qui est arrivé. C’est finalement ma chère Falbala qui m’a prise par la main, un peu avant les vacances d’été et qui m’a traînée dans son atelier de couture pour coudre les fameuses boutonnières sur sa MAC Rolls Royce.

Mais qui dit boutonnières dit boutons à coudre et là, nouveau blocage (ah flémingite quand tu nous tiens ! Surtout que j’en avais prévu une sacrée série – de boutons. Et pourtant mon alter ego piqueuse m’a même fait livrer le fil adéquat à la maison !).

Donc, mon amie Fanfreluche a porté le chemisier pendant plusieurs semaines dans l’attente de l’étincelle, du coup de pied au c…, bref, du moment où cette Serial Piqueuse s’est enfin décidée à prendre fil et aiguille pour coudre ces f… boutons. Eh oui ! Fanfreluche est parfois un peu plus habillée, contrairement à ce qu’en dit Falbala (hihi).

Blague à part, voilà donc le produit fini. Le modèle tel qu’il se présente maintenant est issu à l’origine d’un patron de la revue Fashion Style, mais il a été tellement modifié, toujours avec l’aide de notre Prof qui sait tenir compte de notre morpho, que je ne vois pas l’intérêt de vous montrer le modèle de départ. Cela étant, je pense que le travail que nous avons fait sur ce patron était bien utile, car j’aime beaucoup la forme de ce chemisier et je pourrai décliner le patron dans d’autres tissus, peut-être un peu plus fermes (j’avoue que ce qui me gêne, c’est le côté très mou du col ou de la patte de boutonnage… je ne sais pas trop où est le problème). J’oubliais de préciser : le chemisier a été réalisé en viscose achetée chez Fleur de Tissu, à Sainte Marie aux Mines. Le tissu est mou, comme je le disais, mais il ne froisse pas autant qu’on pourrait l’attendre pour une viscose.

Nous avons profité des derniers jours du mois d’août pour emmener le chemisier en promenade dans notre jolie ville de Strasbourg. Un petit passage Grand Rue, un arrêt dans notre mercerie adorée et un peu de tourisme pur et dur sur le pont tournant de la Petite France.

J’espère que la ballade vous a plu. A bientôt pour de nouvelles aventures et bon courage pour la reprise.

Fanfreluche

Jupe en jean – braguette et autres fignolages

Jupe en jean – braguette et autres fignolages

Vous pensiez peut-être que j’avais définitivement déserté ce site ? Mais pas du tout. J’ai laissé ma Falbala vous amuser un peu, pendant que je sillonnais l’Allemagne du Nord (je vous raconterai ça plus tard ).

La jupe en jean avec ses finitions traditionnelles : braguette, poches, revers, passants et autres passepoils me triturait l’esprit depuis un moment.

Comme il me restait quelques jours de « vacances » – entre guillemets car j’ai eu la joie de m’occuper en même temps de la princesse Augustine – je me suis lancée. Le modèle que j’ai réalisé est tiré du Fashion Style n° 2.

J’ai utilisé un jean élasthanne de mon stock (yesss – un de moins !) que j’avais acheté chez Butinette il y a fort longtemps.

 Modifications apportées:

J’ai modifié la forme, trop évasée à mon goût et j’ai raccourci, pour contrer l’effet mémérisant du tissu bleu (style bleu de chauffe). Je n’ai pas réalisé la ceinture en tissu qui était proposée.

Enseignements:

Il y a eu pléthore de « premières » sur cette réalisation. Tout d’abord, ma première braguette. Comme j’ai très envie de me lancer dans la réalisation de pantalons, je me suis dit que la jupe serait un bon « crash test ». J’ai suivi, pas à pas – et au rythme des temps de repos de Miss Augustine – le tutoriel de Créabull – même pas peur des pantalons. J’ai cousu et décousu un bon nombre de coutures, car je me suis retrouvée avec des coutures visibles sur le devant de la jupe (!), ou avec la fermeture éclair condamnée par erreur quand j’ai cousu le sous-pont en même temps que le deuxième côté de la fermeture éclair ; j’ai dû faire pas mal de gymnastique du cerveau car le tutoriel présente une braguette pour homme et il a donc fallu tout faire dans l’autre sens… Bref, j’y suis arrivée.

J’ai également réalisé les poches à revers et une poche paysanne sans fond de poche au dos. Et, enfin, une quantité de surpiqûres.

Conclusion :

Le résultat est acceptable, mais le tissu n’est pas top : il froisse énormément et il est trop mou à mon goût. Il ne rend pas l’image de la bonne vieille jupe en jean, bien costaud, bien brute et un peu « trash ». Mais alors pas du tout ! Tant pis. En tout cas cette cousette m’aura permis d’expérimenter les différents éléments clé d’une prochaine jupe qui, elle, remplira toutes ces conditions-là.

Cela ne nous a pas empêché de faire un petit shooting pour vous montrer le résultat. Et cela ne m’empêchera pas de porter cette jupe. Non mais !!

Excellente soirée et à bientôt.

Fanfreluche

Rubans, boutons et fanfreluches – le tee-shirt en jersey de lin

Rubans, boutons et fanfreluches – le tee-shirt en jersey de lin

J’ai honte… j’ai fait un plagiat de tee-shirt Nesprit ! Bon, en fait je n’ai pas honte du tout et je suis même plutôt fière d’avoir réussi à copier le patron, à y apporter les retouches qui s’imposaient et surtout, SURTOUT, d’avoir réussi à dompter ce jersey de lin très mou et fuyant. C’est une maille que j’avais achetée au Salon Mode et Tissus de Sainte-Marie-aux-Mines, il doit y avoir deux ans. Donc double victoire, puisque j’ai en plus utilisé un tissu de mon stock. Après je ne vous cache pas que vu l’étendue du stock, on ne remarque pas vraiment la différence !

Je vous mets une photo du modèle d’origine pour que nous puissiez constater que j’ai quand même fait ce nouveau projet bien « à ma sauce ». Du modèle de départ j’ai repris la maille de lin, si agréable à porter en été, la forme de l’encolure et la fausse patte de boutonnage dans le dos. Cela dit, le jersey de lin que j’ai utilisé est plus fin que celui du top Esprit, donc il se froisse d’autant plus. Ci-dessous l’effet « avant / après » (les photos sont vraiment moches – toutes mes excuses – la couleur taupe de ce tee-shirt est vraiment difficile à photographier).

Quelques détails techniques dont je ne suis en définitive pas tout à fait convaincue :

Pour soutenir la fausse patte de boutonnage j’ai utilisé un ruban d’entoilage droit-fil qui me vient du fournisseur parisien de la Prof aux bons plans. J’ai entoilé les deux parties (patte et sous-patte). L’entoilage n’a pas cartonné le tissu, ce qui est bien, mais en cousant, le tissu a vrillé (on le voit bien sur les photos). Je crois croyais avoir réussi à rattraper ça au repassage, mais j’utiliserai un entoilage un peu plus léger la prochaine fois.

J’ai cousu l’ourlet du bas avec un simple point droit comme sur le tee-shirt modèle, mais c’était une mauvaise idée, car là aussi le tissu a vrillé. Pffff… Du coup j’ai cousu l’ourlet des manches avec l’aiguille double. C’est un peu mieux, mais pas impeccable non plus. Décidément, ce tissu n’accepte que la surjeteuse.

L’encolure – technique et visuel

Pour éviter que l’encolure se déforme, j’ai posé un biais thermocollant (même fournisseur que le droit-fil) et j’avoue que j’en suis contente, car il a bien soutenu l’encolure pendant toute la réalisation du tee-shirt.

Pour relever cette maille à la couleur un peu terne j’ai choisi un biais lurex cuivré (acheté en ligne il y a pas mal de temps chez « La belle Lutetia« ) que j’ai bâti tout autour de l’encolure avant d’y coudre une bande de lin à cheval. Ce n’était pas gagné, mais finalement j’aime bien le résultat. Je trouve que la combinaison des deux couleurs et matières souligne joliment l’encolure et donne un petit côté classe sans trop en faire.

J’ai trouvé de petits boutons en nacre à La Droguerie (pardon à notre mercière préférée – je voulais d’urgence terminer le projet et le lundi est son jour de fermeture) et pour faire un rappel j’ai ajouté au bas du tee-shirt une petite breloque couleur cuivré de chez Creatotaal, achetée au Salon Nadelwelt.

 

Et le tee-shirt est terminé, prêt à être glissé dans la valise pour les vacances imminentes. Oh oui, j’oubliais ! Pour éviter le syndrome des chutes et parce que ça fait « mode », j’ai coupé une longue écharpe dans le reste du coupon. J’ai surjeté les petits côtés avec un fil qui rappelle le ton cuivré. J’ai laissé les grands côtés à cru, puisque cette maille ne s’effiloche pas. Voilà, cette fois c’est tout.

Et parce que aujourd’hui était une journée un peu spéciale, j’ai eu droit à un shooting de star, avec deux photographes, une visite de la Prof en personne, des bougies sur le gâteau et plein de bulles dans le verre ! Quelle belle journée. Merci à toutes les complices.

Et comme vous n’avez sans doute pas encore vu assez de photos et pour qu’il n’y ait pas de jaloux, j’ajoute celles qui ont été faites par la deuxième photographe – bon je sais bien, c’est toujours le même modèle ! désolée.

Bonnes vacances à toutes (et tous).

Fanfreluche