Chez Marie à la boutique du Fil amant, on trouve des merveilles, y compris en matière de tissus pour homme. Je ne raffole pas coudre pour Monsieur car il est assez peu soigneux avec ses fringues. Mais récemment il a fait des efforts au moins avec ce que je lui ai cousu. J’ai craqué sur deux coupons à thème, qui correspondent bien à la personnalité de Monsieur.
L’audiophile
Panneau à motif placé
J’ai d’abord jeté mon dévolu sur ce panneau beige, avec motifs placés de radio cassettes et autre matos. C’est sûr qu’à l’ère du tout numérique, bon nombre de personnes ne sauront pas ce qu’est un radio cassette!! Je l’ai surnommé l’audiophile, parfait pour Monsieur qui fait partie d’une association d’audiophiles, surnommée affectueusement les audiopathes ou les pathes!!
Ce panneau a longtemps dormi dans mon stock, je ne savais pas quel patron utiliser ou quel modèle envisager. Et puis Marie a sortie de ses manches une série de vieux Burda consacrés exclusivement à la Mode pour homme. Cela change des revues Burda habituelles qui sont assez avares en la matière.
Le patron
Dans le numéro n°265 (1994) on trouve des chemises, des pulls, des vestes, des pantalons et gilets, des tenues décontractées (pyjamas, joggings) et tout un tas d’accessoires. Non vous ne rêvez pas!!! Chaque modèle est assorti de nombreuses variantes!! Les modèles sont donnés pour les tailles 46 au 56, autant dire que ça taille assez grand!!!
Dans la partie pulls, il y avait une version dotée d’un col, avec empiècement et boutonné sur le devant. Je l’ai utilisée comme base pour y adapter une fermeture à glissière (modèle 307/B). Monsieur adore les T.shirts zippés sur le devant! Trois tailles sont disponibles 46/48, 50/52 et 54/56. J’ai décalqué la plus petite taille. Cela restait vraiment très grand comparé au patron de T.shirt de base que j’ai pour lui. Mais bon, c’était un modèle de pull alors pourquoi pas!!!
Pour ce qui est du placement des motifs, j’ai opté pour un devant uni et j’ai gardé le motif assez chargé pour le dos. Il y a également une petite radio cassette isolée que j’ai casée sur le bras.
J’ai pas mal galéré avec l’incrustation de l’empiècement devant mais le résultat reste tout à fait honorable. L’empiècement a été thermocollé au niveau des angles qui sont crantés. Le col était démesuré, je l’ai fait plus étroit.
Bon je ne vous cacherai pas qu’initialement quand je l’ai monté, je voyais bien que c’était beaucoup trop grand. Le T.shirt a tout de même été entièrement monté (à la machine ouf…) et à l’essayage, c’était la cata totale. Soyez indulgentes, les photos ont été faites à l’arrache, tôt un matin dans la salle de bains, juste avant mon cours de couture. Oh il a l’air ravi de son futur T.shirt….
La transformation
J’ai tout démonté sauf l’empiècement devant avec le zip et j’ai laissé mariner la chose un certain temps. Je ne voyais pas par quel bout le reprendre Et puis il y a quelques jours, j’ai décidé de le retoucher à partir de son patron de T.shirt de base. J’ai replié les pièces devant et dos sur leur milieu et positionné le patron du T.shirt, en rajoutant un chouille au niveau de l’épaule pour arriver au col. Même chose pour les manches que j’ai mis à plat et rebidouillé pour en faire des manches longues. Sans état d’âme, j’ai recoupé, perdu pour perdu!!!. J’ai fait l’assemblage cette fois à la surjeteuse.
J’avais juste décousu une partie du col dos. Du fait que les épaules étaient plus petites, il me fallait réduire le col. Je n’ai plus retrouvé les chutes du panneau donc j’ai fait avec ce que j’avais. J’ai marqué le milieu de la nouvelles encolure dos et j’ai ré-épinglé le col jusqu’à cette marque. J’ai tracé une perpendiculaire sur laquelle j’ai cousu. Puis j’ai recoupé et dégarni. Ça passe…
Monsieur l’a essayé rapidement. Les manches étaient trop longues de 6 cm mais pour le reste c’était plutôt pas mal. J’ai fini les ourlets et voilà:
Le bricoleur ou la boîte à outils
Là pas grand chose à dire si ce n’est que j’ai craqué sur le motif de ce French Terry tout à fait adapté à Monsieur, grand bricoleur à ses heures perdues. Il est sur fond beige avec une prédominance de orange, gris et noir pour tout l’outillage dont on peut rêver (ou pas!)..
Là j’avais pris 1,50 m pour en faire un T. shirt. J’ai là encore utilisé son patron de base, bidouillé à partir d’un T.shirt du commerce. Le montage a été rapide et sans accroc… Ah!!!!! Là il est content… des outils par milliers!!! Et ceux là pas besoin de les ranger, et aucun risque de les perdre…
J’espère que ces modèles vous auront inspiré!! J’ai encore emprunté à Marie d’autres Burda spécial homme. A voir ce que je vais concocter!! En attendant très belle soirée..
L’été j’adore trainer en short et bermuda. Mon « dealer » favori en matière de pantalons et shorts ayant malheureusement définitivement fermé, je me suis lancée depuis peu dans le pantalon. Pour cet été avec le début de canicule (qui est déjà loin derrière nous) j’ai laissé tomber les pantalons pour des shorts.
J’ai opté pour un modèle Burda style de juillet 2009, modèle 113, version B. Il s’agit d’un modèle assez simple avec revers, relativement ajusté, et surtout taille pas trop haute (ouf!!). Il existe en deux versions, avec ou sans poches passepoilées dans le dos.
Déstockage de tissus
Pour ma première version, le tissu est une belle chute offerte par Fanfreluche à grands motifs de fleurs sur fond noir, kaki et blanc. Il est un peu extensible. Il vient de la caverne alsacienne il me semble. Fanfreluche y avait cousu un pantalon très chouette lors de notre atelier pantalon. Ça remonte à 2018! Pour la petite histoire j’avais acheté le même motif mais cette fois dans un jersey de viscose pour en faire une robe.
Pour la deuxième version j’ai liquidé une chute de tissu blanc, un peu extensible, dans lequel j’avais cousu un chilet blanc.
Un short improvisé
J’ai décalqué le patron en taille 36. Nous avions fait les mesures d’usage avec Marie mais par précaution j’ai bâti le short pour vérifier que tout allait bien.
Au niveau taille, c’était parfait à part que le short rentrait un peu dans les fesses!! La fourche a été modifiée pour lui donner plus d’arrondi. En contrepartie j’ai relâché un peu les coutures sur les hanches pour rendre ce qui avait été pris sur la fourche. Cette retouche a amélioré le confort fessier!! Je me suis également rendue compte qu’il serait très court avec le revers, j’ai donc décidé de garder toute la longueur sans revers. Ne cherchez pas les raccords ou un quelconque placement délibéré des motifs, j’ai fait avec ce que j’avais en terme de métrage!!!
J’ai fait le montage braguette avec Marie, parce que je bloque toujours sur cette étape. A la fin je me dis que ce n’est pas si compliqué.
Une fois le short définitivement monté je me suis rendue compte que je n’avais aucune pièce pour la ceinture. J’avais emprunté la revue à Marie, oublié de scanner les parties concernant le short et impossible de remettre la main sur la revue. J’ai pensé que j’avais rendu la revue et qu’elle avait été prêtée à quelqu’un d’autre.
Marie ayant fermé pour ses congés d’été, je me suis attelée aux finitions toute seule. J’ai suivi les conseils de Marie et dessiné une ceinture enforme. Elle fait 3,5 cm fini.
Un deuxième essai toute seule!!
Une fois cette première version finie et largement approuvée, j’ai décidé d’en faire un autre, blanc. Cette fois-ci, j’ai voulu des poches cavalières plutôt que des poches italiennes. Je les trouve plus seyantes et pratiques. A cette fin, j’ai modifié le patron pour changer le format de cette poche.
Vu que je venais de finir la braguette du premier short, je me suis dit que c ‘était relativement frais dans ma tête et donc j’ai commencé tout de suite par ça. Et la magie a opéré du premier coup j’ai réussi à tout monter tout correctement.. comme quoi à force d’en faire!!!!
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Alors initialement comme on peut le voir sur ces photos, j’avais doublé mes poches avec une cotonnade imprimée parce que je trouvais ça fun!! Et puis je me suis rendue compte qu’on voyait le motif par transparence. J’avais bien entendu déjà surpiqué mes poches.. J’ai quand même défait et coupé des doublures de poches dans une vielle taie blanche qui trainait dans mon atelier.
Au porté ce deuxième short va aussi très bien mais je trouve qu’il gonfle et a plus d’envergure que le premier. Je me suis probablement plantée dans ma ligne de raccord des milieux, au vu des plis et pour le reste c’est probablement lié au tissu qui est plus raide que celui de Fanfreluche.
Une fois que j’avais terminé ces deux shorts, bien entendu j’ai retrouvé la revue de Marie, cachée sous une tonne de revues!!!. Ce qui m’a permis de voir que la ceinture prévue n’était qu’un simple rectangle au lieu d’une enforme. Il y avait en outre des passants de prévu. Bon les deux shorts n’ont pas besoin d’être ajusté par une ceinture, malgré la présence d’élasthanne.
Je suis parée pour l’éventuel retour de grosses chaleurs!!!!
La famille Costa qui a créé la parfumerie Fragonard, a une longue tradition de collections de pièces anciennes et de bijoux provençaux. En 1997, elle a notamment ouvert le musée provençal du costume et du bijou, à Grasse.
Odile et Magali Pascal sont également des passionnées et des collectionneuses de costume arlésien. Elles ont écrit une trilogie consacrée au costume arlésien. A la suite de la rencontre des deux familles, l’idée d’un nouveau musée a vu le jour. La famille Costa a racheté les pièces de la collection Pascal et a décidé de fusionner les deux collections de Grasse et d’Arles. Le musée de la mode et du costume, conçu pour dévoiler ces collections, a été inauguré en juillet 2025 à Arles.
Il est situé dans un hôtel particulier d’Arles, l’hôtel Bouchaud de Bussy, entièrement rénové pour l’occasion. C’est un très bel édifice des XVIIe et XVIIIe siècles.
L’exposition inaugurale du musée
Elle s’intitule « Collections Collection » et présente des pièces des deux extrémités de la Provence. L’objectif de cette exposition est aussi de montrer en quoi la mode en Provence s’est inspirée des vêtements dits à la française, avec en outre une présentation chronologique. La scénographie du musée n’est donc pas très facile à appréhender. Les pièces sont numérotées avec quelques explications sur le côté. Il m’a fallu un certain temps pour décrypter cet agencement d’autant que j’étais focalisée sur les belles robes présentées. De mon côté, j’ai choisi de mettre plus l’accent sur certaines pièces que je trouve remarquables.
Le costume arlésien est porté dans la région d’Arles qui va jusqu’à la Camargue et le sud du Gard. Il se compose d’une coiffe, d’un corsage (ou eso) recouvert d’une chapelle (composée de plusieurs éléments dont le fichu), d’un jupon et d’une jupe. Pour s’y retrouver dans la terminologie des costumes, je vous renvoie à ce site très bien fait qui présente notamment le costume arlésien et le costume comtadin.
Robe à l’anglaise et fichu brodé 1870Caraco, fichu et jupe imprimée 1786Robe redingote 1815Robe à la française 1770
L’art et les tenues arlésiennes
De tableaux du XVIIIe dépeignent le quotidien des Arlésiennes et constituent une source précieuse de connaissances de leurs vêtements, notamment du peintre Antoine Raspal. Une toile en particulier a été très importante dans la mise en place de ce musée. Une tenue similaire a pu être reconstituée. Le souci du détail est époustouflant. Ce tableau fait partie de la collection Costa et est par ailleurs en couverture d’un des tomes sur le costume provençal d’Odile et Magali Pascal.
Miniature sur ivoire vers 1820 attribuée à Michel-Philibert Genod
La coiffe volumineuse est typique des années 1820. Le corsage est très court, dans une soie noire bordée d’un volant de dentelle. La jupe est une toile de coton imprimée de Jouy-en-Josas. Un petit fichu vient compléter la tenue.
De jolies coiffes en ruban
Les Arlésiennes se parent de deux types de coiffe, en cravate ou au ruban. La cravate est un carré de tissu savamment plié. La coiffe en ruban était réservée aux tenues habillées, vu le coût élevé des rubans.
Ces coiffes sont agrémentées de rubans colorés en soie, gaze ou velours. Ils font 1,50 m environ et sont enroulés autour du chignon.
Une robe de mariée
Cette robe de mariée est l’une des deux tenues figurant sur l’affiche de l’exposition. Elle date de la fin du XIXe. Elle est en satin avec de grands motifs de lys.
La partie corsage (ou chapelle) est très sophistiquée avec son assemblage de plis et de belles pièces de dentelle. La coiffe est surmontée d’un ruban de velours à motifs.
Robe empire
Cette magnifique robe Empire à traine date de 1803-1805. J’adore ses broderies que l’on peut voir sur la partie centrale de la robe et sur les manches.
Elle est sublimée par une étole en indienne de coton, imprimée en Inde, dont les bordures sont caractéristiques des châles orientaux.
Après la visite du musée nous avons pu suivre la fête du costume avec un défilé somptueux dans le théâtre antique d’Arles. Cette fête est organisée chaque année. Une très belle conclusion à cette journée…
Pernes-les-Fontaines est un charmant village qui abrite, outre des fontaines, le musée du costume comtadin. Le Comtat Venaissin a constitué une grande partie du département du Vaucluse dont Pernes a été la capitale un temps.
Le magasin Drapier
Le musée est de taille modeste mais il contient des pièces magnifiques. Il a en outre le mérite d’être gratuit. Il a été installé dans l’ancien Magasin Drapier, ouvert au milieu du XIXe siècle. Ce magasin a périclité et a fermé dans les années 1950. Il a retrouvé une nouvelle vie en 1992, avec la mise en place de ce musée. La devanture en bois peint laisse entrevoir des merveilles.
Au rez-de-chaussée, les comptoirs regorgent d’articles de mercerie en tout genre, boutons anciens, fils, collection de coiffes… Les étagères au mur sont remplies de tissus anciens qui font rêver, sans compter les innombrables modèles de machines à coudre ..
On descend quelques marches pour découvrir une belle salle abritant des boutis, puis une autre présentant les étapes du travail du chanvre, avec les outils nécessaires (peigne à chanvre, rouet et dévidoir) et quelques étoffes.
Au mur des panneaux expliquent les différents éléments de la tenue traditionnelle aussi bien féminine que masculine du costume comtadin au XIXe siècle. On peut également retrouver ces éléments ainsi qu’un inventaire des tissus utilisés dans une publication du Conservatoire comtadin.
Le costume comtadin féminin comprend en gros un corsage ajusté, une jupe (en indienne), un tablier et un fichu sans oublier la coiffe à la grecque. Une très belle collection de gilet pour homme est visible à l’étage.
A l’étage, des pièces somptueuses des XVIIIe et XIX siècle s’offrent à nos yeux. Il s’agit d’une exposition temporaire, l’exposition 2024-2028. Ces pièces ont été retrouvées dans des armoires pernoises. Elles sont dans un état remarquable grâce à un travail minutieux de restauration. Voici quelques unes de ces robes et tenues.
Robes à la française milieu XVIIIe siècle
Ces robes à la silhouette pyramidale se caractérisent essentiellement avec un manteau de robe au dos (à pli Watteau), un jupon baleiné (ou panier) qui ajoute de l’amplitude uniquement sur les hanches, des manches pagodes et une pièce d’estomac qui est une sorte de plastron qui vient s’agrafer sur la partie corsage. Ces deux robes ont appartenu à une vielle famille de la noblesse pernoise. Celle de gauche est en soie tissée à motifs floraux avec des rubans de dentelle. Celle de droite est en taffetas de soie à rayures verticales.
Quelques détails de ces robes. Le dos est vraiment magnifique.
Robe dite en chemise
Au début du XIXe la mode change radicalement vers une plus grande liberté pour le corps des femmes avec des robes en mousseline blanche de forme simple, à la taille haute. Cette période de libération sera malheureusement très courte.
Cette robe splendide est en gaze avec avec un fichu en mousseline de coton.
Robe de gaze 1803
et le détail des manches et corsage:
Période romantique (1830 – 1840)
Ces robes ont une forme sablier avec une taille encore un peu haute, des manches volumineuses et des ceintures pour accroître la finesse de la taille.
La robe du centre est en gaze de soie ou Grenadine, avec des manches gigot et une ceinture avec une boucle en argent
La robe de gauche est en soie avec des manches « gros gigot », et une ceinture en soie et une boucle en laiton. La robe de droite a des manches à la « mameluck », ajustées avec une série de fronces et une ceinture en soie avec une boucle en pierre.
Robe en soie
J’espère que cette petite escapade dans le sud au milieu de ces jolies tenues vous aura fait rêver autant qu’à moi..
Christine est la plus vertueuse des copines de la couture. Elle a 0 stock de tissu. Non vous ne rêvez pas!! Elle n’achète du tissu que lorsqu’elle a fini un projet, et le nouveau tissu est fonction d’un autre projet.. Rationalité parfaite, pas de stock.. Ah! Ah! Mais des fois il y a des erreurs de métrage, en trop bien sûr! Burda a tendance à être très généreux dans les métrages requis.. La revue est soit nulle en calcul soit de mèche avec les vendeurs de tissu.. Et que fait notre Christine quand ça lui arrive: elle fourgue ses chutes!!! C’est ainsi que j’ai hérité d’un superbe jersey imprimé fleurs et cactus, type filet. Quand Marie de la mercerie du Fil amant avait reçu ce tissu, il m’avait titillé mais je ne voyais vraiment pas ce que j’en ferai.. J’avais été vertueuse sur ce coup.. initialement..
Christine quant à elle avait cousu une superbe robe d’été à bretelles et smocks au niveau de la poitrine!! Un sacré boulot! Lorsque j’ai hérité de sa grande chute, je l’ai juste stocké pendant pas mal de temps, parce que moi je suis comme la plupart des couturières, je stocke le tissu et autres accessoires de couture!
Il y a quelques semaines quand il faisait encore nettement moins chaud, Marie m’avait montré un modèle de sweat d’été dans une vieille revue Burda de février 2003. Et là ça a fait tilt, j’ai immédiatement vu le coupon de Christine pour ce modèle. Le modèle est assez basique, il s’agit d’un sweat à capuche montée sur un col V. Les petits détails qui m’ont plu, les pinces poitrine qu’on voit rarement sur de la maille, et c’est bien dommage, et des fentes sur les côtés. Le sweat en maille à l’aspect perlé et ajouré se combine avec une bande de popeline en guise d’ourlet et de poignet de manches. Le parement d’ourlet de la capuche est également en popeline.
Le même modèle est utilisé avec du chaine et trame pour une tunique toute simple, avec col V et sans capuche cette fois. Le modèle taille grand. Après avoir mesuré les pièces, je suis partie sur du 36.
Les difficultés de la capuche
Je me suis attaquée en premier lieu à la capuche car je pressentais des difficultés notamment avec ce col en V. J’ai juste assemblé le devant et le dos par les coutures d’épaule de manière à pouvoir m’attaquer au montage de la capuche sur l’encolure.
La capuche n’est pas doublée, pour conserver une certaine légèreté au modèle. La couture centrale est une couture rabattue. Sur cette maille glissante, cela n’a pas été une partie de plaisir. J’ai dû rafistoler à la main des endroits où le tissu s’était distendu et s’était échappé de la couture.. tss…
Pour les parements de la capuche, j’ai utilisé un jersey blanc de viscose très fin. Il vient probablement de la caverne alsacienne, c’est dire s’il date (largement pré-pandémique!!). Avec Marie on s’était posé la question du montage des parements soit sur l’endroit soit sur l’envers, ce qui posait des problèmes de finitions au vu de la transparence du tissu. Finalement mon choix s’est porté sur un montage intérieur avec un simple surjet à l’extrémité pour éviter les sur-épaisseurs. Sur le modèle Burda tout est blanc donc peut importe le placement, tandis que mon jersey de viscose contraste sur cette maille colorée.
Le montage du col du sweat s’est avéré délicat mais moins compliqué que prévu. Les explications burdalaises sont comme d’hab assez succinctes. Marie m’a suggéré de coudre en deux temps pour bien faire la pointe en V. La partie en pointe doit être entoilée puisqu’elle est crantée de manière assez drastique.
Au final l’encolure pose problème. Elle monte trop haut et les parements de la capuche se voient parfaitement sur l’endroit. Ce qui au vu de ma finition avec un simple surjet était assez moche. J’ai donc choisi de cacher la couture d’assemblage sur la capuche et le surjet des parements avec un ruban satin étroit de la dimension parfaite!! Heureusement que Marie a toujours en stock juste le petit truc qui va sauver la mise.. J’ai assemblé le ruban à la main.
Les fentes latérales
Là encore les explications sont fumeuses mais Marie m’a montré comment avoir une finition parfaite. Il suffit de replier la bande d’ourlet endroit sur endroit et de piquer les extrémités sur une petite portion (à partir du pli) qui constituera la fente une fois retourné.
Avant de retourner on pique les deux extrémités de la bande ensemble sur la partie qui reste. On crante les fentes, on retourne et le tour est joué!!
C’est un petit détail très sympa qui peut agrémenter tout un tas de modèles T.shirt ou sweat.
Le reste du montage du sweat est basique, et fait rapidement à la surjeteuse.
Vu la canicule des derniers jours je dois avouer que ce sweat est resté sur le dos de ma Falbala. Les soirées commencent à se rafraichir et il pourrait enfin avoir toute ton utilité. Bon on sait qu’il va encore y avoir des vagues de chaleur mais je suis parée pour les rafraichissements!!!
Merci à Christine pour cette belle chute!! Il m’en reste un morceau encore (pour un petit marcel) et à Marie bien sûr pour la réalisation de ce projet sympa!!
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