Sac pour les épingles à linge

Sac pour les épingles à linge

Le sac pour les épingles à linge de Martine.

Toujours dans la revue Home Projets n° 28, il y avait un joli modèle de sac pour les épingles à linge, monté sur un cintre. Je l’ai fait plus grand et plus profond que ce qui était préconisé. La poche du bas doit mesurer 20 cm (ich). Là encore Monsieur Falbala a été appelé à la rescousse pour bricoler un cintre en bois et en supprimer la barre latérale.

Le projet a l’air ultra simple mais quand c’est trop simple en général ça pose des problèmes… D’abord, ce qui me dérangeait c’est qu’aucune doublure n’était prévue. Et celles qui me connaissent savent que l’envers est tout aussi important que l’endroit.. Je me suis donc creusée la cervelle pour essayer de faire une doublure, mais en vain.. J’ai doublé le tissu parce qu’il était très fin mais ça n’a pas réglé le problème des coutures apparentes sur l’envers..

Ensuite, dans la précipitation j’ai fait une erreur dans la coupe du tissu. Le dos devait être entier et seulement le devant constitué de deux panneaux. Bien sûr j’ai coupé deux panneaux aussi pour le dos et je n’avais plus de tissu pour refaire un morceau entier. J’ai donc triché en faisant un raccord avec du biais large entre les deux panneaux du dos. Et au final, le cintre en bois prévu initialement s’est avéré trop grand mais j’ai réussi à trouver un cintre de la même forme plus petit.. ouff…..

En tout cas il a plu à notre « coquelicots addict », c’est l’essentiel..

C’est un joli prototype (faut pas trop regarder dedans..) A repenser pour de meilleures finitions à l’intérieur. Des commandes sont déjà prévues!!!

Falbala

Garde robe pour homme: pantalon et chemise

Garde robe pour homme: pantalon et chemise

ou mieux vaut tard que jamais!! Bon je dois dire au préalable que ce site prend la poussière et se couvre de toiles d’araignées.. Et pourtant ce n’est pas faute de créations à montrer. Et je parle aussi au nom de Fanfreluche qui coud avec beaucoup d’assiduité mais délaisse encore plus notre site… J’ai décidé de prendre de bonnes résolutions et de faire un peu de rattrapage. Aujourd’hui, je vous montre ce que j’ai cousu, notamment, pour Monsieur il y a pas mal de temps déjà..

Deuxième édition du pantalon bleu de travail

Bon sur ce projet, tout a été dit en détail lors du premier projet (par ici). J’ai tenu compte des remarques de Monsieur sur son souhait d’avoir une ceinture un peu plus basse. J’avais modifié le patron en conséquence.

La difficulté qui s’est rajoutée venait des fines rayures de ce magnifique coupon de lainage ancien, déniché à la mercerie du Fil amant. Cela a pris pas mal de temps pour la coupe, pour veiller à ce que les lignes soient raccord au moins au niveau des fesses et dans la mesure du possible par rapport à l’empiècement de poche. Cela implique de dessiner chaque pièce séparément sur le tissu et de les positionner par rapport aux rayures.

Le montage de la ceinture et surtout des passants avait été un cauchemar sur le premier projet. Cette fois ci, j’ai intégré les passants en haut et en bas sur le montage de la ceinture (en deux pièces), avec juste une surpiqûre pour les maintenir en place. J’ai pris les rayures dans l’autre sens pour la ceinture. Cette fois-ci j’ai mis directement des crochets à la ceinture, réclamés par Monsieur lors de la première version. Cela fait une boutonnière délicate de moins à faire!!

Le détail de l’intérieur des poches latérales. Je n’en avais pas assez de ce joli coton à gros pois pour faire la doublure de la ceinture. Le lainage étant assez fin, il a fait l’affaire pour doubler la ceinture.

Ce pantalon a été cousu il y a pas mal de temps mais j’ai eu beaucoup de mal à faire poser Monsieur. Plus je vois ce modèle, plus je me dis qu’une version plus étroite serait plus sympa. Mais bon les goûts et les couleurs. Voilà Monsieur qui pose devant ses rosiers fétiches.

et devant les Kniphofias magnifiques cette année. Ils peuvent avec toute ces pluie!! J’adore ces fleurs et leur nom me fait toujours marrer..

Chemise d’été

Cela fait une éternité que j’ai en projet de coudre une chemise à Monsieur. J’avais à cette fin gardé des vieilles chemises immettables dans le but de récupérer le patron. Monsieur a une marque allemande favorite de chemise mais les derniers temps leurs designs s’est orienté vers la chemise slim, plus vraiment adaptées aux rondeurs du bidon de Monsieur !! C’était donc l’occasion de se lancer dans le projet.

Tout comme pour le pantalon, j’ai décousu une de ses chemises pour en reprendre le patronage. J’avoue avoir eu du mal à faire coïncider les pièces dos et devant. En plus je me suis un peu mélangée les pinceaux puisqu’il y avait des coutures rabattues. Au bout du compte, j’ai utilisé un devant (X2 pour la symétrie), un demi dos, un demi empiècement et la manche. Lorsque j’ai replié la manche en deux j’ai vu qu’elle était parfaitement symétrique donc pas d’erreur possible entre le dos et le devant de la manche !

J’avais repéré tout un tas de chouettes tissus chez Marie, dans ses couleurs de prédilection qui sont habituellement le bleu layette, le blanc, voire des rayures. Je l’ai quand même consulté vu que c’est lui qui portera la chemise. A ma grande surprise, il a écarté tous les rouleaux que j’avais sélectionnés et m’en a sorti deux autres. Une viscose à grands motifs pastels (mmmm….) et une popeline à petites fleurs rose pâle. Oui il adore les couleurs pastel. Pour jouer la facilité sur un projet test, j’ai choisi la popeline plutôt que la viscose. Des petits boutons vert pâle sont venus s’ajouter au projet.

Le montage n’est pas sorcier mis à part le col et son pied de col qui demandent un peu de minutie. J’avais un peu peur de m’être plantée en copiant ces pièces mais au final tout s’est bien ajusté, après quelques ronchonnades comme d’habitude!!

La finition de l’empiècement est très propre puisque cette pièce et sa doublure sont prises en sandwich entre le dos et le devant, sans couture apparente sur l’endroit ou sur l’envers, y compris au niveau de la couture d’épaule. Pour le reste je n’ai pas fait de couture rabattue. J’ai surjeté les côtés ainsi que la couture des manches.

Après un premier essayage, elle s’est avérée vraiment large et bien trop longue. J’ai recoupé 7 cm sur la longueur. Pour les retouches en largeur vu que tout était monté, la solution de facilité a été de reprendre uniquement sur les côtés. J’ai décalé la marge de couture de 1,5 cm de chaque côté. J’ai noté la modification sur le patron pour que la suivante soit mieux ajustée.

Je craignais un peu les boutonnières mais sur de la popeline, elles se sont faites les doigts dans .. les poches.. J’ai juste merdouillé sur la première boutonnière parce que j’ai mesuré l’emplacement sur une de ses chemises, au lieu de vérifier son positionnement sur la chemise cousue. Elle est trop décalée pour pouvoir être utilisée. Mais comme il s’agit d’un modèle estival, à porter sans cravate, cela n’a pas trop d’importance. Je n’ai même pas essayé de la découdre de peur de déchirer le tissu. Et puis de toute façon elle est presque invisible.

Pour les ourlets, j’ai fait un double rentré de 1,5 cm sur le bas et de 2 cm sur les manches. Toute fière de moi, j’ai lavé et repassé la chemise. Et j’ai constaté que j’avais oublié la poche ! La pièce était déjà coupée, je l’ai rajoutée dans la foulée. La encore sur du tissu aussi fin, la couture se passe sans encombre..

Monsieur est ravi de sa chemisette !! Je lui trouve quand même quelques défaut au niveau du patronage, avec une épaule un peu trop basse. A revoir pour les suivantes.

j’espère reprendre mes bonnes habitudes et vous me montrer prochainement la suite des réalisations déjà faites..

Nathalie

Le « chilet » long

Le « chilet » long

Autant le « chilet » blanc (court) est une pièce indispensable de ma garde-robe d’été, autant le « chilet » long est devenu incontournable en hiver. Je le porte en général sur des robes parce que je trouve ça joli mais aussi parce que ça tient un peu plus chaud.

Il y a quelques années j’avais fait une copie d’un de mes gilets longs préférés mais le résultat n’avait pas été à la hauteur de mes attentes, pour de multiples raisons (voir ici). J’ai toujours en projet de le refaire d’ailleurs. J’ai même acheté le tissu pour il y a longtemps (mmm). Ces derniers temps, l’envie de gilet long m’a titillé d’autant que j’avais vu chez Marie des tissus tout à fait adaptés à ce genre de pièce. Je sais ce n’est pas bien du tout !

Et bien sûr au lieu de ressortir mon patron, j’en ai cherché de nouveaux. J’ai téléchargé deux patrons de gilet gratuits: le Willow cardigan de Moodsewsiety qui a des manches originales et le Harper de Sinclair patterns qui est tout simple et est prévu en plusieurs longueurs. Mais c’était sans compter sur Marie qui m’a trouvé un modèle de gilet très sympa, dans le Burda d’octobre 2014 n° 113, avec un grand col châle qui « froufroute » sur le devant.

Un modèle vintage de gilet

Ce modèle de gilet long, ou manteau selon la description de Burda, est toujours en téléchargement individuel sur le site de Burda style (ici). Il existe avec ou sans manches. C’est bien entendu la version avec manche qui m’intéressait.

Ni une ni deux, je me suis ruée sur ce patron et dans la foulée j’ai acheté un tissu à motifs de feuilles qui me faisait de l’œil depuis un moment. Ce tissu est splendide, texturé dans son motif mais néanmoins très souple et facile à travailler. C’est un jersey de coton avec un tout petit peu de laine.

Le patron nécessite un métrage assez conséquent du fait que les pièces devant du gilet sont très grandes. Les tailles vont par deux et j’ai décalqué le 34-36. Comme l’ampleur dos était un peu limite par rapport à ma carrure, j’ai rajouté 1 cm dans la pliure milieu dos pour être sûre que ça ne tiraille pas dans le dos.

La seule modification apportée a été dans la longueur ou j’ai enlevé 7 cm. Les manches sont aussi très longues et je n’ai rajouté aucune marge de couture pour l’ourlet. Elles restent encore un peu longues malgré un ourlet de 4 cm. Au bout du compte il me semble que j’ai pris 2,50 m de ce tissu, la laize étant très large. Et j’ai des chutes (zut alors !)

# gilet Burda Style octobre 2014 n° 113

Les difficultés d’assemblage

A première vue, c’est un modèle assez simple à coudre avec très peu de pièces. Je m’étais même dit qu’en une matinée, le projet serait plié. Ah ! ah !! l’arrogance de la couturière! Une fois mes pièces coupées j’ai failli me lancer directement mais j’ai quand même eu un doute et j’ai bien fait de regarder les explications de montage. J’étais en effet sur le point de faire une belle boulette ayant pris pour une pince à coudre l’ouverture en V sur la pièce de devant (21). Cette ouverture délimite en fait le col de l’épaule.

# gilet Burda Style octobre 2014 n° 113

Du fait que le col châle est une pièce à même il n’est pas question de se servir de la surjeteuse. Son montage m’a laissé perplexe. Il était question de couture rabattue mais je n’avais laissé qu’un cm de marge de couture. Grâce à la patience de Marie, j’ai fini par me rendre à l’évidence que c’était possible avec la maille en recoupant bien une des marges de couture ! La couture milieu dos du col se fait donc endroit sur endroit, avec couture rabattue sur l’endroit pour cacher les marges de couture. Ensuite le col est fixé à l’encolure, couture classique envers sur l’envers.

Du fait que j’avais trop et mal cranté la jonction entre la couture du col et de l’épaule, le montage a été galère. A force de faire et de défaire, j’ai fini par obtenir un résultat acceptable sur l’endroit. Merci à Marie pour sa patience et ses conseils bien avisés !!!

# gilet Burda Style octobre 2014 n° 113

Il résulte de ce montage que la couture du col est moche moche sur l’envers, sans possibilité de surjeter. Marie m’a sorti un petit bout d’extra-fort que j’ai fixé à la main pour couvrir les coutures d’épaule et de l’encolure. Cela permet du même coup de stabiliser ces coutures. Le résultat n’est quand même pas trop mal !! J’ai entoilé les angles et on voit des (tous) petits bout d’entoilage qui dépassent.

# gilet Burda Style octobre 2014 n° 113

Des finitions à n’en plus finir

Une fois le gilet monté, il ne reste plus qu’à faire l’immense ourlet. Dans les explications de montage, il est indiqué de coudre un biais dans le même tissu sans faire de double rentré à l’intérieur pour limiter les épaisseurs.

Cette solution ne m’a pas emballé et j’ai préféré faire un tout petit ourlet avec double rentré. Je ne voulais pas qu’on voit un surjet à l’intérieur d’autant que je n’avais aucun fil vraiment assorti. Alors des cônes de fil vert j’en ai à la pelle, du kaki clair, du kaki moyen, du kaki foncé, mais pas de ce vert émeraude.

# gilet Burda Style octobre 2014 n° 113

La longueur totale de l’ourlet est de 5,30 m, avec les pièces de col qui en rajoutent pas mal !! J’ai passé un temps fou à épingler et à repasser. Tout est en arrondi avec certaines parties qui font un coin .. tout en rond. Enfin vous voyez ce que je veux dire !! Avec un fil ton sur ton, j’ai fait une couture presque invisible. En conclusion, ce projet n’est pas vraiment difficile une fois qu’on a compris le montage mais il prend surtout beaucoup de temps.

Avec le recul, la solution la plus appropriée serait de faire un roulotté à la surjeteuse. Du fait que le col châle n’est pas replié au niveau de la nuque, il a tendance à tourner et on voit parfois l’ourlet surtout sur un côté.

Et en mode pantalon, ça passe aussi..

Voilà maintenant il ne me reste plus qu’à tester les autres patrons de gilet, d’autant que les températures sont prévues à nouveau à la baisse la semaine prochaine.

Nathalie

Un plan sans accroc .. ou presque!

Un plan sans accroc .. ou presque!

Avec ce titre je ne résiste pas à la tentation de répondre à un précédent commentaire de Nabel qui parlait de plan sans accroc face à mes tribulations couturesques ces derniers temps. Cette réalisation, je dois l’admettre, c’était un plan sans accroc! Bon bien sûr, j’ai voulu me compliquer un peu la tâche, sans succès..

L’inspiration

Le modèle est issu de la revue Burda style de septembre 2012, modèle 109. Il n’est plus disponible en téléchargement individuel mais a été réédité dans le Best of des robes d’hiver, de mai 2021. La revue est toujours disponible sur le site de Burda Style. Pour une fois les photos « burdalaises » sont sympas!!

Le patron et ses modifications

Dans la revue de 2012, la robe est déclinée en trois versions, avec des manches et longueurs différentes. Ce qui fait tout son charme ce sont les grandes pinces poitrine, ses manches 3/4 légèrement évasées et sa forme droite.

# Robe burda style septembre 2012

Son encolure légèrement bateau est finie par une parementure. Aucune modification n’a été apportée au patron si ce n’est des petites pinces d’épaule, pour cause de morphologie. En fait chaque pièce est assortie d’une pince, épaule sur la manche, dos et pince poitrine. La robe est prévue avec une couture milieu dos et fermeture à glissière. Mais avec la maille, on peut facilement faire l’impasse sur le zip. La robe passe parfaitement sans nécessité de se tortiller pour rentrer dedans.

Pour les tissus préconisés: lainage, jersey ferme, jersey de laine. J’avais repéré chez Marie un molleton à motifs d’inspiration vintage qui me paraissait tout à fait approprié. Comme j’ai mis du temps à laver mon tissu et que j’avais hâte d’essayer le patron, j’ai utilisé un morceau de maille Milano acheté chez Marie dont j’avais utilisé un bout pour l’encolure de la robe Zircon (Paprika patterns) (ici).

# Robe burda style septembre 2012

Première réalisation sans accroc

Le montage de la robe est hyper simple. J’ai cousu les pinces avec du fil Maraflex. Le reste a été monté en un rien de temps à la surjeteuse.

Bon ne cherchez pas les raccords dans le dos parce qu’il n’y en a pas!! Parti pris… Elle m’a paru un peu longue. Je l’ai raccourcie de 4 cm.

Deuxième version prise de tête

La seconde version a été montée tout aussi rapidement mais je m’étais mis en tête de faire des poches. C’est la conception de ces poches qui a pris du temps et a tourné en boucle dans ma tête.

J’ai fini par partir sur des poches unies avec un rappel du tissu imprimé. Oui mais quelle couleur? Je n’avais que du blanc ou du noir. J’ai épinglé une poche de chaque couleur sans être vraiment convaincue. Marie m’a refilé une chute de molleton bleu qui était mieux que le noir. J’ai consulté les copines et le résultat assez serré a donné le bleu en gagnant.

J’ai passé un temps fou ensuite à monter ces poches. Du fait des épaisseurs je les ai cousues à la main sur la robe mais j’ai trouvé le résultat assez moche et mal réalisé. Je les ai finalement décousues.. tout ça pour ça!!

Pour cette version en molleton, j’ai fait la parementure dans une chute de jersey de coton pour limiter les épaisseurs. Petit zoom sur le détail des pinces:

A l’occasion de notre virée à Sainte-Marie-aux-mines, au salon mode et tissus, j’ai eu la surprise de découvrir que Christine avait acheté le même tissu. Elle a concocté une robe très chouette qui est en fait un mix de plusieurs patrons Burda!!

Très bon week-end et à très bientôt pour je l’espère de nouveaux plans sans trop d’accroc!!

Nathalie

La combi pour l’amour du risque

La combi pour l’amour du risque

Cela fait longtemps que je lorgne les combinaisons pantalon qui fleurissent dans les magazines et sur les réseaux sociaux. J’admire ces jolies filles grandes et fines parfaitement mises en valeur par ces vêtements tendance. Et du coup je me suis prise à rêver de les imiter. Et pourtant, je sais que je n’ai ni la morphologie, ni la taille idéales pour ça, mais voilà, j’ai l’amour du risque.

Les copines du cours de couture ont eu beau essayer de me dissuader (les combinaisons sont pour les grandes, ça risque de ne pas t’aller, t’as pensé aux pauses pipi etc, etc…), rien à faire, quand j’ai un truc en tête… Donc, je suis allée de l’avant.

La combi – le projet se concrétise

Pour commencer j’ai recherché le patron qui correspondait à mes attentes. Ce qui me plaisait c’était une coupe pas trop ajustée, mais un peu cintrée quand même, avec un joli décolleté. Le pantalon ne devait pas être trop large non plus.

Finalement j’ai trouvé exactement ce qui me plaisait sur la page de couverture du Burda Plus 01/20. C’était une combinaison en lin que vous trouverez sur le site de Burda Style. Elle réunissait la plupart des éléments que je recherchais. De plus, elle présentait un joli décolleté cache-cœur, avec une série de trois plis sur le pan droit du devant. Bref, tout à fait comme j’aime. Ce décolleté m’a tout de suite rappelé celui de ma robe portefeuille en viscose bleu lavande, que j’adore.

En réalité, je voulais coudre ma combinaison dans un tissu mélange laine et soie acheté tout exprès chez Ellen Décoration à Troyes. Mais Marie me l’a déconseillé, étant donné que ce tissu, assez lourd, risquait de créer un gonflant au niveau des plis et de la taille et ainsi d’ajouter du volume là où il y en a déjà bien assez. Alors j’ai déterré de mon stock un vieux coupon de lin lavé gris, acheté il y a plusieurs années au Marché des Hollandais, auquel je n’avais pas trouvé d’utilisation jusque-là.

Et, qui l’eut cru, même la Fashion police de Stutzheim (en d’autres termes les copines couturières du Fil Amant) a finalement validé le projet malgré les réticences initiales. Voilà, j’étais parée.

La réalisation de la fameuse combi

Après une mise à jour de mes mensurations et une vérification des pièces du patron, je suis partie sur la taille 46.

Le pantalon, plain sailing !

En d’autres termes, pas de difficultés particulières. Comme d’habitude, j’ai repris la forme de la fourche parfaitement adaptée à mon postérieur et pour le reste aucun problème, étant donné que la taille est élastiquée. Pas même une petite fausse braguette pour s’amuser.

Alors, certes, il y avait des poches plaquées prévues par le modèle, mais personnellement j’ai préféré les remplacer par des poches italiennes cachées à l’intérieur du pantalon. Je profite de la photo pour vous montrer également la ceinture assortie que j’ai cousue.

Passons au buste de la combi

J’ai eu un petit doute pour ce qui est la largeur de la taille au dos. Par conséquent, j’ai préféré ajouter un centimètre de chaque côté, en venant mourir à zéro sous l’emmanchure.

Puis, j’ai bâti toutes les pièces du buste et j’ai procédé au premier essayage. Conclusion : pas trop mal, mais peut-être un peu trop ample sur le devant. En accord avec Marie, j’ai donc élargi la pince de taille de trois centimètres et allongé la pince de poitrine de cinq bons centimètres afin que la pièce buste se positionne mieux sur moi.

Ces retouches une fois réalisées, le buste cache-cœur était bien plus seyant. Et j’étais plutôt contente. Seulement voilà, la retouche a eu pour conséquence que les coutures côté buste et pantalon, à gauche du vêtement, n’étaient plus alignées.

Franchement, lorsque je m’en suis aperçue, c’est-à-dire, une fois les deux faces de la ceinture montées, je ne voyais pas comment faire pour arranger ça. Et puis, comme nous disons souvent lors du cours de couture, « le mieux est l’ennemi du bien ». De plus, étant donné que la ceinture allait être élastiquée, je me suis dit que ça passerait inaperçu.

Bon, je m’aperçois que la ceinture nouée cache tout à fait l’objet du délit. Donc, tout va bien.

Quoi d’autre ?

Pour se désincarcérer de la combinaison pour l’amour du risque, l’ami Burda proposait de poser, dans le dos, une fermeture glissière invisible de 60 cm de long. Cela promettait quelques contorsions, mais j’ai décidé de tenter le coup. Résultat : ça va (en tout cas les jours où je n’ai pas de lumbago).

En revanche, Marie a attiré mon attention sur le fait que la couture de la fermeture invisible risquait d’être compliquée parce qu’elle passait au milieu de la ceinture dos élastiquée. Il est vrai que cela promettait de créer des tensions à cet endroit là, ainsi que des surépaisseurs difficiles à gérer.

Nous avons donc décidé de fixer l’élastique quelques centimètres avant la fermeture à glissière. De cette façon, la fermeture s’est posée bien comme il faut tout du long.

Et voilà, là aussi le tout est caché par la ceinture nouée. Il faudra me croire sur parole.

L’autre modification que j’ai apportée a été conditionnée par le manque de tissu. Le modèle prévoyait des manches plus longues, retenues par une patte de manche et un bouton. Moi j’ai simplement décidé de couper des manches courtes. J’ai toutefois gardé la patte d’épaule et j’ai choisi deux petits boutons Edelweiss pour les tenir en place.

Pour terminer, un mot sur la parementure d’encolure, que j’ai coupée dans une cotonnade légère à pois – toujours par manque de tissu. Je suis contente de la façon dont elle se pose. Il se pourrait même qu’il ne soit pas nécessaire de poser un bouton de sécurité pour maintenir les deux pans de l’encolure en place. Je verrai cela à l’usage.

Et pour finir, l’avalanche de photos de la combi pour l’amour du risque

C’est tout pour aujourd’hui. Je vous salue comme il se doit.

A bientôt pour d’autres aventures.

Fanfreluche