Peace and Love

Peace and Love

Pas sûr qu’on reste dans l’esprit Peace and Love avec les copines si je ne me dépêche pas de rédiger l’article éponyme avant de disparaître pour notre prochain road trip ! En effet, plusieurs photographes ont été mises à contribution et plusieurs mannequins ont pris la pose. Donc, ma mission, qui n’a rien d’impossible et que j’ai d’ailleurs acceptée, était de vous montrer tout cela dans un délai raisonnable.

Entrons dans le vif du sujet

Toute cette introduction pour vous présenter un nouveau sweat Lana.

Rien de neuf me direz vous, puisque la Serial Piqueuse qui coud plus vite que son ombre (aka Nathalie) vous avait déjà montré son prototype il y a peu (voir ici).

Quand elle me l’a montré, j’ai tout de suite craqué pour ce modèle de sweat original et féminin. Par conséquent, j’ai immédiatement acheté un – non deux – beaux coupons de sweat d’été à la mercerie du Fil amant. Le coup de cœur a été pour ce super motif LOVE. Alors, de peur qu’il disparaisse trop vite du stock et parce que je voulais faire le modèle à capuche ET parce que je pensais qu’il plairait aussi à Augustine et Mathilda, j’en ai acheté 3 mètres.

Mon sweat Lana Love

Donc, pour commencer, quelques mots sur mon sweat Love. Pour ma part, j’ai fait le choix de coudre la partie basque du sweat sans les plis. En effet, je craignais qu’ils ajoutent du volume là où j’en ai déjà suffisamment. En réalité, je crois que cette crainte était inutile et mon prochain exemplaire aura les plis.

Ensuite, un mot sur le capuchon. Pour le doubler j’ai utilisé un joli jersey à pois qui sommeillait dans mon stock depuis un moment. Il était destiné à coudre des trucs pour les filles, mais comme elles allaient avoir leur part de Love, je pouvais bien m’en servir.

Sinon, pas de difficulté à signaler, si ce n’est que je trouve l’entrée du capuchon un peu étroite. Par conséquent, si je le refaisais, je crois que j’élargirais la capuche dans son ensemble, afin qu’elle se pose mieux sur les épaules et le dos.

Ah ! Nathalie va encore dire : « Comment ! C’est tout ce que tu as à dire sur cette réalisation ? » Mais voilà, il faut que je fasse ma valise. De plus, c’est un projet facile et vous pourrez trouver toute information complémentaire dans l’article exhaustif de Nathalie, dont je vous ai mis le lien plus haut.

Peace and Love – le duo

On a vu Love, mais où est Peace ? Eh bien comme Nathalie, la reine du vintage, a décidé de se lancer à fond dans les Seventies, nous avons le plaisir de vous présenter le nouveau duo des Serial Piqueuses, l’ensemble de sweats Peace and Love !

Et regardez ça ! Même les chaussures sont assorties ! J’adore !

Notre copine Domi a shooté le duo. Merci pour les jolies photos de la paire de sweats Lana.

D’autres suivront, mais je suppose que comme toujours, Nathalie sera plus rapide que moi.

Où je vous parle des sweats des filles

Et je ne peux clore ce sujet sans vous parler des sweats des demoiselles. Comme je le soupçonnais, elles ont adoré le tissu Love. Je leur ai donc cousu des pulls assortis puis, à leur demande spécifique, j’y ai ajouté des capuches. C’est ce qui m’a pris le plus de temps, car il a fallu patronner la pièce. J’y ai d’ailleurs ajouté une parementure et aussi une doublure. Heureusement, le résultat est top. La maman des sœurettes a fait des photos du trio de sweats.

Nathalie et moi sommes ravies de nos sweats Lana et nous vous saluons comme il se doit !

Peace and Love

Nathalie et Fanfreluche

C’est maintenant ou jamais – Tome 2: Robe vintage

C’est maintenant ou jamais – Tome 2: Robe vintage

A mon tour de vous montrer la dernière pièce cousue pour cet été et quand même portée in extremis. Il s’agit d’un modèle très vintage, issu de la revue Burda Moden de juin 1970 (n° 8796). C’est une robe en jersey bicolore, avec taille basse et jeux de plis sur le côté. C’est la photo du modèle qui m’a complètement emballée (photo de droite) même si le jeu de plis n’est absolument pas visible. On voit juste un panneau sur le côté en tissu contrastant qui donne l’impression que tout est assemblé à plat.

# Burda moden juin 1070, modèle 8796

Opération patronage

C’est un modèle assez sophistiqué avec pinces poitrine et d’épaule. La ceinture s’accompagne d’un lien fini par un nœud sur le côté. Seules les dimensions du lien et nœud sont données : 1,20 m X 3,5 cm de large, largeur finie 1 cm. Le dos est fermé par une fermeture glissière qui descend sur la ceinture et la jupe. Le devant de la jupe est en trois pièces. Il y a des parementures pour l’encolure et les emmanchures (la robe est sans manche). D’entrée de jeu, j’ai éliminé le lien avec nœud et j’ai souhaité rajouter des manches.

# Burda moden juin 1070, modèle 8796

Comme très souvent dans les vieilles revues Burda, les modèles présentés n’existent qu’en une seule taille. Cela facilite étonnamment le décalquage des pièces (les planches patrons de l’époque sont pourtant vraiment horribles) mais cela n’aide pas beaucoup quand il faut grader. J’ai noté soigneusement les chiffres indiqués sur les pièces, qui sont souvent salvateurs chez Burda en cas de montage complexe. Les indications de pliure sont assez sibyllines, elles sont représentées par un léger pointillé sur les pièces du patron, qu’on peut facilement louper.

Marie m’a dégoté dans la même revue un modèle assez semblable au niveau du buste en taille 38, avec manches. Nous nous en sommes inspirées pour les manches, pour regrader le patron de la robe, repositionner et diminuer la pince poitrine très « généreuse » et diminuer l’ampleur du devant. En revanche, la partie taille basse n’a pas été modifiée dans sa largueur, ni la ceinture et la jupe du même coup. L’encolure très montante a été baissée et modifiée dans son montage.

Un tissu d’inspiration vintage

L’année dernière, j’avais acheté chez les Hollandais 2 mètres de jersey à motifs de vagues, d’inspiration vintage, dans les tons de bleu et vert, sur fond blanc. Je l’ai combiné avec du jersey blanc de la mercerie du Fil amant pour la ceinture, le panneau latéral de la jupe et la finition encolure.

Alors certes, j’aurais pu prendre un tissu plus facile ne nécessitant pas de raccords. J’ai passé pas mal de temps pour placer les pièces. Les raccords sont difficiles avec les pinces et la forme trapèze de la robe. Ils ont été anéantis avec les retouches successives de la robe. Mais dans l’ensemble les jeux de motifs sont alignés à défaut d’être raccord ! Au final, il m’a fallu pas mal de tissu. Sur de l’uni 1,20 est suffisant avec 40 cm de tissu contrastant. J’aurais pu m’économiser encore plus de travail de placement en mettant directement au pli toutes les parties dos puisqu’au bout du compte le zip s’est avéré inutile.

Ils sont beaux mes raccords, non???

Le jeu de piste du montage

C’est surtout la jupe devant qui est problématique à comprendre. Les repères de plis sont bien marqués sur les pièces avec des symboles (O et X). Il y a en outre d’autres repères similaires mais qui indiquent le milieu !!! Faut pas se gourer !! Aucun sens des plis n’est indiqué sur les pièces ni dans les explications très limitées. Une fois les trois pièces de la jupe épinglées, on a essayé tout un tas de possibilité en nous basant sur la photo et les proportions au final.

# Burda moden juin 1070, modèle 8796
Montage final des trois panneaux de la jupe devant

C’est tout simple en fait une fois qu’on a pigé le système. Les plis creux se font d’une pièce sur l’autre. La jupe est composée dans l’ordre des pièces 30 (coté), 31 (milieu) et 32 (côté). Un premier pli se fait de la pièce 30 sur la pièce 31, un second pli de la pièce 31 sur la pièce 32 et le dernier pli se fait dans le même sens sur la pièce 32 elle-même. Une fois ces trois plis réalisés, cela colle enfin avec le visuel de la photo et les dimensions de la ceinture.. ouf !!! J’ai assemblé ces trois pièces ainsi que les plis sur une dizaine de centimètres à la machine à coudre (point droit, fil élastique maraflex).

Après bâti des pièces, il a fallu reprendre au niveau du buste encore trop large. J’avais laissé ouvert 10 cm dans le dos mais même épinglé jusqu’en haut, ça passait sans problème. La ceinture a également été remontée (moins 4 cm sur le devant et moins 5 cm sur le dos). J’ai repris le modèle de manches de la robe taille 38 de la même revue. Il a fallu modifier l’emmanchure sur la partie corsage notamment pour tenir compte de l’ajout des manches. Une fois la couture d’épaule baissée, le corsage et les manches se sont mieux posés. Mais si je la refais, il faudra retravailler l’emmanchure et la largeur des manches. Ça coince un peu à ces niveaux.

# Burda moden juin 1070, modèle 8796

Je n’ai pas rajouté la pièce supplémentaire à l’encolure parce que cela remontait beaucoup trop haut. J’ai simplement redessiné une parementure d’encolure. Pour garder l’effet contrastant, j’ai cousu cette parementure sur le devant du corsage. Je n’ai pas osé faire la couture d’assemblage à la machine du fait des épaisseurs et j’ai cousu cette pièce à la main de manière (presque) invisible sur l’endroit du corsage. Cela a été un long travail d’épinglage, mesures et repassage, pour un visuel cohérent et de même dimension.

# Burda moden juin 1070, modèle 8796

Ce jersey blanc pose des problèmes de transparence, on voit bien les marges de couture aussi bien sur l’encolure que sur la ceinture. Un tissu plus foncé permettrait de remédier à ce défaut. J’ai doublé la ceinture ce qui a fait pas mal d’épaisseur à gérer. Là encore tout a été cousu à la machine. J’ai aussi marqué le sens des pièces des jupes parce que cela faisait un sacré dédale à assembler et à coudre sur les deux pièces de ceinture.

J’ai eu quelques sueurs froides quand j’ai lavé la robe parce que des traces de feutre (ultra lavables) sont restées, en particulier tout le long du milieu devant, genre bien visibles! J’ai dû relaver plusieurs fois et insister à la main. D’habitude cela part complètement et sans difficulté.

Petite séquence shooting devant le Fil amant où Marie est venue aussi montrer sa tunique et son gilet, home made bien sûr!!

Les plis sont une calamité à repasser. J’ai surjeté les pièces avant de les coudre. Je pense que je n’aurais pas dû, cela leur donne une épaisseur et « rigidité » supplémentaires. Une fois la robe portée, au bout d’un moment les plis ne sont plus aussi bien marqués. Pour les photos j’ai un peu triché, la robe a été mise juste avant les photos histoire d’essayer de vous la montrer sous son meilleur jour!!

Elle est prête à être rangée avec les affaires d’été. Le soleil est encore de la partie mais les températures se sont bien rafraichies.. C’était le moment où jamais de montrer cette petite robe, les prochains projets seront plus hivernaux…

Très belle journée à vous

Nathalie

Maintenant ou jamais – Tome 1 : les shorts

Maintenant ou jamais – Tome 1 : les shorts

Je me suis fait remonter les bretelles par les copines parce que je n’ai rien publié depuis longtemps. Elles m’ont dit : c’est maintenant ou jamais si tu veux montrer les shorts que tu as cousus cet été. Après, ce sera trop tard. C’est pourquoi, après ma sortie en ville, au lieu de me légumer devant la télé, j’ai attaqué la rédaction de cet article.

Comme le titre l’indique, le tome 1 de cet opus parlera de shorts.

Pour tout vous dire, en tout début de l’été, j’ai décidé que j’avais vraiment besoin de shorts. Pas des shorts pour traîner ou gambader (moi ? gambader ? hum…), non, non, des shorts que je pourrai porter en ville, pour faire des courses, sortir en famille ou entre amis. Donc des shorts un peu plus sophistiqués et surtout pas trop courts.

J’ai trouvé ce qu’il me fallait dans le magazine Burda Style de juillet 2016. C’est le modèle 107 A (disponible en format PDF), qui existe en format short et bermuda.

Pourquoi ce short là ?

Ce qui me plaît dans ce modèle, c’est la forme large des jambes ainsi que les grandes poches plaquées du devant du short, qui se transforment en passants de ceinture au niveau de la taille. Il propose également de fausses poches à revers au dos, que l’on peut décorer avec de jolis boutons.

Alors, vous commencez à connaître mon goût prononcé pour la chasse aux boutons originaux dans le stock quasi inépuisable de la mercerie du Fil Amant. Par conséquent, quand je vois un projet qui me permettra de plonger dans les étalages incroyables de la boutique de Marie, je craque tout de suite.

J’ai donc choisi le format short, mais, pour garder un peu de longueur, je n’ai pas cousu le revers qui est prévu par le modèle.

Deux shorts sinon rien

Comme toute couturière qui se respecte devrait le faire, j’ai décidé de coudre une toile. Bon, j’avoue, je ne le fais pas très souvent, mais pour tout ce qui s’apparente à un pantalon, je préfère tester.

Cette fois-ci, j’ai donc taillé dans un coupon de chez Toto Tissus, que j’avais depuis de nombreuses années dans mon stock. Il s’agit d’une sorte de tweed tissé très fin, plutôt brillant. C’est peut-être du lin, ou une viscose façon lin, mais je n’en suis pas du tout sûre. En tout cas, le tissu a l’air classe comme ça. Mais, malheureusement, à l’usage, il s’avère très mou et froisse pas mal. Voilà. Pas l’idéal tout ça, mais pour une toile ça a fait l’affaire.

Trêve de blablas, je vous montre. Et en passant, je vous montre aussi une petite blouse sans manches que j’ai bricolée en utilisant de jolies chutes. C’est un modèle de robe Ottobre que j’ai raccourcie en chemise.

Et je vous montre aussi le premier jeu de boutons. En fait, le bouton de la ceinture, je l’ai trouvé dans la boîte à couture de ma maman. C’est donc un héritage. En revanche, ceux des revers au dos du short viennent de chez Marie.

Les ajustements pour la toile

Tout d’abord et comme je fais toujours pour tout pantalon, j’ai ajusté la courbe et la hauteur de la fourche dos pour qu’elle s’adapte au mieux à ma morphologie.

Ensuite, un petit détail que je préfère noter ici pour ne pas l’oublier, c’est que sur les conseils de Marie, j’ai remonté les faux revers de poches de quelques centimètres, afin qu’ils ne se posent pas sur la partie la plus rebondie de mon anatomie.

Par ailleurs, j’ai complété les passants de ceinture créés par les poches par deux passants au niveau des côtés du short, car je me disais qu’une potentielle ceinture serait mieux maintenue. En revanche, je n’ai pas cousu la petite ceinture à nouer qui est proposée par le modèle.

La toile validée, je suis passée au second short

Toute cette opération pour finalement tailler en toute confiance dans le coupon de tissu rayé façon toile de matelas que j’ai acheté chez les Gentlemen du Tissu dans le quartier de Montmartre. C’était un coupon de trois mètres, mais je n’en voulais pas autant. Finalement, la dame qui m’a servie m’a proposé un prix canon pour le coupon entier et je n’ai pas su dire non. Conclusion, il me reste encore une belle longueur de tissu rayé. Je suppose qu’il finira en pantalon ou en salopette pour l’année prochaine.

Le défi du short rayé

Marie a attiré mon attention sur le fait qu’il fallait soigner la coupe afin que les rayures du tissu se positionnent de sorte à créer de beaux raccords au niveau de la couture milieu dos.

Défi réussi. Les rayures forment de jolis V inversés.

Et quoi d’autre ?

Eh bien, en cousant ma toile, j’ai constaté que les poches plaquées n’étaient pas prises dans la couture côté. Le résultat obtenu ne me plaisait pas trop. J’ai donc décidé d’insérer les coutures côté de la poche dans les coutures côté du short. Je trouve que cela fait plus propre.

A part cela, rien de neuf, sinon que, comme d’habitude, je me suis fait plaisir en choisissant des boutons qui claquent.

La séance photo « shorts »

Nathalie s’est lâchée. Voici donc une avalanche de photos pour vous montrer ce short sous toutes les coutures.

Et un petit zoom sur la belle bague que Nathalie m’a offerte. Elle m’a aussi offert des boucles d’oreilles que je vous montrerai un autre jour. Ce sont des créations de Myriam Lacolonge « Emergence de bijoux« . Ni Nathalie, ni moi, n’avons d’intérêts financiers auprès de cette créatrice, mais je vous partage son site web, parce que son travail me plaît.

Ceci conclut le tome 1 – les shorts. Qui dit tome 1 annonce une potentielle suite. Mais je pense que c’est Nathalie qui s’en chargera.

En attendant, je vous souhaite une très belle soirée et un tout aussi fabuleux week-end.

Fanfreluche

Les sweats de l’automne

Les sweats de l’automne

Etant donné un été très changeant, voire froid par intervalle, je me suis dit que quelques sweats seraient bien utiles dans ma garde-robe. Bien sûr depuis que je les ai cousus, le beau temps est à nouveau là !! Mais dans l’intervalle j’ai pu en profiter. L’automne reviendra bien vite de tout façon… J’ai choisi deux nouveaux modèles.

Un sweat raglan « burdalais » pour changer de crèmerie

J’ai cousu pas mal de fois le sweat raglan Maëlle de Marie Poisson. J’en suis très satisfaite mais avec le temps je préfère les manches raglan en deux parties. Je trouve qu’elles sont plus ajustées à la forme du bras et font moins de plis au niveau de l’emmanchure. C’est la raison pour laquelle, j’ai opté pour le modèle de ce T.shirt / sweat raglan de Burda (août 2021). Il est disponible en téléchargement sur le site de Burda Style (ici).

# T. shirt raglan Burda style août 2021

Les modifications du patron

Marie avait cousu ce modèle et il m’avait bien plu. L’encolure était sympa mais trop échancrée et basse à mon goût.

Au vu de la photo et de la réalisation de Marie, il me paraissait assez moulant. J’ai donc décalqué le 38 d’office. J’ai quand même comparé le patron à celui de Maëlle et là il manquait pas mal au niveau des hanches !!! Tu vois Fanfreluche, cette fois j’ai agrandi mon patron !! J’ai également remonté l’encolure et élargi les manches (+ 2 cm sur une pièce et + 1cm sur l’autre), ainsi que les bracelets de manche.

Les réalisations

Pour mon premier essai, j’ai utilisé un tissu sweat d’été (French terry) beige uni, de la mercerie du Fil amant. Le montage s’est fait pratiquement sans encombre à la surjeteuse. Il y a juste les deux morceaux de manche qui sont un peu récalcitrants à assembler au vu de leur forme arrondie. Pour l’encolure, je craignais un peu de faire une bande avec ce sweat mais le montage est allé tout seul.

Je dois avouer que j’ai un peu boudé ce sweat au début. Il a été cousu en octobre 2022 et j’ai dû le mettre une seule fois. Je l’ai ressorti cet été et je l’ai trouvé plutôt pas mal. Depuis il a été pas mal porté et j’ai eu envie de le refaire.

Je l’ai refait dans un French terry imprimé de la Mercerie du Fil amant, dans lequel j’avais déjà cousu une robe (ici). Cette fois-ci j’ai fait les bracelets de manche et la bande d’ourlet en bord-côtes kaki du stock.

Lana: un modèle de sweat féminin

C’est un peu par hasard en papillonnant sur la Toile, que je suis tombée sur ce patron allemand, le sweat Lana de Fadenkäfer. Il a une forme originale, avec une partie « jupe » croisée sur le devant. Il a de surcroît des pinces poitrine qui le rendent féminin. C’est assez rare pour être signalé. J’ai renoncé au PDF et j’ai commandé la version papier, certes plus chère mais plus rapide d’usage.

# Sweat Lana Fadenkäfer

Le site de la marque étant traduit en français je pensais qu’il en était de même pour le patron. Et ben non! J’ai reçu le patron et une « notice » en double page format A4, tout en teuton !! Monsieur m’a aidé à décrypter les informations mais il a eu du mal avec les termes de couture. Et puis je suis tombée sur une video de la créatrice où elle montre le montage intégral du sweat. Même en teuton, elle m’a été utile pour comprendre comment étaient cousus les plis sur le devant ainsi que les étapes de montage. En fait c’est tout simple.

Un patron de sweat décliné en plusieurs versions

L’encolure peut être finie avec une capuche, un col montant ou une simple parementure d’encolure. La partie « jupe » se compose de deux pièces croisées, avec ou sans pli. Le tableau des mensurations est standard, il n’aide donc pas en l’absence des dimensions finies. Après avoir mesuré les pièces, j’ai opté pour le 40, histoire d’être à l’aise et de pouvoir mettre un T. shirt en dessous. Je vois que Fanfreluche sourit encore.

Les marges de couture de 1 cm sont incluses. Il y a pas mal de crans de montage, et sur les manches il y a les crans du dos et du devant. En général sur les patrons récents, il n’y a pas les deux. Sa gamme de tailles est assez large puisqu’il va jusqu’au 58!!

Modifications minimes du patron

La stature est de 1,68 m. J’ai mesuré les pièces du patron et enlevé 5 cm dans la longueur pour ma stature d’1,60 m. Du fait de la forme arrondie du sweat, finie par une parementure d’ourlet, j’ai tracé deux lignes parallèles espacées de 5 cm au milieu de la jupe. J’ai enlevé cette bande et j’ai ensuite redessiné l’arrondi du côté. J’ai fait la même chose pour la pièce dos.

La version avec plis sur le devant, se combine avec celle sans pli pour la jupe intérieure. Je me suis trompée et j’ai fait deux fois la jupe avec pli.

# Sweat Lana Fadenkäfer

Les manches sont très longues. J’ai coupé à la ligne 3/4, qui est indiquée sur la manche. J’ai juste rajouté une petite bande d’ourlet.

Version avec plis et bande d’encolure

Pour cette réalisation, j’avoue avoir fait une infidélité à la mercerie du Fil amant. Mais bon Marie était en vacances et ça me démangeait de coudre ce sweat. Je suis donc allé faire un saut chez Self tissus qui s’appelle désormais les Tissus des Ursules.

Dans la boutique il y avait deux (oui deux j’ai honte…) chouettes French terry que je me suis empressée d’acheter dont un camouflage d’été, façon « desert storm ».. Et un jersey kaki (je me sens si coupable…). Mais Marie ne les a pas, je le sais !!! Et depuis que Marie a rouvert, j’ai repéré des nouveaux molletons et French terry dans sa boutique, que j’achèterai prochainement…

J’ai quand même bâti le haut du sweat pour vérifier la taille, qui était parfaite à mon goût. J’ai fait la plupart des coutures à la machine pour éviter les surépaisseurs au montage, à l’exception des coutures d’épaule et des manches. J’ai rajouté une bande de laminette sur la couture d’épaule. Elle n’est pas prévue dans le patron.

Les trois panneaux de jupe sont d’abord assemblés à plat ensemble (non fermés sur les côtés). Ensuite la parementure d’ourlet est fixée tout du long. Sur le patron elle est assez large, 5 cm. Je l’ai faite plus étroite, à 4 cm, marge de couture incluse. Et enfin, il suffit de replier les panneaux sur le devant et d’assembler en rond le tout sur la partie « corsage ». Là ça fait pas mal d’épaisseur du fait des panneaux croisés et des plis.

# Sweat Lana Fadenkäfer

Sur une des photos du site, il y avait une version avec deux boutons au niveau de chaque pli du devant. J’ai repiqué l’idée avec deux gros boutons du stock.

# Sweat Lana Fadenkäfer

Pour l’encolure, j’ai fait une simple bande d’1,5 cm fini, pas de parementure.

Nul doute que ce modèle va être rentabilisé, avec les autres versions d’encolure!! L’automne n’a qu’à bien se tenir!!

Nathalie

Le bermuda, boulet de l’été

Le bermuda, boulet de l’été

Pour l’été j’ai eu envie d’un bermuda. Les jeans et pantalons d’été sont en général trop chaud. Et cet été il faut dire qu’on a eu très chaud, certes par brève intermittence !! Au vu de la météo actuelle, cette publication n’est pas encore à contre-courant quoique le temps varie tellement vite chez nous!! De toute façon, les photos n’ont été faites que récemment. Et puis quand même, ce projet n’a été fini que fin août. Il m’aura bien occupé tout l’été..

Erreur de casting

J’ai pas mal cherché des modèles de bermuda. J’avais des idées bien arrêtées. Je voulais des pinces pour qu’il fasse un peu habillé et soit plus « bureau-compatible », et une forme assez droite voire un peu étroite. Alors c’est vrai que pour les pantalons, j’ai des critères un peu (psycho-)rigides. Je n’aime pas les tailles hautes que je trouve inconfortables, et je déteste les formes amples, pattes d’éph.. Et la mode n’y changera rien !!

Dans une revue Bermuda style de mai 2003, il m’a semblé trouver le modèle idéal de bermuda (modèle 131). Je reconnais avoir été induite en erreur par le dessin technique qui me paraissait parfait et conforme à mes attentes. Mais ça je ne l’ai compris qu’après avoir coupé mon tissu.

# Burda Style n° 41 mai 2003, modèle 131

Et puis comme d’hab, les photos du modèle porté dans la revue sont totalement inutiles et ne permettent pas de se faire une idée précise. Ici la donzelle est assise, avec un chemisier qui cache une bonne partie du bermuda. Il y a une seule photo intéressante, celle du dos avec les poches et le large passant., choses que je n’ai pas réalisées sur ce modèle. Seules les dimensions des poches dos étaient données, je les ai donc oubliées au moment de copier les pièces et ensuite j’ai zappé. J’ai fait des passants standards.

Je suis partie sur la taille 38, au vu des dimensions des pièces.

Un gachis de tissu

J’avais acheté il y a deux ans je crois, un superbe lin imprimé que je réservais à un projet de robe longue. Ce projet n’ayant toujours pas vu le jour, j’ai préféré l’utiliser pour ce bermuda. Comme j’avais en plus envie d’ajouter un revers au bas de l’ourlet, l’ourlet a été considérablement allongé. Avec une petite laize, j’ai dû tailler dans une très large proportion du coupon.

Au premier essayage, catastrophe : taille trop haute (sans la ceinture), beaucoup trop grand ; « cuisses d’éph’ ». Bref tout ce que je ne voulais pas… Les copines qui ont assisté à l’essayage, ont trouvé le modèle très chouette, même Marie a essayé de me convaincre, oui c’est joli large, c’est fluide.. Ben non moi je n’en voulais pas de ce modèle qui ressemblait plus à une jupe-culotte qu’à un bermuda bien cintré sur les jambes. Devant mes ronchonnades, Marie a sorti les épingles et entrepris de réduire la jambe. C’était un peu mieux mais je restais profondément déçue par ce modèle. Les pinces dos ont été élargies de 2 cm de plus chacune et la taille a été baissée sur le devant seulement.

Finalement nous avons toutes convenu qu’un revers serait vraiment moche, donc gâchis supplémentaire de tissu.

Procrastination

A partir de ce moment, je l’avoue, j’ai traîné des pieds sur ce modèle. Les retouches ont été rapides à faire, pour rendre la jambe plus étroite, sur les pinces pour recintrer un peu le modèle. En plus je n’avais rien surjeté tant que les modifications n’étaient pas terminées. Le spectacle de l’effilochage du tissu et des fils partout n’ont rien fait pour me motiver.

La braguette s’est déroulée relativement sans encombre, au moins ça il faut le reconnaître, grâce à la direction parfaitement orchestrée de Marie !! Mais après je me suis lancée dans d’autres projets et j’avançais péniblement sur ce bermuda. Il me restait la ceinture à monter (avec la perspective des passants et de la boutonnière qui ne m’enchantaient guère) et la longueur à décider.

# Burda Style n°41 mai 2003, modèle 131

J’ai fini par me prendre par la main un week-end. J’ai passé le bermuda sous la surjeteuse.. Et mis un bon coup de ciseau dans la longueur. Ouf je me sentais mieux.

Après nouvel essayage, la taille et les hanches était toujours beaucoup trop larges. Donc j’ai encore dû agrandir les pinces. J’ai assemblé la ceinture que j’ai faite à 3 cm. Dans le modèle elle était de 4,5 cm. Ma boutonnière est superbe mais elle est placée trop loin. Vu que de toute façon je dois porter ce bermuda avec une ceinture, j’ai décidé de laisser telle qu’elle cette boutonnière. Elle ne se verra de toute façon pas sous la ceinture.

Le bilan est vite vu. Je suis assez peu convaincue par ce bermuda. Il est encore trop large au niveau de la taille. Mais je ne changerai plus rien, j’ai eu trop de mal à aller jusqu’au bout de ce projet. Il sera quand même parfait pour les grandes chaleurs, vu son amplitude et la matière.

Après une vague de froid générale, la chaleur semble être au rendez-vous. Après ce moment de répit qui je pense sera bref, je vais pouvoir remiser ce bermuda jusqu’à l’été prochain. Et peut-être que d’ici là j’aurais trouvé un modèle correspondant davantage à mes attentes.

Allez profitons encore un peu de cet fin d’été..

Nathalie