par Fanfreluche | Sep 14, 2019 | Couture des poupettes, Jupes |
Quand je me lance dans un nouveau projet, c’est tout l’un ou tout l’autre. Soit je me lance à l’arrache, en mode flemme, sans tracer, sans bâtir et presque sans épingler, soit j’avance pas à pas, au millimètre près, en marquant tous les contours au papier calque ou pire, au fil tailleur. La jupe écossaise verte a commencé de cette manière-là. J’ai mesuré les raccords au millimètre et j’ai suivi tous les contours des pièces au fil tailleur. Avec tous les carreaux, pas moyen de m’y retrouver autrement. Une vraie forêt de fils sur toutes les pièces.
J’avais craqué pour cette jupe dans le magazine Fashion Style 12/2017.

Il me la fallait. Or, dans mon stock, dormait justement ce très grand coupon de viscose écossaise verte. Je l’avais rapporté de Paris il y a… un certain temps. Probablement que c’était lors de notre visite de l’exposition Dior. Quel merveilleux souvenir !

La jupe écossaise verte – les préparatifs
Pour vous parler des préparatifs, il faut que je fasse un réel effort de mémoire. En effet, c’est un projet que j’ai commencé il y a des mois et comme dit, j’y suis allée « Andante, andante« . (Ça vous parle ? Moi, quand j’écris ça, j’entends direct la chanson de Abba. D’ailleurs, je crois qu’elle va me poursuivre toute l’après-midi.)
Mais revenons à nos jupons. Sur la base de mes mesures, j’ai coupé un 46 au niveau des hanches, en élargissant la ceinture pour tenir compte de mes mensurations. J’ai soigneusement marqué tous les plis sur le devant de la jupe et j’ai conservé le dos lisse (pas de plis sur les fesses).
Vraiment, j’ai fait des efforts pour poser les pièces de sorte que les raccords soient réussis au milieu dos et sur les côtés. J’ai épinglé, bâti et essayé – trooop graaannnd ! Au secours Nathalie, il faut que tu me poses les retouches ! Nathalie a gentiment posé des épingles et fait des photos pour les archives. Mon désespoir fut si grand devant la mocheté que j’ai effacé les photos. Donc, vous ne verrez pas la première étape du désastre.
La jupe écossaise verte – la suite des événements
Pour tout vous dire, à ce stade du projet, j’avais un peu perdu la foi. Mais, voilà, j’ai repris les retouches – déjà les raccords c’était plus vraiment ça – et j’ai mené le projet jusqu’au bout.
Re-essayage domestique et bon… ça pouvait aller. J’ai quand même eu un doute, car je trouvais la ceinture toujours un peu large. En plus, avec le poids du tissu sur le devant de la jupe (vous savez, les plis ça pèse son poids), je trouvais qu’elle plongeait devant. Franchement c’était pas la gloire.
Je l’ai portée pour la montrer à Nathalie et le verdict fut sans appel : c’est pas beau, on ne peut pas laisser comme ça. Donc, une fois de plus exit les photos. Vous ne verrez pas non plus la deuxième étape de la calamité. (Vous avez vu, j’ai cherché un synonyme de « désastre ». Je fais des efforts).
Ultime version ?
En désespoir de cause, j’ai montré la jupe écossaise verte à la Prof qui trouve en général une solution. J’ai passé la jupe et elle a froncé les sourcils. Le diagnostique : ceinture trop large encore, jupe trop serrée au niveau des hanches et couture côté qui rebique vers l’arrière. Du coup, il n’y a pas suffisamment d’aisance pour que les plis de la jupe se posent bien et restent fermés. Cette f… jupe écossaise verte était complètement déséquilibrée.
Que faire si on n’a pas l’intention de tout recommencer ? (Cela faisait déjà pas mal de temps que je traînais ce boulet). On va au plus court.
J’ai donc défait les coutures côté de la ceinture et intégré une pince pour en réduire la largeur, puis j’ai refermé la couture en cousant la face extérieure à la machine et l’intérieur à la main. (C’est pas vrai : c’est ce que je voulais faire, mais en réalité quand j’avais fini la couture à la machine, je me suis aperçue que j’avais cousu l’intérieur. Donc, c’est la partie extérieure de la ceinture qui est cousue à la main. Ratage quand tu nous tiens !) Ensuite j’ai élargi la jupe tout le long de la couture côté en commençant au niveau du bas de la ceinture. Puis j’ai refermé l’ourlet et je l’ai essayée. En tout cas, une chose est sûre, les raccords se sont fait la malle. Mais allez, cette fois on a fait des photos et je vais vous les montrer.
Conclusion
Moi qui m’étais fait une fête de cette petite jupe écossaise verte ! J’avais décidé de la réaliser dans les règles de l’art, avec raccords et tout.
Résultat, j’ai un truc certes vert et écossais, mais de raccords plus trace et franchement, je trouve qu’elle ne me met pas en valeur. Bon, je verrai. Peut-être que je vais m’y faire. Je pourrais encore y poser les deux lanières de cuir que j’avais achetées à cette intention (comme sur la photo du magazine) et la porter avec un pull cet hiver. D’ailleurs celui qui est représenté sur la page du Fashion Style me plaît bien aussi.
En attendant, je vous embrasse et je vous souhaite un bon week-end d’été indien.
Fanfreluche
par Fanfreluche | Sep 10, 2019 | Couture des loustics, Les grands loustics, Tops |
Cela faisait bien longtemps que je n’avais plus rien cousu pour Monsieur Fanfreluche. La couture homme n’est pas mon terrain de prédilection, mais alors que nous allions partir en Grèce pour des vacances familiales, j’ai voulu faire un geste. Alors, il est vrai que j’avais peu de temps avant le départ, aussi il m’a semblé que le projet le plus simple et le plus rapide était une fois de plus la réalisation d’un tee shirt. Après le tee shirt rouge (voir ici), voici donc le tee shirt bleu. Il fallait bien ça pour rappeler les couleurs de la Grèce.
Et, même si ce projet n’est pas ce qu’il y a de plus original, il me permet de participer au défi « je couds (ou je tricote) pour un homme » que nous lance régulièrement Nabel.
Le tee shirt bleu – le patron maison
Comme pour le précédent tee shirt, j’ai utilisé le patron maison que j’avais dessiné à partir d’un tee shirt du commerce qui va bien à Monsieur. Toutefois, il me semblait que le jersey choisi cette fois-ci avait un peu moins d’élasticité que le premier jersey utilisé et en plus j’avais l’impression qu’il avait tendance à « coller » sur le corps. J’ai donc ajouté au total 4 cm d’aisance sur les côtés, c’est-à-dire que j’ai élargi progressivement en commençant à la base de l’emmanchure. Du coup, le tee shirt tombe parfaitement.
L’encolure
Je n’ai fait aucune autre modification, si ce n’est au niveau de l’encolure. En effet, Monsieur avait exprimé le souhait d’avoir une encolure en V – dixit « pour changer un peu, enfin si c’était possible ». Bien sûr, j’ai accédé à cette demande, parce que tant qu’à faire, autant répondre aux souhaits spécifiques et faire plaisir jusqu’au bout. Pour ne pas risquer de couper une encolure trop grande, j’ai pris comme modèle un vieux tee shirt blanc du commerce. En effet, je trouve qu’il faut vraiment faire attention à la dimension de l’encolure des tee shirts homme. Lorsque l’encolure est trop grande, cela féminise le vêtement.
Les encolures en V sont quand même ma bête noire. J’ai lutté et bidouillé pour les coudre, que ce soit en jersey ou en chaîne et trame (à voir ici et là). Puis j’ai progressé et j’en ai réussi certaines (à voir encore ici et là).
Cette fois-ci j’ai décidé de faire au plus simple (je vous ai déjà dit que j’avais peu de temps ?) et de copier la méthode utilisée sur les tee shirts du commerce.

Aïe, j’ai vu trop tard que la couture se défait juste à la pointe. Entre temps j’ai consolidé tout ça.
Voilà comment j’ai fait :
- Tout d’abord, j’ai posé un carré d’entoilage thermocollant léger sur l’envers du devant, au niveau de la pointe.
- Puis, j’ai tracé la ligne de couture de part et d’autre du V et à l’intersection exacte des deux lignes j’ai cranté jusqu’à 1 ou 2 mm de l’intersection.
- Ensuite, j’ai posé la bande d’encolure en l’étirant légèrement et en « ouvrant » suffisamment le cran du V, de sorte que l’encolure ressemble davantage à un arrondi. J’ai cousu le tout à la surjeteuse.
- La dernière étape consiste à créer une petite pince sur l’envers de la bande d’encolure, au niveau de la pointe et de la coudre au point droit à la machine à coudre. Et voilà, c’est terminé.
Les finitions du tee shirt bleu
Le jersey bleu à rayures était un peu simple. Il fallait bien ajouter une petite déco supplémentaire. J’ai donc fouillé dans mes chutes et j’ai retrouvé un reste de popeline utilisé pour coudre une petite robe à Augustine l’année dernière. Si vous voulez la voir, c’est ici. Ce bleu s’accordait avec le jersey et les « tournicotis » contrastaient avec les rayures du jersey. Bref, ça me plaisait et à Monsieur Fanfreluche aussi. J’ai donc réalisé une petite poche vraiment « à l’arrache ». Ne regardez pas les finitions, parce que c’est honteux.
Pour finir, j’ai voulu ajouter une bande de propreté à l’intérieur de l’encolure. Pour ce faire j’ai coupé une bande de biais, toujours dans la popeline aux tournicotis. Je l’ai cousue à cheval sur la marge de couture, puis j’ai surpiqué d’une couture d’épaule à l’autre. Voilà qui fait une jolie propreté qui donne un effet presque professionnel.
Il me reste encore quelques coupons de jersey typés « masculin », que je pense utiliser prochainement. Mais j’envisage plutôt de coudre des tee shirts à manches longues. Eh oui, il faut déjà prévoir l’entre-saison. Un jour peut-être je me lancerai dans un projet plus ambitieux. Je suis toujours très admirative quand je vois ce que réalisent les autres participantes au défi de Nabel. Les bermudas, pantalons et chemises pour homme me paraissent encore un challenge insurmontable. Pourtant, j’adorerais surtout apprendre à coudre des chemises pour homme. Du coup j’en réaliserais dans des tissus plus originaux que les sempiternels carreaux, rayures et autres motifs super classiques.
Alors, je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures et n’oubliez pas d’aller voir les réalisations des autres défieuses !
Fanfreluche
par Fanfreluche | Août 11, 2019 | Crochet, De fil en aiguille, Tricot |
Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui je vais vous montrer du tricot et un peu de crochet pour la princesse Augustine. Quand on est une princesse, il faut avoir les accessoires correspondants (vous verrez plus loin).
Tricot – un gilet « top down » avec empiècement jacquard
Il fait un peu trop chaud pour avoir envie de porter un gilet, même tricoté en coton des sœurs Søstrene Grene. Mais comme j’ai mis pas mal de temps pour le terminer, c’est aujourd’hui qu’il est prêt, lavé et bloqué et donc vous n’y couperez pas.
Le modèle que j’ai réalisé est le Daisy Delight Cardigan, modèle gratuit de Drops, en taille 3/4 ans. J’ai préféré inverser le code couleur pour privilégier le blanc cassé, qui s’accordera avec davantage de vêtements de la princess A. Ce type de projet, que l’on tricote en commençant par l’encolure, était une première pour moi. Les débuts ne furent pas faciles et j’ai recommencé le tout à deux reprises avant de comprendre le point, les augmentations etc. Heureusement que les copines du club tricot étaient là, à la fois pour combler mes lacunes et pour m’encourager à défaire au-lieu de pratiquer la politique de l’autruche. C’était aussi la première fois que je tricotais une grande bordure en jacquard. Ouf ! Ce n’est pas facile, mais c’est très gratifiant une fois terminé.
Finalement, j’aime beaucoup ce gilet. En effet, comme il est tricoté en « top down », il n’y a pas de coutures à réaliser. Tout est tricoté en un seul morceau. Du coup, une fois qu’il est terminé, il est tout fini ! (je me comprends)
Tricot « top down » – l’essayage
Il y a quelques jours, Augustine a accepté d’enfiler son nouveau gilet très rapidement. Je n’ai pas pu regarder en détail, parce qu’elle n’a pas été très patiente. Mais clairement, il est trop grand pour elle pour le moment. Par conséquent, ce gilet ne sera pas porté cet été. De toute façon, il fait bien trop chaud.
Entre temps, j’y ai ajouté de petits boutons roses que j’ai achetés dans une minuscule mercerie très « à l’ancienne » située à Riga (Lettonie). Non, rassurez-vous, je n’y suis pas allée tout exprès. Mais, il y a quelques semaines, M. Fanfreluche et moi avons fait un très agréable circuit dans les Etats baltes, en transitant par la Finlande et la Suède. Or, comme vous le savez, où que j’aille, je ne peux pas m’empêcher de partir à la recherche de magasins de tissus ou autres merceries. Eh oui, des fois qu’il y aurait quelque chose d’inédit. Alors, je ne dirais pas que ces boutons sont inédits, mais il se trouve qu’ils ont exactement la même couleur que les fleurs roses du jacquard. Du coup, c’est joli et c’est aussi un souvenir de nos agréables vacances.
EDITO: J’ai écrit cet article en deux temps, avant d’avoir pu faire des photos portées. Par conséquent, le gilet a trouvé son utilité ce matin, lorsque Augustine m’a aidée à ramasser les pommes gâtées. Il faisait assez frais après l’orage de la veille. Du coup elle a porté son nouveau gilet avec plaisir. Elle adore les boutons roses. Et voici une avalanche de photos de la petite travailleuse.
Couronne au crochet pour princesse Augustine 1ère
Ici, je vais encore une fois vous parler de nos achats à Riga. A la recherche d’un cadeau pour Augustine, nous avons mis la main sur une très jolie poupée aux tresses blondes, réalisée tout en tricot. Elle était habillée d’une tenue traditionnelle et portait une couronne de fleurettes blanches faites au crochet. Elle était vraiment adorable et pas fragile à transporter dans l’avion. En effet, il y en avait aussi de très belles, mais avec la tête et les mains moulées en céramique. Voilà qui n’est pas une bonne idée comme cadeau pour une demoiselle qui n’a pas encore une vraie notion de ce qu’est la délicatesse.
Bref, Augustine a adoré sa poupée et surtout la petite couronne de fleurs qui d’ailleurs ne tenait pas très bien sur la tête. Comme je suis une « bonne Moma » Fanfreluche, j’ai proposé à Augustine de lui réaliser sa propre couronne de fleurs. Elle a trouvé que c’était une bonne idée.
Il me restait toute sorte de fins de pelotes de coton de toutes les couleurs, donc je me suis mise à l’ouvrage. Ce n’était pas un gros boulot. Non, pas du tout. En deux temps, trois mouvements, j’avais crocheté les petites fleurs ainsi que le ruban vert qui allait servir de support à la couronne. Et voilà le résultat et les photos de la princesse Augustine la 1ère.
Ce qui est un drôle de hasard, c’est que le jour où je la lui ai offerte et que j’ai fait les photos, Augustine portait son nouveau tee shirt « de princesse » offert par sa Tata et son Tonton. Alors si vous regardez bien la photo, vous verrez que la princesse sur le tee shirt porte la même couronne de fleurettes blanches. Les deux princesses sont tout à fait assorties.
Pas plus de bla bla pour aujourd’hui. Je vous dis à bientôt.
Fanfreluche
par Fanfreluche | Août 7, 2019 | Couture des poupettes, Sacs |
Les vacances approchant, ce weekend l’atelier de Fanfreluche s’est transformé en usine à sacs… de plage. Les coupons de coton enduit étaient prêts depuis notre sortie au Salon l’Amour du Fil à Nantes (voir Histoires de Filles), tout comme, d’ailleurs, les divers entoilages. Sur mon tableau Pinterest, j’avais réuni diverses idées de sacs susceptibles de me plaire. Ma nouvelle MAC était installée et piaffait d’impatience. Donc, tous les éléments étaient prêts, il ne restait qu’à dégainer.
L’usine à sacs de plage – première version
Pour réaliser le premier sac, j’ai décidé de m’inspirer du sac bicolore zippé à rayures Deauville, pour lequel Octavie à Paris a réalisé un tutoriel détaillé. Ce tutoriel est très bien fait et franchement je n’ai eu qu’à me laisser guider pas à pas. La seule et réelle difficulté que j’ai rencontrée est due à l’entoilage que j’ai utilisé. Lors de notre virée à Nantes, j’avais acheté un entoilage autocollant, une sorte de mousse assez compacte avec du rebond – je ne sais même pas comment vous la décrire, mais je l’ai prise en photo pour vous montrer.
Il s’agit d’une matière excellente pour donner un maintien parfait aux sacs. Mais, grand MAIS, elle est rudement difficile à coudre. Je n’aurais pas dû en mettre sur les marges de couture. Il faut à tout prix éviter que l’entoilage se retourne en début de couture, sinon la colle se plaque sur le pied de la machine et c’est la fin des haricots.
J’ai dû retirer le pied à deux ou trois reprises pour le nettoyer au dissolvant à ongles. Malgré le fait que j’ai utilisé le pied à double entraînement, il m’a fallu tirer et pousser pour que la couture se fasse à peu près régulièrement. Bref, une vraie galère. J’ai tout de même réussi à aller au bout du projet, mais il était hors de question de réutiliser cette matière pour l’entoilage des autres sacs que je m’apprêtais à coudre.
En conclusion, malgré les efforts qu’il m’a coûtés, ce sac est réussi et je l’aime beaucoup. Je l’utiliserai fièrement pour me rendre à la plage ou à la piscine. Après des vues de l’extérieur, voici l’intérieur du sac.
L’usine à sacs de plage – deuxième version
Pour la suite des opérations, j’ai choisi un modèle de sac simple et efficace. J’ai assemblé deux cotons enduits : l’un décoré avec des vélos colorés et l’autre uni. Le coton à motifs est bien épais. Il n’a pas nécessité d’entoilage ! Youpiii !! Le coton uni est moins stable. Je l’ai entoilé avec une toile thermocollante rigide, qui ne pose pas de problème à la couture.
Ce sac de plage est bien plus grand que le premier, car j’ai pensé l’offrir à la maman d’Augustine. Les mamans parmi nous savent qu’il faut transporter un sacré bazar quand on se déplace avec des enfants. Par conséquent, j’ai prévu large. Je l’ai doublé et j’ai posé une poche à fermeture à glissière. Là aussi je me suis laissée guider par un tutoriel proposé par « Les créations de Dehem » (voir ici).
Ce sac là a été assez rapide à coudre, la seule difficulté étant la poche à fermeture à glissière. Mais, mis à part une faute d’étourderie que j’ai pu rattraper, j’ai vaincu sans trop de difficultés.
J’espère qu’il plaira à ma fille chérie et qu’il sera bien utilisé lors de nos vacances en bord de mer, comme pour d’autres futures escapades de la famille.
L’usine à sacs de plage – troisième version
Et comme nous partons en vacances en format tribu, je n’allais surtout pas oublier ma gentille belle-fille. C’est donc une troisième version de sac de plage qui a vu le jour à partir des restes des différents coupons de coton enduit. Alors, il ne faudrait surtout pas déprécier le concept de « restes », car mine de rien, les projets en mode patchwork représentent un certain travail de réflexion et de réalisation.
J’ai repris la forme du premier sac et j’ai reconstitué une doublure en combinant des bandes de tissu. Cette fois-ci j’ai entoilé avec un molleton thermocollant fin (environ 0,5 cm d’épaisseur), là aussi en faisant du patchwork, car il ne m’en restait pas suffisamment. J’espère que les morceaux rajoutés resteront en place à l’usage. Du coup, le sac est un peu plus mou que les autres, mais il a malgré tout du maintien.
Pour que la jeune épouse (bientôt un an déjà) ne se sente pas trop lésée avec son sac « patchwork », j’ai posé deux poches, une de part et d’autre, dont l’une est surpiquée pour créer une poche spéciale aux dimensions du téléphone portable.
Je vous montre le résultat.

zut ! j’ai oublié d’effacer les tracés au feutre rose
Pour ce sac j’ai un peu changé la technique par rapport au tutoriel dont je vous parlais plus haut. Les deux premiers sacs ont une doublure en deux parties. Du coup ils se retournent par une ouverture au fond du sac. Dans ma précipitation, j’ai coupé une doublure en un seul morceau (enfin, une fois constituée en mode patch). Par conséquent, j’ai dû retourner le sac par une ouverture dans la couture latérale. J’ai eu un peu peur de ne pas y parvenir, mais comme ce sac-là est plus mou, j’ai pu aisément le retourner de cette manière.
Voilà pour les sacs de plage. Toute la famille sera bien coordonnée à la plage et à la piscine.
L’usine à sacs… aux trésors
Je n’allais pas terminer cette série de sacs sans penser à la petite Augustine ! Toujours sur mon tableau Pinterest, j’avais épinglé un tutoriel (en anglais) pour la création d’un sacs aux trésors (regardez ici). Il fallait utiliser du filet « mesh » assez rigide. En fait j’avais acheté ce type de filet à Nantes. Il n’est pas aussi rigide que ça, mais finalement il convient plutôt bien à ce projet.

La réalisation est franchement simplissime, si ce n’est, peut-être, la pose de la coulisse. Je l’ai posée tout à la fin, mais peut-être qu’il aurait été plus simple de la poser avant de réunir les deux rectangles du sac avec le biais.
Un rapide récapitulatif des étapes de couture avec mes petites adaptations de dimension :
- Couper deux rectangles de mesh de 25,5 cm X 38 cm et couper un arrondi des deux côtés de la base.
- Créer 1,5 m de biais assez large (ou achetez-en). J’en ai coupé de 5 cm de large environ (non replié). (PS : encore une chute de coton bien utilisée !)
- Poser le biais à cheval sur trois côtés des rectangles de mesh, en les prenant en sandwich et coudre. Petits conseils : premièrement, il y a beaucoup de trous dans le mesh, donc les épingles ne tiennent pas bien. J’ai utilisé des pinces pour fixer. Deuxièmement, n’oubliez pas de préformer le biais au fer à repasser pour faciliter la pose dans l’arrondi.
- Poser le biais à cheval sur tout le haut du sac.
- Plier le biais de façon à créer une coulisse et la poser de part et d’autre du sac, à environ 10 cm du haut (je crois que pour moi c’était plutôt à 8 cm, mais c’est sans grande importance).
- Enfiler deux rubans sergés dans les deux coulisses, afin de pouvoir resserrer le haut du sac. Ces rubans peuvent aussi servir éventuellement de bretelles pour porter le sac sur le dos.
Bon. Ne me dites pas que j’aurais dû faire des photos des différentes étapes. J’ai bricolé cela assez rapidement hier soir et de toute façon vous avez toutes les photos dans le tutoriel.

Et voilà, c’est fait. Le sable et l’eau s’écoulent facilement du filet. De cette manière, Augustine pourra transporter ses jouets de plage, ainsi que les trésors qu’elle y trouvera, sans salir le beau sac de plage de Maman.
Maintenant que tous ces projets sont bouclés, je peux souffler un peu. Il ne reste plus qu’à voir s’ils plairont à leurs destinataires.
En attendant d’autres idées et réalisations, je vous fais de grosses bises.
Fanfreluche
par Fanfreluche | Août 4, 2019 | Couture des poupettes, Robes |
Pourquoi un tel titre pour cette robe qui aurait clairement dû s’appeler simplement la robe vintage ? Alors on peut penser que la marelle est un jeu vintage, mais c’est en réalité un jeu bien plus ancien – même plus ancien que moi !! – puisque je viens de lire sur wikisaitou que ce jeu était déjà pratiqué par les Égyptiens et les Romains. Or, la robe Marelle est une petite jeunette. Elle vient tout juste de glisser de ma machine à coudre le week-end dernier.
Les tribulations de la robe Marelle
Le nom de la robe Marelle prend tout son sens quand on regarde les photos que nous avons faites cette semaine, lors d’une sortie entre Serial Piqueuses réunies (eh oui, Nathalie est revenue – même les plus longues vacances ont une fin). Nous avions commencé par errer dans le quartier de la Petite France à la recherche d’un spot photo (j’ai eu quelques idées pourries – mais Nathalie se plie à toutes mes fantaisies). C’était en plein midi et la lumière était soit trop vive, soit trop sombre dans les coins ombragés que nous avons cherchés.
Malgré tout, ces premières prises de vues donnent déjà un bon aperçu de la robe Marelle (même si, à ce moment-là, elle n’était pas encore baptisée).
La naissance de la robe Marelle
En général, avant de parler baptême, on parle naissance. Alors il faut que je vous raconte tout sur la manière dont cette robe a vu le jour.
La première étape fut, comme souvent pour moi, le coup de cœur pour un coupon de tissu, cette fois encore trouvé dans l’arrière-boutique de la boutique Tognissi (Grand-Rue à Strasbourg). Cette cotonnade assez fine, légèrement transparente et superbement fleurie m’a immédiatement fait penser aux belles robes des années 50 ou 60, avec une taille cintrée et des jupes gonflantes. Donc, ça c’est la théorie, mais faut pas rêver, je n’ai plus la taille de guêpe qui s’impose, en revanche, j’ai tout ce qu’il faut pour remplir les jupes gonflantes (hi hi, un peu d’auto-dérision ne fait pas de mal).
Le clone et la toile
Il y a un paquet d’années j’avais acheté chez H&M exactement ce type de robe et à l’époque elle m’allait bien. Je l’aimais tellement qu’au début de mes expériences de couture, j’avais, lors d’une séance de bricolage candide, cloné cette robe. Puis je l’avais reproduite dans une cotonnade à petites fleurs que Nathalie m’avait rapportée de sa première virée à Montmartre. J’ai toujours cette petite robe et je la porte avec plaisir à la maison.
Ce patron maison était assez rudimentaire. Par conséquent, j’ai décidé de le reprendre et d’y appliquer les bonnes pratiques que la Prof ès patronage nous enseigne depuis plusieurs années. Puis, j’ai réalisé une toile dans un grand plaid en batik qui m’a d’ailleurs servi à faire plusieurs essais de couture ces derniers temps. A force, il n’y en a plus beaucoup. Tant mieux. Je vous montre cette toile qui m’a permis de constater qu’il faudrait remonter un peu la taille sur le devant de la robe et qu’il faudrait être attentive à créer une ligne de dos bien horizontale en haut de la fermeture éclair.
La robe Marelle – la version finale
J’ai soigneusement apporté ces ajustements à la version finale de la robe et j’en suis satisfaite.
Détails techniques
Parce que j’aime toujours avoir des poches, pour ranger un mouchoir ou pour ranger mes mains, j’ai décidé d’ajouter lesdites poches à la robe. Il m’a fallu trois essais pour réussir à bien les placer et maintenant elles sont parfaites… sauf qu’elles sont un peu petites. Pour tout vous dire, j’ai du mal à y passer la main. Bon, on fera mieux la prochaine fois. Au moins cette fois-ci j’ai mieux compris la technique de pose.
Ensuite, contrairement à la toile, pour laquelle j’ai simplement posé une bande de propreté à l’encolure et aux emmanchures, j’ai entièrement doublé la robe Marelle d’un voile de coton blanc. C’était indispensable car, comme je le disais, ce coton fleuri est plutôt transparent.
Pour finir, je voulais vous présenter un nouvel ustensile que j’ai étrenné pour réaliser la partie jupe de la robe Marelle. Il s’agit du pied fronceur #86 de la Bernina. C’est un investissement, mais franchement, quel confort et quelle rapidité d’exécution des fronces. On y gagne vraiment en temps et en régularité. Cela faisait un petit moment qu’il dormait dans mon placard. Mais maintenant je vais toujours m’en servir.
Alors, pourquoi la robe Marelle ?
Eh bien, parce qu’au retour de notre virée photo, Nathalie a repéré THE SPOT ! Au détour d’une ruelle, nous sommes tombées sur une magnifique marelle colorée, qui animait un petite place. Et du coup Fanfreluche a cru retomber en enfance. Nathalie a shooté bien comme il faut et franchement, j’adore ces photos.
On s’est bien amusées. Et, au risque de vous ennuyer, voici encore, dans le désordre, une avalanche de photos.
Voyons… je crois que c’est tout ce que je voulais vous raconter aujourd’hui. Ma conclusion est que j’adore cette robette qui est très fraîche et agréable à porter. En plus, je suis ravie d’avoir maintenant un patron validé que je pourrai réutiliser à l’envi.
Sur ce, je vous souhaite une belle soirée et une bonne nuit.
EDITO
Hello les amies, je viens de retrouver une photo de la fameuse robe H&M. Il faut que je vous la montre. Elle est trop classe !! C’est vraiment un sosie de la robe Marelle.

Fanfreluche
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