White-collar dress

White-collar dress

Il y a des expressions anglosaxonnes difficiles à traduire. Les « cols blancs » ça rend nettement moins bien en français tandis que white-collar (et toutes ses constructions suivant le contexte) ça pète bien… Genre BCBG ou escroc raffiné!! Petit clin d’oeil en outre à une série TV sans prétention mais divertissante (d’ailleurs la version française du titre de la série montre bien les difficultés de traduction..). Cette expression colle bien à cette petite robe. Ce n’était pas du tout mon idée de départ mais les plans couture évoluent parfois de manière autonome et peuvent ainsi nous sortir de notre zone de confort!! Faudra aussi à l’occasion que je vous montre la version de la Prof, dans un genre totalement différent..

Ce tissu acheté à la caverne alsacienne m’avait tapé dans l’œil même si je ne voyais pas vraiment quoi en faire. C’est une sorte de jersey un peu cloqué, genre interlock avec une face imprimée et une face (envers) blanche. J’ai vainement cherché quel type de robe pourrait faire l’affaire. Un peu en désespoir de cause, je me suis rabattue sur une de mes robes, achetée il y a belle lurette. C’est une robe avec emmanchures raglan, un bas de jupe asymétrique et doté d’un grand volant, et un collier au niveau de l’encolure. La Prof a validé le choix du modèle uniquement à cause du collier, ben oui le raglan c’est fastoche et bien connu maintenant, poser un volant idem… La seule difficulté de ce modèle est donc le collier puisqu’il doit faire l’objet d’un moulage sur la personne, pour bien tomber et s’adapter parfaitement à la morphologie.

Au niveau patronage, nous avons repris le patron chouchou Maëlle, de Marie Poisson, déjà adapté en robe (ici et ). Le bas de la jupe a été raccourci du fait de l’ajout du volant, et la forme du volant totalement reprise de la robe d’origine. Pour le collier, la Prof a coupé l’encolure et bidouillé un patron de collier comme elle sait si bien le faire. Pour tester le collier, j’ai utilisé un coton non extensible, en guise de toile, que la Prof a épinglé sur la robe bâtie. Elle a fait tous les ajustements directement sur moi. Le collier a été fait en deux pièces avec coutures au niveau des épaules, sans compter les enformes.

J’avais suffisamment de tissu pour faire une robe avec manches mais j’ai tout de suite pensé à le combiner avec un autre. Au vu du fond du tissu, mon idée de départ a été de faire le collier en jersey blanc. J’avais un morceau de jersey blanc, dégoté également à la caverne alsacienne, assez épais. Le collier, recto et verso, a été entoilé et cousu à la machine pour ne pas risquer de cafouiller le tracé.. Un dérapage à la surjeteuse est vite arrivé !! Arrivée à ce stade et avant de finir la couture intérieure du collier, j’ai dû relaver la robe. Le tracé en général du papier carbone sur du blanc part difficilement au lavage. J’ai passé la robe dans un programme avec un prélavage, en baissant la température à 30°. J’aurais pu aussi essayer de la laver à la main, au savon de marseille (oui Cyqlaf!!) mais j’ai eu la flemme.. Au bout du compte, tous les tracés rouges que j’avais sont partis. Mais du coup, l’entoilage a fait des siennes et s’est décollé par endroit.. J’ai essayé de tout remettre en place, tout cranté, et positionné tant bien que mal le collier recto verso. J’ai fait la couture intérieure à la main. Mais le collier faisait des plis disgracieux surtout sur le côté gauche (euh.. porté) comme on le peut le voir sur cette photo..

Après quelques semaines, j’ai pris mon courage à deux mains, tout défait, tout repassé et recousu.. Le résultat est mieux mais ce n’est pas encore parfait, une des raisons possibles étant que ce jersey blanc est probablement trop épais.. Je ne redéfais plus, le mieux est l’ennemi du bien!! On avait également songé à faire des appliqués sur le collier, en forme de fleur, dans le tissu de la robe. J’ai eu tellement de mal à monter ce collier que je n’ai plus eu envie de rajouter quoi que ce soit. Et au final, je trouve que c’est mieux tout blanc.. white collar!!

Pour éviter que ce collier blanc ne fasse trop contraste sur la robe, la Prof avait suggéré de faire un rappel au niveau du volant. Le volant est dans le même tissu que la robe mais j’y ai ajouté un biais maille blanc, acheté pour l’occasion à la mercerie du bain aux plantes. Il a une couleur légèrement brillante. Pour les finitions, j’ai fait comme à mon habiture: couture du biais endroit sur endroit à la machine et le repli vers l’envers de la robe a été fait à la main. La circonférence du bas du volant est assez large, environ 3,50 (voire un peu plus). Il me restait un tout petit bout de biais que j’ai utilisé pour l’ourlet des manches..

Pour le reste, le montage de la robe n’a rien de sorcier, c’est fait en un tour de main à la surjeteuse. Le tissu n’est pas très chaud. J’ai rajouté une doublure maille blanche de mon stock pour éviter un éventuel problème de transparence et pour qu’elle soit un tout petit peu plus chaude.

Détails du biais:

Au final tout le tissu a été liquidé! Pas de chute!! La robe est très agréable à porter si ce n’est mon insatisfaction au niveau du rendu du collier. Mais j’envisage de la refaire histoire notamment de vider un peu le stock de tissus.. Cet imprimé fleure bon le printemps et cela fait du bien au moral surtout par ces températures bien fraiches chez nous et peut-être l’arrivée prochaine de la neige!

Très bonne journée

Falbala et Nathalie

 

Recyclage des chutes: encore des jupes en maille!!

Recyclage des chutes: encore des jupes en maille!!

Décidément je me réconcilie avec les jupes à tel point que depuis le 28 décembre j’en ai cousu quatre!! L’avantage de ce type de pièce c’est que c’est relativement vite cousu, surtout quand on a un patron qui fonctionne, et cela permet de liquider les chutes. De ce point de vue je suis assez satisfaite.

J’ai ainsi liquidé un reste de tissu dans lequel j’avais cousu une robe. J’adore ce tissu et cela me faisait mal au cœur de voir tout ce qu’il restait, mais bon pas assez pour un autre modèle de robe. J’ai suivi le patron de la jupe sirène, avec comme variante le rajout d’une dentelle au niveau de la découpe. C’est une dentelle que j’ai acheté il y a pas mal de temps à Sainte-Marie-aux-Mines.

Vu la couleur du tissu et l’offre relativement limitée en biais maille, j’ai opté pour un ourlet cousu à la main. J’ai surjeté le bas du volant et j’ai fait un repli simple, le tissu étant assez épais. Oui je sais, mon tissu ne s’effiloche pas mais c’est quand même plus beau un ourlet avec surjet. J’ai fait la même finition que pour mes premières jupes sirènes avec mon système de taille élastiquée et le rajout d’une doublure maille.

Cette jupe est très confortable (presque autant que ces fauteuils dans lesquels on s’enfonce bien!) même si elle colle quand même un peu aux collants ou aux bottes au niveau de la découpe, par rapport aux premières versions… Je suspecte la dentelle non élastique qui a un peu rigidifié la jupe au niveau de la découpe..

En poursuivant ma recherche de jupes en maille, j’ai trouvé sur le site de Mars elle  un tuto pour faire des petites jupes toutes simples en molleton, « faciles et stylées ». Tuto « vite coupé, vite cousu »… mmm en général, j’ai toujours de gros doutes avec ce genre d’offres alléchantes! Mais je me suis dit pourquoi pas?! J’ai dessiné le patron suivant les indications données, en adaptant la longueur pour tenir compte de mon 1,60 m minus.. Deux dimensions à reporter: le tour de taille et le tour de hanche, une règle et un perroquet et le patron est prêt!! Pour tester ce patron, j’ai ressorti mon petit reste de tissu molleton utilisé pour une de mes robes zippées. Là je n’avais même pas de quoi faire un tichirte mais une petite jupe, ça rentrait pile poil!! Je dois dire que ce patron fonctionne vraiment bien, du moins en ce qui me concerne. Donc pour la première fois je peux enfin dire que j’ai suivi un patron sans faire de modifications!! Bravo à Marcelle.. Les explications de montages sont très simples et clairement expliquées.

J’ai tout cousu à la surjeteuse et j’ai fait une bande d’ourlet pour le bas de la jupe, oui j’avais la flemme d’enfiler ma recouvreuse pour faire l’ourlet… C’est effectivement un modèle vite coupé, vite cousu, que je recommande pour liquider vos chutes. Le seul ajout que j’ai apporté est une doublure maille (même patron que pour la jupe mais en plus court) cousue dans la ceinture, pour éviter que la jupe colle aux collants. Et cela ne rajoute guère en temps de travail! Je suis déjà en train d’imaginer ce genre de jupette avec des variantes, des découpes.. oui oui ça cogite!!! mais ça ce sera pour une prochaine fois peut-être!!

Bon j’ai déjà prévenu Moma Fanfreluche qu’à ce rythme la petite Augustine va devoir faire l’impasse sur mes restes de tissus « tendance » (camouflage)!!

Très bonne soirée

Nathalie

 

Ma jupe sirène

Ma jupe sirène

Je ne suis pas une fana des jupes mais la jupe en maille réalisée l’année dernière (Carmencita) m’a donné envie d’autres jupes dans le même genre. J’ai d’ailleurs un tissu similaire pour en faire une deuxième, en attente depuis pas mal de temps!! A inscrire au programme de l’année prochaine..

En feuilletant la revue Tendance Simplicity (n° 31) de cet hiver, le modèle de jupe n° 36 a attiré mon regard. C’est un patron assez simple en quatre pièces: le dos, le devant et les volants dos et devant. C’est un patron en chaîne et trame mais je n’avais besoin que de la découpe du bas de la jupe. J’ai décalqué ce patron et j’ai ressorti celui de la Carmencita.

J’ai fait coïncider les milieux et surtout le bas de la jupe pour récupérer la découpe sur le devant de la jupe. Le bas du dos est droit. J’ai juste récupéré la longueur. J’ai ensuite mesuré les volants pour vérifier qu’ils correspondent aux dimensions du dos et du devant de la jupe. J’ai dû recreuser très légèrement le volant devant.

Pour faire mon test, j’avais un reste de tissu jersey assez épais. Mais j’ai eu beau caser mes pièces dans tous les sens ça ne rentrait pas à cause des volants. En ne respectant pas le droit fil, du moins pour la jupe, j’aurais pu faire rentrer mes pièces mais je n’ai pas osé…

J’ai donc farfouillé dans ma boîte à jersey et sorti ce camouflage, assez standard et plus fin, parfait pour faire un test. Il a probablement été acheté au marché des Hollandais.. J’ai acheté à la mercerie du bain aux plantes du biais maille (ah! ah! coupé dans le droit fil) pour faire la finition de l’ourlet des volants. Il me restait de la doublure maille dans des coloris adaptés ainsi que de l’élastique pour la taille (je voulais faire la même finition astucieuse que pour la jupe Carmencita). J’ai bâti la jupe. Le volant devant tombait bien mais celui du dos était un peu trop juste j’ai donc dû tirer un peu pour que mes pièces s’ajustent, ce qui a rajouté un effet de fronces pas très harmonieux. J’ai apporté la jupe en cours pour vérifier le patronage avec la Prof.. Des ajustements ont été apportés pour limiter l’effet rentrant du bas de la jupe.. C’est là qu’elle a été qualifiée de jupe sirène!!

Avec ces modifications, le montage de la jupe a été relativement rapide. Mon volant dos c’est mieux ajusté (mes milieux n’étaient pas bons). J’ai hésité entre la machine à coudre et la surjeteuse pour la couture du volant sur la jupe. J’ai finalement opté pour la surjeteuse, les arrondis étant assez larges ils étaient assez facile à gérer à la surjeteuse. J’ai cousu à la machine le biais sur le bas du volant (endroit sur endroit) puis j’ai fini à la main sur l’envers pour qu’il n’y ait aucune couture visible. Je trouve ça plus joli, c’est juste assez long à faire.. Ma machine n’a même pas ronchonné, elle qui d’habitude n’aime pas coudre le jersey…

Comme pour la Carmencita j’ai assemblé à la surjeteuse la doublure à la jupe avec l’élastique, au niveau de la taille. J’ai replié la taille sur l’élastique et je n’ai fait que quelques points de fixation. Cela évite l’effet fronces de la coulisse et de toute façon mon élastique est à peine plus petit que la taille de la jupe.

Au niveau confort, elle est assez agréable à porter, le volant permet de faciliter les mouvements mais elle serait vraiment  parfaite dans un tissu plus épais. A refaire donc sans conteste!!

L’année tire déjà à sa fin. Il est temps de préparer ses bonnes résolutions et objectifs couture pour l’année prochaine. En attendant, je vous souhaite un très joyeux réveillon et je vous dis à l’année prochaine!!

Edito du 3 janvier

Voici la nouvelle version de la jupe sirène dans un jersey plus épais, réalisée le 31. C’est le tissu que je voulais utiliser à l’origine, un reste de tissu dans lequel j’avais fait une robe. Il n’en reste plus rien, c’est donc une très bonne opération déstockage!! A force de concentration, et dans le plein respect du droit fil, j’ai fini par caser toutes les pièces du puzzle.. Cela donne une jupe bien chaude, un vrai pyjama!!

Falbala et Nathalie

Des tabliers à glisser sous le sapin

Des tabliers à glisser sous le sapin

Offrir un cadeau à un mec n’est pas chose facile.. Le mien grogne toujours quand je lui demande ce qu’il souhaiterait avoir pour son anniversaire ou pour Noël.. « J’ai besoin de rien » est la réponse habituelle.. Mais cette année, soudainement il m’a lâché « je voudrais bien un tablier de cuisine pour Noël.. Si tu veux le faire: fais quelque chose de simple qui couvre bien, pas de poche ou de fioriture… si t’as pas le temps, t’as qu’à en acheter un.. » Oui chez nous, c’est monsieur qui cuisine, ça tombe bien parce qu’il le fait très bien et que moi je n’aime pas ça…

J’étais ravie qu’il m’ait donné une idée et encore plus à l’idée de le faire moi-même. Parce qu’il y a une chose que je dois avouer : en règle générale je déteste coudre pour mon homme. La raison en est très simple: je passe un temps fou à essayer de faire quelque chose de joli et de bien fini, et en deux temps trois mouvements il y fait soit des trous soit des tâches irrattrapables!! J’ai fait deux tichirtes (ici et ) qui sont déjà dans un état de délabrement avancé. Depuis j’ai abandonné tout projet couture pour lui.

Alors un tablier, c’est un projet simple qui plus est, destiné à être tâché!! Projet couture parfait pour mon homme!! J’ai trouvé des tissus très sympas chez Self tissus, un Poissons et un autre avec des légumes (que je n’ai pas retrouvé sur leur site). J’ai pris 2 mètres de chaque, ainsi que de la sangle en coton en rouge et bleu. Les tissus étaient supposés passer à 30° mais je les ai lavés à 60° avant de les travailler, de manière à pouvoir espérer récupérer les futures tâches. .. on peut toujours rêver!!

Pour les tabliers, j’ai utilisé notre patron de tablier Ikea, maintes fois utilisé par Fanfreluche et moi même (ici). Il est simple comme on peut le voir sur ces photos, et bien conçu avec ses coulisses latérales qui permettent de le régler aussi bien en hauteur qu’en largeur. Il nécessite 1,10 m de tissu. Rien de bien sorcier au niveau de la technique. J’ai commencé par coudre les ourlets (en onglet sur le bas du tablier) puis j’ai cousu l’enforme coulisse sur les côtés. Après il ne reste plus qu’à insérer la sangle qui fait office de tour de cou et de ceinture (environ 3,70 m).

Comme il me restait du tissu, j’ai cousu deux torchons / essuie-mains dans chacun des tissus, avec pour les accrocher un petit bout de la sangle utilisée pour les tabliers. Là encore les ourlets sont faits en onglets.

Les paquets sont faits et glissés sous le sapin. Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un très joyeux Noël et de très bonnes fêtes de fin d’année..

Nathalie et Falbala

Un gilet nommé galère…

Un gilet nommé galère…

Mais non rassurez-vous, il n’est nullement question de politique, je n’aime pas le mélange de genre!!! Les seuls gilets jaunes que nous avons portées c’était à l’occasion de nos virées à la fameuse caverne alsacienne, et pour des raisons de sécurité.. Preuve à l’appui, le chariot rempli de nos trouvailles, même pas honte! Ben non… Ce soir, il est question  d’un tout autre genre de gilet..

Il y a des tissus qui nous inspirent immédiatement un projet, on connait toutes ces moments intenses!! Cela a été le cas d’un splendide jersey de viscose (il cartonne bien au lavage), déniché à la caverne alsacienne. Lors de cette virée, il y avait plusieurs coloris de ce même tissu et nous nous sommes toutes jetées dessus, avec des ah!! oh!!! je le veux!! Pour ma part, j’ai pris un bon morceau de kaki et une fois n’est pas coutume, j’ai également jeté mon dévolu sur la version en moutarde.. Oui faut essayer de sortir de sa zone de confort!!

C’est un jersey très fluide (oui vous l’avez bien senti n’est-ce pas, c’est le début des « emmerdations » comme dirait Fanfreluche!!) aux couleurs vraiment brillantes.. mmm.. est-ce que ça pardonne tout?? C’était le tissu idéal pour faire un gilet long, pièce que je porte habituellement sur une robe, étant assez frileuse. J’avais dans ma penderie quelques gilets précieux, achetés il y a longtemps. Ils ont été portés sans relâche jusqu’au jour où, catastrophe, un coup de vent a malencontreusement rabattu ma cigarette (oui oui je sais c’est une très mauvaise habitude, saleté de vent!) sur le col en mousseline, faisant un trou irréparable… Ce jersey kaki était donc l’occasion de remplacer l’un de mes précieux!!

Pour ce projet, nous avons utilisé un gilet acheté chez *1.2.3.* à « très vil prix », lors de soldes sur des soldes! Il est en jersey de lin et a une forme assez originale. Grâce à la Prof qui en connait un bon rayon en copie de vêtements, nous avons dessiné le patron de ce gilet. Rien de bien sorcier, avec tout de même un certain nombre de pièces (dos, devant, les trois pièces de la partie basse froncée, et le col châle que nous établi en 5 pièces).  Nous n’avons fait qu’une modification sur les manches pour donner une forme en trompette. Voici le gilet d’origine:

La première erreur que j’ai commise avant de couper mes pièces est de ne pas avoir repassé au préalable le tissu (ce que je fais habituellement). Puis j’ai eu un mal fou à bâtir le gilet, aucun des crans ne correspondait plus parce que le tissu n’arrêtait pas de bouger et de glisser. Solution préconisée par la Prof à ce stade: utiliser du fabulon. Je dois dire que cela a très bien fonctionné. J’ai étalé toutes les pièces sur ma grande table de coupe et je les ai copieusement « schpritzées » .. heu.. vaporisées. Cela nécessite tout de même un temps de séchage assez long. Mais l’effet que nous n’avions pas du tout escompté c’est que le tissu a certes cartonné mais il s’est rétracté!!

La difficulté de ce modèle réside en fait dans son montage. Après avoir bien examiné le gilet, les étapes de montage ont été établies: d’abord les coutures latérales du dos et du devant,  l’assemblage des trois pièces de la partie froncée (avec l’ourlet), le montage de cette partie froncée sur le gilet, le col dos, les parmentures du col châle, les épaules et enfin les manches. Un ordre de travail tout à fait inhabituel. Nous n’avons pas suivi complètement la méthode du gilet d’origine pour la finition du col. Quand on le regarde sur l’envers, toutes les pièces sont imbriquées les unes dans les autres si bien qu’on ne sait plus par quel bout commencer.. En tout cas, c’est le genre de vêtement qu’on ne regrette pas d’avoir acheté quand on voit le soin et les finitions apportées.

Par précaution sur les versions tests, une marge de couture de 2 centimètres est toujours prévue. A l’essayage du gilet (dos et devant), la Prof a suggéré de relâcher les coutures de 1 centimètre partout. Le tissu s’étant rétracté après « fabulonage » le gilet était trop ajusté… Bon j’avoue qu’avec toutes ces péripéties, le projet a dormi pendant un certain temps, d’autant que les beaux jours sont venus et que ma tête s’est plutôt tournée vers des projets d’été. Mais la bise et le froid revenus, et après un appel du pied de la Prof, j’ai ressorti les différentes pièces de mon gilet. J’ai fait les retouches et assemblé la partie froncée sur le corps du gilet. Faire des fronces sur cette maille récalcitrante n’a pas été facile, j’ai passé beaucoup de temps pour bien répartir les fronces..

Nous avons terminé le montage du col en cours. La Prof a fait un côté pour me montrer la technique (superbe!) et j’ai fait l’autre, disons un peu moins superbement… Le col et les parementures du col châle ont été entoilées. Là encore, l’entoilage et le repassage ont entrainé des écarts et décalages pas toujours faciles à gérer.. Les parementures ont été coupées en deux pièces chacune, elles ont été assemblées ensemble à la machine à coudre puis cousues à la surjeteuse sur le gilet. L’arrondi du col châle est bien rendu.

Une fois lavé et repassé, mon gilet s’est bien (re)détendu, ce qui fait qu’il est un chouia trop large et les manches un peu trop longues. J’ai remonté d’un centimètre la couture des manches sur l’emmanchure, c’est un peu mieux au niveau des épaules et les manches trempent moins dans la soupe!! Quelques photos de l’intérieur:

D’ailleurs je l’ai fait essayé à Fanfreluche et je trouve qu’il tombe vraiment mieux sur elle!! Vu ses tendances récentes à se tourner vers le kaki, je crains qu’à la longue, elle me le pique… En tout cas mon patron et mon large reste de kaki sont à sa disposition!! Il doit même me rester du fabulon…

Au final, je le trouve plutôt sympa même un peu trop grand, le but de ce gilet n’étant pas d’être ajusté. Je suis très satisfaite d’être allée jusqu’au bout de ce projet qui m’a donné du fil à retordre.. Il est malheureusement purement décoratif parce qu’il ne tient absolument pas chaud.. mais ça reste un bon prototype, a retenter sur un tissu plus facile et peut-être un peu plus épais et chaud.. Quelqu’un est intéressé par le même tissu en moutarde??? Fabulon fourni!!!

Très bonne soirée

Nathalie et Falbala