La tête dans les étoiles…

La tête dans les étoiles…

Il y a des projets qui trainent, celui là en fait indéniablement partie.. J’avais commandé il y a quelques années un chemin de table de Noël, à la Coudrerie, du temps de ses anciens propriétaires, les Ober. J’avais indiqué les dimensions que je voulais (2, 10 m. sur 47,5 cm) et au niveau des motifs je lui avais laissé carte blanche. De toute façon, même quand on lui demandait quelque chose de précis, il disait d’accord et ensuite n’en faisait qu’à sa tête, ou suivant son inspiration. Ma seule demande avait été de petits motifs de Noël, plus faciles à broder. Bien sûr, il m’a imprimé de grands motifs…

# Chemin de table la Coudrerie

J’ai très longtemps hésité pour le choix des couleurs. Je voulais rester sur des couleurs de Noël et pas trop de couleurs différentes. J’avais même été à la mercerie du bain aux plantes espérant trouver l’illumination. Bon tout ce qui est feuillage, ça va de soi, pour les fleurs je suis restée sur du blanc/écru et rouge mais j’ai longtemps hésité sur les décorations de Noël et les bougies. J’ai finalement opté pour du bleu, la couleur de prédilection de ma mère. Je voulais aussi quelques touches de doré. J’avais trouvé les références d’un super fil doré, résistant au lavage (jusqu’à 60°), mais il a été longtemps en rupture de stock (Fil Rico, metallic, coloris 921). Merci à Monsieur qui passait régulièrement à la mercerie d’Ingwiller qui dispose d’un bon stock de fils à broder et qui m’avait commandé ce fil doré. L’année dernière, j’avais même trouvé à la mercerie du Fil amant une superbe dentelle ancienne, rouge et verte, qui irait vraiment bien, mais cela ne m’a pas motivé beaucoup plus pour autant.

# Chemin de table la Coudrerie, dentelle du Fil amant

Je dois avouer que broder ce chemin de table n’a pas été des plus plaisants peut-être à cause des motifs qui ne correspondait pas à ce que j’avais initialement en tête.. Chaque automne, je ressortais ce chemin de table pour l’abandonner peu de temps après.

# Chemin de table la Coudrerie

Bon cette année Noël est vraiment atypique… D’habitude, dès le mois de septembre-octobre, je commence à réfléchir aux cadeaux de Noël, à faire des listes de projets.. Bon à cette période, j’avais d’autres problèmes en tête qui m’ont détourné de ces préparatifs.. Puis quand décembre est arrivé, pas de promenades sur les marchés de Noël, à la rencontre des stands fétiches ou des villages préférés d’Alsace.. Pas d’achat de nouvelle crèche de Noël.. Pas de virée en ville pour voir le splendide sapin érigé pour les fêtes… Pas de visite de Mulhouse pour acheter le tissu de Noël. Cette année, il y a quand même eu une édition, Résilience (tout un programme!) mais le tissu ne fait absolument pas Noël, donc j’ai fait l’impasse.. Tous ces petits rituels de préparation et d’instants magiques qui nous permettaient d’avoir la tête dans les étoiles..

# Chemin de table la Coudrerie

Durant mon immobilisation forcée, les premiers jours je n’avais envie de rien. Puis petit à petit je me suis remise à broder, en essayant de me mettre un peu la tête dans les étoiles.. J’ai alors décidé de terminer ce chemin de table cette année. Je n’ai pas retrouvé le coton perlé bleu que j’avais utilisé initialement pour les décos de Noël. J’ai fouillé partout mais sans succès… Bien sûr j’ai fini par le retrouver dans une boîte improbable une fois que la broderie était finie.. En désespoir de cause, j’ai utilisé un autre bleu tirant légèrement sur le violet. J’étais à deux doigts de défaire la broderie déjà faite avec le bleu initial mais il aurait aussi fallu défaire le fil doré qui est une vraie plaie à utiliser et défaire. Pour l’enfiler il faut absolument utiliser un enfile aiguille tant le fil est raide et épais. Les aiguillées doivent rester très courtes car ce fil vrille très rapidement pour commencer puis se délite complètement.

# Chemin de table la Coudrerie

Les points utilisés sont simples, du point de tige pour les contours, du remplissage au point lancé, du point de nœud et du point de mouche pour le feuillage (sapin).

# Chemin de table la Coudrerie

Une fois la broderie terminée, j’ai lavé le chemin de table et la dentelle séparément. J’avais peur que la dentelle dégorge, ce qui n’a pas été le cas. J’ai ensuite posé mon chemin de table sur ma grande table de coupe pour positionner la dentelle d’1 cm sur le tissu. J’ai hésité entre coudre à la main ou à la machine.

J’ai une prédilection pour la couture de la dentelle à la main mais j’ai quand même fait un test à la machine. Le résultat n’a pas été concluant, on voyait trop les points de machine sur la dentelle très ajourée. J’ai fait un premier tour sur la partie la plus basse (quasiment sur le bord du chemin de table) et ensuite un second tour pour fixer le haut de la dentelle. Cela simplifie au final le repassage puisque la dentelle ne bouge pas. En contrepartie l’envers n’est pas folichon mais au moins sur l’endroit on ne voit pas la couture.

Il me reste à trouver un tissu pour une nappe assez neutre et unie qui s’accorderait avec ces couleurs du chemin de table et de la dentelle.

Allez pour finir de se plonger la tête dans les étoiles, quelques photos d’une exposition de crèches du monde entier à Obernai (Noël pour tous les Bethléem du monde), l’année dernière, issues de la collection de l’association Bethléem, de Muzeray  Cette expo était assez magique même si l’éclairage assez mauvais ne m’a pas permis de faire des photos très nettes.

Sur ces belles images, je vous souhaite à tous et toutes un très joyeux Noël.

Nathalie

En mode sédentaire #2 – je rattrape mon retard

En mode sédentaire #2 – je rattrape mon retard

Cette fois-ci j’ai pris du retard avec mes publications. J’arrive avec la suite du mode sédentaire alors que nous ne sommes plus confinées. Mais il est vrai en tout cas que nous sommes toujours en télétravail, donc je continue d’œuvrer depuis ma petite table multifonction.

Ce que je viens vous montrer aujourd’hui a été pour une large part réalisé depuis pas mal de temps. Ainsi le doudou lama a été offert à Mathilda pour Pâques, le sac ethnique est terminé d’être crocheté depuis plus de deux mois et le pull renard, quant à lui, a été fini il  y a un mois.

Je suis davantage au taquet d’habitude, mais il semble que confinement et télétravail ont eu raison de mon élan.

En mode sédentaire – le doudou lama

Ce doudou était planifié depuis un bail, puisqu’il devait s’accorder avec le tour de lit de Mathilda et le joli tapis que les parents ont posé dans sa chambre (pas de photo, désolée). Bref, les lamas étaient destinés à devenir le thème récurrent de la déco. J’ai trouvé le patron (gratuit) et le tuto pour réaliser le doudou chez Leelah loves. L’article est en allemand, mais les photos sont explicites. Le patron fonctionne très bien.

Je ne vais pas entrer dans les détails de la fabrication, puisque vous verrez tout dans l’article en lien. Ce bricolage m’a permis d’utiliser une chute d’une fausse fourrure toute douce utilisée pour coudre le gilet de berger d’Augustine et des micro chutes de cotonnade de ma première jupe crayon (qui n’a de crayon que le nom). Passons…

Tout cela a été complété par des bouts de ruban et de galon ici et là et par deux yeux bleus (je n’avais pas de coton perlé noir), brodés tant bien que mal .

Ce n’est pas du grand art, mais Mathilda semble commencer à s’y intéresser et Augustine le lui aurait volontiers « emprunté ».

En mode sédentaire – le sac ethnique

Il s’agit d’un projet lui aussi bien réfléchi et planifié de longue date. Ma cousine par alliance qui habite la belle ville de Stuttgart, nous avait invités pour fêter son 50e anniversaire autour du thème 70th et flower power.

J’ai craqué sur un modèle de sac au crochet au motif ethnique trouvé sur le site de Drops. J’ai suivi scrupuleusement le modèle, en utilisant le fil recommandé et en crochetant la grille proposée. J’ai fait beaucoup de crochet quand j’étais adolescente, mais je n’avais jamais réalisé de motif jacquard au crochet. La technique est simple, mais la façon de suivre la grille du jacquard tout en faisant les augmentations pour le fond du sac m’a demandé un peu de réflexion.  En tout cas, j’en suis venue à bout et j’ai d’ailleurs crocheté ce sac à toute vitesse. C’était amusant et distrayant à faire.

Donc, le sac était terminé avant le début du confinement, mais il est resté en attente lorsque j’ai compris que nous n’irions sans doute pas en Allemagne fêter cet anniversaire-là et qu’il ne me serait pas possible d’envoyer le cadeau par la Poste non plus. Bref, je me suis mise aux finitions il y a deux jours, un peu en mode flemmarde. En effet, j’avais bien envisagé d’ajouter une poche zippée à l’intérieur du sac, mais j’ai laissé tomber cette idée. J’avais juste envie d’en finir avec ce projet qui attendait depuis des semaines dans un coin de l’atelier. Alors, vite fait bien fait, j’ai cousu la doublure, fixé les sangles et déclaré le sac ethnique terminé. Si on ne sait pas qu’il aurait pu avoir une poche, on ne se sent pas frustré, n’est-ce-pas ?

En mode sédentaire – pull renard layette

Et pour terminer cette série, voici mon dernier projet tricot, que j’ai destiné au petit bébé en préparation du côté de mon fils et de ma belle-fille.

Je l’ai tricoté en taille 6 mois, mais je crois que j’ai fait un mauvais calcul, car ce pull en pure laine (la même que la brassière de Mathilda) risque fort de ne pas « durer » jusqu’à l’automne. En effet, on nous a annoncé un méga baby ! Enfin, on verra bien.

En attendant, je me suis bien amusée à tricoter cette tête de renard, qui devrait s’accorder avec le tour de lit du futur bébé et les petits animaux sur la tapisserie de sa chambre. J’ai appris, ce faisant, à tricoter du jacquard intarsia, en croisant les fils à l’arrière du tricot pour éviter la création de petits trous au niveau du changement de fil.

J’ai fait une bordure en mailles serrées au crochet tout autour de l’encolure et de l’ouverture au dos, en y intégrant des boutonnières en mailles en l’air. Les petits boutons en bois proviennent des Puces des couturières organisées près de chez nous début février.

Et voilà, de cette manière j’ai au moins rattrapé une partie de mon retard. Promis, je vais essayer de continuer à me mettre à jour très bientôt.

Je vous souhaite une bonne fin de journée et, pour ceux et celles qui ont la chance de faire « le pont », un excellent long weekend.

A bientôt.

Fanfreluche

En mode nomade #2 : châles et robes

En mode nomade #2 : châles et robes

Depuis notre dernière entrevue en mode nomade, j’ai finalement pas mal travaillé sur mes projets en cours et réussi à me ré-approprier l’atelier couture. Les neurones ont tourné à plein régime et ça fait du bien au moral de penser à autre chose, voire de se confronter à nouveau à des screugneugneux…Bon je vous préviens tout de suite, les photos sont aussi en mode nomade. Quand j’ai proposé à ma Falbala de faire un tour dans le jardin pour prendre des photos, elle était ravie.. Allez comprendre, même elle ne voulait pas rester dans son atelier.. Bon c’est vrai que mes beaux pins de l’Himalaya lui ont fait les yeux doux…

# Version robe du sweat Maëlle de Marie Poisson

Coté tricot, j’ai enfin fini mon châle, et dans la foulée j’en ai attaqué un nouveau..

Châle Saint-Malo

J’ai tout d’abord tricoté un châle, modèle Saint-Malo, gracieusement mis à disposition par Hélène, du site Soie et laine. J’ai choisi ce modèle parce qu’on peut l’agrandir comme bon nous semble. Mes précédents essais de châle ont été un plaisir à tricoter mais je les ai trouvé un peu « petits ».. Avant le mode « nomade », ma Fanfreluche m’avait emmené à la Grange à laine pour faire le plein de laine en vue de nouveaux châles.. J’ai jeté mon dévolu sur cette laine Lang Kaya qui était une fin de série, méga soldée (prix d’origine 8 euros quand même). Elle est ultra douce (merino et alpaga) et en plus elle est parfaitement camouflage: elle est composée de deux brins torsadés, un écru, l’autre kaki mais avec des touches de gris/noir.. les trois couleurs de base du camouflage.. J’ai dû utiliser environ cinq pelotes (50 grammes, 140 mètres).

# Châle Saint-Malo du site Laine et soie

Etape 1 du châle Saint-Malo

Le châle est en deux partie, la partie 2 pouvant se tricoter à l’infini.. Sur le modèle, elle est tricotée 3 fois, je l’ai tricotée 5 fois. Les points employés par ce modèle ne sont pas compliqués mais il y a des mailles doubles. Fanfreluche s’en souviendra, les mailles doubles sont devenues notre bête noire, parce qu’une fois qu’on s’est planté, on n’arrive jamais à rattraper le coup.. C’était à l’époque où nous voulions faire une écharpe et un bonnet pour Abel, un de mes anciens chefs..… Zut je n’ai même pas retrouvé ce que nous lui avons tricoté au final..

Châle Saint-Malo, du site Laine et soie

C’est donc avec une boule au ventre que j’ai commencé à tricoter, en comptant et recomptant toutes les séquences de points. Bon il n’est pas nécessaire d’être un grand matheux, suffit de savoir compter jusqu’à sept.. Mais au fur et à mesure, ça en fait des séquences de sept.. Et puis le châle bien avancé, j’ai quand même regardé sur la toile s’il y avait un moyen de rattraper une erreur sur une maille double et j’ai trouvé un super tuto qui permet soit de défaire une maille double, soit tout un rang!! Bien m’en a pris de trouver ce tuto, non pas parce que j’ai fais des erreurs de points, mais parce que ma laine a craqué en plein milieu d’un rang, enfin un des brins était cassé et j’ai donc donc dû défaire un rang avec des mailles doubles, sans problème.

# Châle Saint-Malo, du site Laine et soie

Cette fichue laine s’est cassée à de multiples reprises, sur deux pelotes. Autant vous dire que sur le dernier rang de rabattage, le plus long j’ai ps mal débobiné ma pelote pour m’assurer qu’aucun brin n’était coupé. Le dernier rang est proposé avec des picots. Bon j’ai regardé pas mal de tuto et j’ai fait à ma sauce, avec un rajout de trois mailles pour des picots (à rabattre) suivi de deux mailles rabattues sur le châle.. Je pensais que les finitions i-cord étaient les plus longues mais je peux vous garantir que cette finition avec picots est encore « plus » pire.. je n’ai pas compté le nombre total de mailles.. mais au final après blocage le châle fait 2 mètres de larges, faites le calcul!! Et 91 centimètres de long de la pointe au col..

J’adore ce grand châle dans lequel je pourrais me lover quand la bise sera revenue..

# Châle Saint-Mao, modèle du site Soie et laine

Projet Châle « Puisque nous avons du temps »

Le 18 avril, Hélène a lancé liée de faire un châle ensemble, nommé provisoirement « Puisque nous avons du temps ». J’ai fait la partie 1 sans difficulté, mais j’ai galéré avec la partie 2, fait et défait… Grâce aux conseil de Fanfreluche, également partante, et d’Hélène, je vais retenter très bientôt. J’ai choisi une laine du stock rouge. J’avais acheté un lot en rouge et kaki. Je vais probablement alterner les deux couleurs, façon châle de Noël…

# Châle "Puisque nous avons du temps" du site Soie et laine

Etape 1 du châle « Puisque nous avons du temps »

Coté couture, j’avais très envie de me coudre une robe en maille. J’essaie toujours de trouver des variantes et de nouveaux modèles. En attendant un projet de robe portefeuille, j’avais envie de combiner ma robe doudou Maëlle (modèle d’origine sweat Maëlle de Marie Poisson, réalisé ici et là) avec l’encolure du top gratuit Badiane, téléchargé il y a loooongtemps mais jamais testé.

Robe Maëlle

J’ai à mon actif deux robes Maëlle dont une a été un flop, encolure ratée et mix de deux tissus pas très compatibles, d’ailleurs je l’ai encore lorgnée récemment pour voir comment rattraper la chose… J’ai donc sorti mes deux patrons et je les ai comparé. Très rapidement je me suis rendue compte que les deux ne seraient pas vraiment compatibles visuellement parlant. J’ai laissé de côté Badiane et j’ai entrepris de liquider mon coupon camouflage dont j’avais utilisé une partie pour la jupe asymétrique et froncée (ici). Monsieur s’est amusé en prendre une photo en total camouflage, quasi façon Predator pour les cinéphiles.. J’adore!!

Patron Maëlle de Marie Poisson, adaptée en robe

Ou-suis-je?

La robe Maëlle c’est une partie de plaisir, ça va tout seul à la surjeteuse (cette fois je n’ai utilisé que du fil blanc!). J’ai dû mettre une bande d’ourlet parce que j’étais un peu juste au niveau longueur avec mon reste de tissu. J’ai choisi l’option manches 3/4 et j’ai eu la bonne surprise de retrouver le patron de manche raglan idéal qui avait été concocté en cours. J’ai également rajouté une bande d’ourlet pour faire le rappel. J’ai utilisé un jersey très souple blanc, probablement acheté à la caverne alsacienne..

Là où j’ai le plus galéré c’est pour la finition d’encolure. Vu mes déboires à la recouvreuse pour la version jupe, j’ai tenté la bande d’encolure dans le tissu camouflage. Bon je déteste cette solution, j’ai toujours du mal. J’ai fait deux tentatives bofbof et je me suis donc orientée vers la solution de l’ourlet à la recouvreuse que je trouve plus simple et plus jolie au niveau finition, enfin bon quand la recouvreuse est bien disposée.. Et là elle ne l’était pas!! J’ai finalement réussi à trouver un réglage potable. Bon le résultat n’est pas génial mais le mieux étant l’ennemi du bien ça restera comme ça…

# Version robe du sweat Maëlle de Marie Poisson

Badiane revisitée

J’avais quand même toujours en tête d’utiliser Badiane et d’essayer d’abord la version tichirte. En comparant le patron avec mes patrons de tichirtes, je me suis rendue compte qu’il y avait beaucoup trop de différences et que cela allait impliquer un travail de rafistolage assez important. J’ai donc choisi la solution de facilité. J’ai repris au propre mon patron de robe de base en maille qui commençait à se déchirer. J’ai même resserré sur les hanches, je ne sais pas si Fanfreluche a remarqué… Et j’ai tout simplement superposé l’encolure Badiane. J’ai pu ainsi garder le patron devant de la parementure d’encolure et j’ai fait celui du dos de ma robe. Petite note à Marie (et à Fanfreluche) tu vois là sur la photo comme je suis de travers, toujours une épaule plus basse que l’autre?

# Encolure du top Badiane, robe de base en maille

J’avais pour ce projet un tissu en jersey à motifs de pastèques mais comme je ne voulais pas risquer de le gâcher, j’ai fouillé dans ma boite à jersey et retrouvé ce tissu salamandre. J’avais déjà cousu ce tissu (top Lucette) et je ne sais plus pourquoi j’avais racheté un coupon mais ça a fait mon affaire! Le montage de la robe de base est fastoche comme pour Maëlle, tout à la surjeteuse.

la nouveauté étant cette encolure. J’ai suivi les conseils de la créatrice qui suggère d’entoiler (j’ai pris de l’entoilage maille) sur un centimètres l’encolure et de tout coudre au point droit à la machine. La machine à coudre n’a fait aucune difficulté mais pour la surpiqûre j’ai augmenté la longueur du point compte tenu des épaisseurs. Pour une fois, je suis assez contente de cette encolure, ça mérite d’être dit et montré. Les ourlets ont été faits à la recouvreuse. Bon la communication reste encore difficile, et il faudra encore que j’améliore les techniques de réglages.

# Robe de base, encolure top Badiane

Masques

Question masques, Fanfreluche a trouvé un autre tuto de masque qui est beaucoup plus confortable. Le montage est en revanche un peu plus délicat et j’ai eu du mal à coudre les sur-épaisseurs de tissus. J’ai choisi la facilité et je n’ai pas fait toute la surpiqûre. Merci en tout cas à Fanfreluche pour cette trouvaille utile et je la laisserai peut-être vous en parler plus..

Je pensais vous mettre également quelques conseils de lecture mais je vois que j’ai déjà pas mal occupé votre temps, ce sera donc pour une prochaine édition, peut-être encore en mode nomade… En attendant et avec une pensée toute particulière pour ceux et celles enfermés dans des appartements, je vous mets quelques photos supplémentaires du jardin qui fleurit et embaume, des pivoines que vous avez pu voir un peu partout, la belle glycine de la belle-mère..

Les superbes fleurs de paulownia

et de belles euphorbes qui ont essaimé

Je vous souhaite une très bonne soirée et une belle semaine.

Nathalie

En mode nomade # 1: jupe prototype en maille et autres gourmandises

En mode nomade # 1: jupe prototype en maille et autres gourmandises

Je ne sais pas vous mais depuis que … enfin vous savez .. qu’on n’est pas libre d’aller où bon nous semble, je suis en mode nomade, en milieu privé et fermé s’entend… Je suis pourtant d’un naturel casanier, je peux rester chez moi pendant plusieurs jours d’affilée sans problème.. Mais les événements de ces dernières semaines m’ont replongé quelques années en arrière où je suis restée immobilisée à la maison pendant pratiquement trois mois, pour cause de jambe dans le plâtre..

Comme maintenant j’étais tout de même en télétravail. Je vous laisse imaginer le tableau: tout mes documents sur ma grande table basse (à l’étage, ben oui c’est plus fun de grimper un étage en béquilles) et la jambe surélevée posée sur un coussin, ordinateur, portable, téléphone fixe, tout vrombissait en même temps!!! Je n’avais pas le temps de m’ennuyer d’autant que j’avais la visite quotidienne de mes voisines. La Tatie Onemei entrait en trombe dans la maison en criant: c’est l’Abrapa!!! J’avais droit à mon repas du midi et le café de 4 heures en leur compagnie.. Mais un soir j’ai piqué une crise de panique, d’angoisse, je ne supportais plus ces quatre murs autour de moi.. Quand Monsieur est rentré, je lui ai demandé de m’emmener faire un tour en voiture dans le coin, n’importe où, histoire de voir autre chose que ma table basse ou la chambre à coucher!!!

Pour éviter cette crise d’angoisse, mon bureau virtuel est cette fois en bas, dans la salle à manger et dès que je peux je me réfugie sur le balcon pour profiter des rayons de soleil, c’est l’annexe de mon bureau et un lieu parfait pour les vidéoconférences. J’ai remis en état une petite terrasse et nous tournons dans la maison, histoire de ne pas être cantonné au même endroit sans arrêt… Je trimballe mes affaires partout, en mode nomade.. C’est peut-être pour cette raison que je n’avais pas envie de m’enfermer dans la pièce couture!! Donc en mode nomade, j’ai tricoté, brodé et un peu cousu un peu partout dans la maison et le jardin…

Ce long week-end de Pâques a été assez productif.. J’ai commencé par broder un petit napperon. J’ai encore pas mal de pièces achetées chez M. Ober de la Coudrerie donc je n’avais que l’embarras du choix. J’ai choisi ce petit napperon pour Marie, du Fil Amant. Je voulais la remercier pour m’avoir dépanné en élastique en cette période, pour coudre des masques.. Mais a-t-on vraiment d’une raison pour faire plaisir???

L’Alsacienne à la fontaine, pièce dessinée par M. Ober de la Coudrerie

Ce qui m’a plu dans ce modèle de l’Alsacienne à la fontaine, c’est sa gaité et son insouciance. Elle est pleine de vie, sourit et puise de l’eau, certainement pour préparer des boissons ou rafraichissements à partager entre amis. Bientôt peut-être.. C’est surtout la robe et les détails du tablier que j’aime beaucoup. En broderie, la question est toujours par quoi commencer, le plus long ? le plus difficile ? J’ai fait la gourmande en m’attaquant d’abord à la robe et au tablier.

C’est une pièce simple, brodée essentiellement au point de tige, avec quelques petits remplissages au point de feston. J’ai eu quelques difficultés pour le rendu de l’eau qui coule et après plusieurs essais j’ai décidé de symboliser l’eau par des points de nœuds..

Et une photo spéciale pour Martine de l’envers où tous les fils sont bien rentrés et pas un nœud.. ça va ? pas trop mal??

Depuis quelques semaine, je tricote un châle. Voici une photo de la première étape. Depuis il a pas mal progressé mais je vous en reparlerai plus une fois qu’il sera enfin terminé. Comme je le veux assez enveloppant, je suis encore un peu loin du compte mais peut-être pas tant que ça!!! Mais du temps on en a non?

Projet de châle Saint Malo, modèle d’Hélène du site « Soie et laine »

Je me suis enfin attaquée à un vieux projet qui était en attente depuis pas mal de temps: une jupe en maille avec un jeu de fronces sur le côté. Entendons nous bien, il s’agit d’un exercice de style que j’ai réalisé à partir d’un de mes bouquins sur la maille: « Le patronage pour la maille et les tissus extensibles » de Julie Cole, aux Éditions Eyrolles. Il s’agit de mon premier essai des patronnages proposés dans ce bouquin. C’est le côté construction qui m’a intéressé. Je n’avais pas vraiment envie de coudre pour agrémenter ma garde robe, tout cela me paraît un peu futile en ce moment mais élaborer un patron pour voir s’il fonctionne, ça oui!! J’ai utilisé un morceau de jersey (viscose?) acheté à la caverne alsacienne il y a pas mal d’années.. Ouiiiii c’est du camouflage, version été comme dirait Martine (à cause du blanc). J’adore le contraste des couleurs et du blanc sur ce tissu. Le schéma de construction n’est pas très compliqué quand on suit le mode d’emploi, il est est basé sur la jupe de base en maille (réalisée grâce au tuto de Mars elle, ici et là).

Voici les pièces du devant et du dos. J’ai bloqué sur ce projet à cause des ourlets. Il n’y a pas d’indication détaillée du montage de la jupe mais j’ai vite compris qu’il fallait coudre les ourlets avant de monter la jupe, un des panneau devant (celui du dessous de devant) plus court étant complètement pris sur le côté. J’avais fait un premier essai à la recouvreuse qui s’était avéré désastreux. J’ai tout défait laborieusement, surjeté le bas des ourlets et décidé que je le ferai à la main. Le tissu est assez moumou et la couture à la main m’a pris un certain temps. D’ailleurs elle est loin d’être parfaite, mais on s’en fiche on est dans le prototype.

Une fois mes ourlets prêts, il n’y avait plus qu’à.. J’ai assemblé d’abord la pièce devant dessus (qui est froncée) et puis par dessus l’autre pièce devant qui va en dessous, logique non? D’ailleurs je me suis bien plantée sur mes talons, il manque des petits bouts de tissus au niveau des ourlets.. A corriger sur le patron.. Vu que c’est de la maille cela ne va pas s’effilocher, mais quand même autant faire les choses bien la prochaine fois!!

Il y a juste un cran de montage de la partie froncée sur l’autre pièce du devant (qui va dessous). J’ai rajouté le même cran de montage sur le dos puisqu’il faut d’abord bâtir sur le dos avant de rajouter la pièce devant (dessous). Ensuite c’est simple, deux coutures latérales en prenant bien garde à ne pas déraper au niveau de l’ourlet. J’ai enfin rajouté une ceinture droite, montée à la surjeteuse. Elle fait 7 cm de large (avant d’être repliée en deux) pour un élastique de 2,5 cm. J’aurais certainement dû utiliser du fil blanc à cause de l’envers du tissu. Mais non j’ai pris du noir et du kaki et on voit par endroit le fil noir surtout au niveau de la ceinture.. Prototype!!!! En tout cas elle sera parfaite pour du télétravail!!

Question rendu, le résultat est plus que mitigé,  je trouve que le croisé devant n’est pas assez flagrant par rapport à la longueur de la jupe et le rendu de la partie froncée, bofbof. C’est encore pire sur ma pauvre Falbala (ci-dessous), la jupe part dans tous les sens. Bon c’est sûr il lui manque des cuisses pour que le tissu se pose mieux.. J’ai constaté également un décalage des pièces avant par rapport au dos de pratiquement un centimètre. Faudra que je rectifie le patron.

#Le patronage pour la maille et les tissus extensibles, Julie Cole

J’ai aussi cousu des masques sur la base du tuto de the Amazing Ironwoman …  (oui je sais il manque encore les élastiques!!) pour nous et en raison de commandes passées par des amies et collègues. Mon homme m’a aidé à couper les pièces tandis que je cousais à la chaîne! Un parfait travail d’équipe.. c’est bien la première fois qu’il est resté tant de temps dans mon atelier couture et de surcroit à m’aider, les quelques fois où il a fait irruption c’était juste pour régler les problèmes de hi-fi ou me dire qu’on pouvait passer à table… Je pense que je vais également tester un autre tuto déniché par Fanfreluche et qui a l’air pas mal du tout, histoire de varier les plaisirs.

Et pour finir, quelques photos du jardin, en mode nomade..

De splendides pivoines, si odorantes…

Et ce beau cognassier en fleurs.. C’est un arbre que Monsieur a planté parce que j’adore la confiture de coings de la Tatie Onemei. A l’occasion, faudra que je vous donne sa recette si elle veut bien la partager. Je ne suis absolument pas fan des confitures, mais celle là est à tomber..

Encore quelques fleurs, ça fait toujours du bien au moral..

A suivre peut-être quelques conseils lecture (couture et romans) et avec un peu de chance et de motivation la jupe plissée duo qui attend encore sagement que je vienne la scotcher!! En attendant vous avez pu déjà voir le rendu sur la version splendide de Fanfreluche. Encore une jupe parfaite pour le télétravail!!

Et voilà la petite Alsacienne a trouvé une place de choix dans la boutique de Marie..

Très bonne soirée

Nathalie